lundi 9 novembre 2015

Danse et vin virtuel, esprit viticole, à Kientzheim le 21 Novembre!


Dans le cadre du chapitre solennel de la confrérie Saint Etienne d'Alsace, performances dansées et chantées de Geneviève Charras: "le vin virtuel" !
Lorsque la tradition vinique et gastronomique alsacienne rencontre le monde numérique, le chapitre est d'autant plus explosif qu'il est otchestré par le Chef Henri GAGNEUX et le Grand Maître 2015, Bruno SCHLOEGEL. Un fooding en six buffets: la vue en sommeil, sonore et craquant, animation à l'azote, globe-trotter, retour au végétal et gourmandises viniques. Les convives seront guidés à travers les salles du château par Geneviève Charras, danseuse performeuse;

 Trois formations musicales, Mangrove, Hanatsumiroir et Léo Maurel introduiront ou ponctueront chaque ambiance par des illustrations sonores spécifiques. Enfin et surtout, la connectivité sera de mise: entre QR codes, hashtag #vinvirtuel, murs d'images, commentaires online et partagés, les smartphones et autres téléphones intelligents seront les bienvenus pour déguster numériquement des vins anciens (années 1982 - 1981 - 1976 - 1974 - etc...) tirés de l’œnothèque.


Samedi 21 Novembre dès 18H a Chateau de Kientzheim!

dimanche 8 novembre 2015

La grande évasion fantômatique ! Le fantôme à large spectre: tiens un revenant !


A la bibliothèque carcérale, cette nuit,il y a eu évasion d'un fantôme par effraction!
Des livrés..délivré.en livrée, livresque!
"Reviens" lui clament ses compères, "les fuites en escapades sont censurées grave!
Derrière les barreaux, au parloir,, à la cantine, tu nous manques!
Fuyard, buvard, bavard de papier bible ou d'Arménie, ton uniforme blanchi nous manque, nous hante, nous poursuit: pour t'enfuir, pour t'enfouir, tes draps noués, suspendus, à la meurtrière,  nous rappellent le corps de ton délit, des lits".


Si l'on remet la main sur toi, sur toit,  notre revenant sera le bienvenu dans la cellule du QHS, entre deux presse-livres; ton geôlier de bibliothèque te réclame!
Absent, fugitif, tu lui manques en rayonnage. Tu n'es pas un boulet et tu seras sans chaîne à présent, sans-gêne,, libre sans condition, fiché, indexé quand même pour qu'on te repère, te reperde, qu'on ne t'oublie pas au répertoire, au fichier des évadés classifiés!
SOS Fantômes, la traçabilité durable t'a démasqué.On t'a localisé et rattrapé, retrouvé et capturé.Au bercail, en rayon, au poste, au garde à vous, à la corvée d'épluchage de gamelles à fantômes: c'est pas grand chose, ils ne mangent rien les ectoplasmes à la page!
Finie l'escapade: bien au chaud entre deux bouquins à large spectre, puisque te r'e v'là, Belphégor!
Feuille à feuille, tu te reposes de tes aventures délivresques et nous conte à présent fleurette!





Pietragalla à Vendenheim !

Autre surprise, au delà des aprioris que l'on pourrait avoir sur les talents chorégraphiques de Marie-Claude Pietragalla: 
"Etre ou paraître", un solo de et avec Julien Derouault, ravageur interprète de textes d'après Shakespeare et Aragon. Il arrache et brûle les planches, extatique, révolté, passionné. Corps canonique, certes mais jamais impérialiste ni totalitaire. Surprenant. Le pianiste à ses côtés fait duo et duel, répondant et osmose: c'est Yannael Quenel, remarquable complice.
Julien Derouault, que l’on savait bon danseur, se révèle un comédien intéressant. Pendant plus d’une heure, il assure le spectacle, aux côtés du pianiste Yannaël Quénel. La nuit, la folie, la poésie sont les thèmes des textes choisis, que Julien Derouault fait entendre de façon assez convaincante. Les mots dialoguent intimement avec le corps. Dans une véritable performance d’acteur-danseur, l’interprète s’offre totalement à la scène, jusqu’à épuisement.
Chorégraphie au pied de la lettre, pour une poésie dansée qui met les mots en mouvement. Julien Derouault nous invite dans son théâtre existentiel où l’art est l’essence de la vie.
Quand la nuit devient une harmonie sur le fil de la folie pour célébrer la poésie… Être ou Paraître nous embarque dans un voyage initiatique qui investit les champs de l’inconscient dans une synesthésie hypnotique. Une correspondance sensorielle où le corps devient musique, le mot se meut en image et la mélodie se change en verbe, dans un vertige surréaliste qui suspend le temps l’espace d’un moment.
Les textes d’Aragon et de Shakespeare ponctuent la danse, et les compositions de Yannaël Quenel font plonger le spectateur à la source de l’imaginaire de cet homme nu… comme un vers qui attend sa rime et son rythme.
Du rêve à l’éveil
Le monde est une scène et la vie une danse. Le Théâtre du corps explore cette alchimie poétique dans une représentation qui invite le spectateur à oublier ses repères, pour se laisser porter dans une fusion sensorielle. Accord parfait de la prose à la danse, dans une même fluidité de mouvements, qui allie la force et la grâce, comme des mots qui résonnent dans une secrète subtilité. Julien Derouault, à la fois danseur et comédien, rayonne dans les envolées lyriques et flirte avec le sublime dans la poésie dansée. À la fois révolté et déjanté, il semble entrer en transe, parfois, et offre un jeu inspiré où l’expression est reine.
Pas besoin d’artifice dans la représentation pour toucher l’essence de la création. Être ou paraître, Marie-Claude Pietragalla a choisi. La sobriété de la mise en scène suffit à révéler la quintessence de la beauté du Verbe. Le public ne s’y trompe pas et a choisi lui aussi.

Avec le duo "Les chaises" inspiré de Ionesco, Pietragalla et Dérouault s'en donnent à cœur joie avec deux interprètes singuliers, Daravirak Bun et Blandine Laignel. Pétris d'humour, de punch, de malice, les voici aux prises avec l'univers absurde de Ionesco et ça marche à coup de chaises et de joutes verbales Comique, tragique, insolent, le spectacle est aussi burlesque et accompagné de musique originale, toujours grâce à ce pianiste très inspiré et rêveur.