mercredi 7 février 2024

Chamalières: un village suc'hululant..... Et suc'culent !


 Dans une béate attitude en altitude, une chasse au trésor dans un village volcanique qui s'ignore. ...Ça vibre à Chamalières dans une tectonique en plaque volcanique insoupçonnée: la lave en coulée au lavoir, les scories dans la Loire, un in-dyke détective à l'enquête, qui tourne au vinaigre basaltique, une planèze et autre cheminée ou cratère qui a du caractère déstructuré en fumerolles....Et la musique des roches polyphoniques, phonolitiques des basaltes en sus !

"Chez Simone",ça fait l'effet d'une bombe au chocolat, d'un cône ou dôme glacé, dans les marmites du bonheur....sans faille! On y fait éruption pour un en cas au cas où, un p'tit mâchon pour casser la croute, arrosé d'un Mâcon dans ce reste au rang entre mets tissés... Elle a du culot. En face au "Médiéval"et ses mets dié-veaux,c'est Magma et les orgues balsamiques au son du phonolite pour le bal baloche....Au Prieuré c'est la prieurale qui l'emporte pièce! Et au "Cham's", ça deux-bosse dur ....

Le clou du spectacle chez St Gilles...Les echeas en échalas pour monter l'échelle du ciel pour soprano légère...

Un spectacle déambulatoire: Etna, Vésuve ou Stromboli contre Miaune et Gerbizon! On s'en lave les mains a la pierre ponce Pilate! La bonne méthode...sous la cendre, la plage ! Et les plantes succulentes de proliférer à l'envi, cactus oblige.

On lauze !Vous allez en blavez!


Le samedi 17  Aout 2024 à Chamalières sur Loire 15H entrée libre....

déambulation aléatoire dans le village volcanique et gastronomique par Geneviève charras, charivarieuse: rdv au jardin médiéval

suc'cès !!! succulent pour sucs digestifs, plein de sucs !

 




suc'cès !!

chamalières à du suc'cès !!

et qui s'y frotte s'y pique: le cactus est une plante succulente!




mardi 6 février 2024

"Sans tambour", ni tromperies, on s"'arrange" et ça fonctionne. La famille Achache se porte bienet et a du lieder ship.

 


Les spectacles écrits par le metteur en scène Samuel Achache avec son équipe de musicien·nes, chanteur·ses et interprètes partent de la musique pour créer du théâtre. Sans tambour mêle compositions originales et arrangements de Lieder de Schumann. Tout commence dans une cuisine, avec un couple en crise : elle veut le quitter car il ne lui parle pas d’amour. Alors, les murs du quotidien se désagrègent − au sens propre comme au sens figuré − et tout se fragmente en souvenirs, fantasmes, réécritures mythiques, retours à la réalité, échappées poétiques et lyriques. Qu’est -ce que l’amour idéal ? Est-il celui, absolu, de Tristan et Yseult ? Le spectacle suit le chemin de la reconstruction, avec onirisme autant que drôlerie et fantaisie.


"Chewing gum silence" "Concerto pour clavier en ut mineur" "Orfeo/ Je suis mort en Arcadie", on s'en souvient comme d'un élixir de jouvence, de fantaisie et d'audaces scéniques et anachroniques. Bach, Monteverdi et pourquoi pas Schumann? Alors on s'y jettent avec eux, musiciens, comédiens et autres accessoires inutiles en majesté. La cérémonie de la déconstruction, de la destruction d'un être humain se profile d'emblée.


Un tout à Lego en ruines romantiques.

Jean Pierre Raynaud en pâlirait, lui le performeur de destruction de ses maisons de carrelage.


C'est un décor qui va chavirer, exploser comme le triste destin d'un homme qu'une femme va quitter. Et quelle femme: une qui veut un aventurier alors que celui qu'elle a aimé ne se soucie que de robinet, de plomberie et autre siphon dégradé. Tout s'abîme ici, se détériore comme cet homme qui décline devant nous. Une cabine de douche ensorceleuse, cabinet de magicien et prestidigitateur  révèle ses secrets de famille.Le comique et le burlesque vont faire de lui -Lionel Dray-un être qui casse sa baraque où il est juché pour échapper au pire, hors sol. Les autres compères, complices de cette chute viennent ponctuer, border ses pérégrinations de petits entremets, interludes musicaux: instruments à vent, accordéon et violoncelle pour augmenter le son, appuyer ou libérer des émotions musicales. En prologue, ce DJ de la platine irréelle donne le ton, le volume, les rayures du disque craquent, patinent, recommencent comme un comique de répétition: le disque est rayé, notre homme aussi: rayé de la liste des élus du coeur de sa belle. Un raz de marée amoureux malgré tout en dernier recours pour détruire, démonter le homme-sweet home nuptial. Tous s'y mettent et les murs de la désillusion s'écroulent, les gravas et briques à terre comme des tas de souvenirs, de nostalgie. Le verbe est haut et fort, les corps des comédiens-musiciens aguéris au jeu. Les voix sont résonantes, les timbres profonds, les performances vocales appropriées sans excès de zèle. Et chacun prend sa part de vedettariat sous les feux de la rampe d'un escalier qui même à rien. Notre héros a beau s'emparer d'une massue, il n'y a que les murs qui tremblent et s’affaissent. Des sculptures vivantes pour en attester. Comme les "quatre géants", travailleurs, dragueur de gravier du pont Kennedy Strasbourg.




Un petit air d'opéra à la Kurt Weil, une mélodie schumanienne, un essai à la James Brown : les citations sont les bienvenues, clins d'oeil et autres mimiques, attitudes, poses à la Chaplin ou Keaton et le tour est joué. Samuel Achache ravit, enchante et mène le public vers un burlesque acrobatique qui lui sied à merveille.Le rythme soutenu du spectacle nous embarque dans des péripéties comiques, légères ou graves selon les personnages incarnés de façon si évidente, sans caricature ni flagornerie. Dans ce sanatorium sont convoqués Tristan et Isolde deviennent mythe et franchissent les barrières des époques: Wagner, Schubert, même combat pour faire voyager notre imagination et tisser des liens entre les anachronismes.Tous font que le navire vogue à toutes voiles et ce piano à bretelles que porte un de nos deux anti-héros devient robe de Ménines ou crinoline Gaultier à l'envi. Costumes et re-vêtements à danser, bouger sans entrave pour ces clowns de pacotille, membres d'une vaste famille recomposée. En rire ou en pleurer, là est la question devant ce show ludique qui malmène l'humaine condition et nous la porte sur le plateau. La musique comme vecteur d'intrigue, de suspens, de fantaisie comme à l'accoutumé chez la famille Achache. On en reprendrait bien un "petit morceau" de ce Schumann là! Sans fausse route ni note trop salée...On ne fera pas la Sourde oreille ni le tympan vibrant.

Samuel Achache est metteur en scène et acteur. Entre 2013 et 2017, il a co-mis en scène plusieurs spectacles avec Jeanne Candel. Il a co-dirigé, avec l’ensemble La vie brève, le Théâtre de l’Aquarium de 2019 à 2020 et a fondé, en 2021, La Sourde, compagnie de théâtre et de musique. En 2018, il a créé Chewing gum Silence et Songs. En 2020, Original, d’après une copie perdue, et, en 2021, Concerto contre piano et orchestre, présenté au festival Musica 2022.

Au TNS jusqu'au 12 Février



"Les Pétroleuses": sous blister une invasion de pétroleuses à la Galerie du Puits 1. Un refuge pour femmes battantes

 


Après le succès du film "Barbie" plus d'une centaine de clones de l'actrice vedette Margot Robbie viennent se réfugier au calme et faire bivouac à la station service bien connue des automobilistes de Preuschdorf. Pour ce meeting d'envergure, cette réunion au sommet, du carburant leur est nécessaire: des bidons vides sont mis à leur disposition pour abreuver leur gosier. Encore dans leur carapace de blister, anti feu ignifuge, les petites sculptures, objets non consommés, elles sont encore en tutu chrysalide, robe de mariée fantasmée. Vierges et intouchables, ces walkyries sociétales , diaphanes se transforment dans ce troisième lieu en furies incendiaires. Les "pétroleuses" c'est pas du bidon-bedon.

Une d'entre elle s'en détache, grandeur nature, Geneviève Charras pour vous faire vivre lors d'une performance inaugurale, les aventures d'une de ces rescapées des puits de pétrole de Merkwiller Pechelbronn. A cette occasion Ken, le sauveur Ryan Gosling, leur viendra-t-il en aide et se fera-t-il chasser de la ruche surpeuplée? Alors on a le pétrole et les idées pour cette marée noire burlesque, amas, compilation, accumulation de poupées barbie inédites sorties de la collection de G.C. Charivarieuse.

Rappel de ces femmes révolutionnaire pourchassées sous la Commune de Paris, accusées d'avoir mis le feu aux institutions de l'époque. "Pétroleuses", symbole d'un premier féminisme et soulèvement légitime d'accusées à tord et de travers!

SCENOGRAPHIE MIRIAM SCHWAMM 

A vos agendas du 24 Aout au 6 octobre à la Galerie du Puits 1 Preuschdorf

PERFORMANCE SAMEDI 25 AOUT 19H 30:"Les pétroleuses ont des idées!" par geneviève charras


Parallèlement durant "L'Ile Art" les 24 et 25 AOUT, les 31 Aout et 1 Septembre, une invasion rivale de Betty Boop sera exposée à la Case à Preuschdorf : une exposition inédite éphémère de betty boop danseuses sous blister -collection G.C. Charivarieuse scénographie miriam scchwamm

Performance"petit bikini betty" le dimanche 25 AOUT1 15H/17H par geneviève charras, charivarieuse

 

 

Historique sur les "pétroleuses" de la commune à paris

https://www.radiofrance.fr/franceculture/entre-misogynie-et-mepris-de-classe-le-mythe-de-la-petroleuse-de-la-commune-1665424


Et bien sur clin d'oeil au film, western féminin "Les Pétroleuses"



L'autrice s’intéresse à la manière dont les identités de genre structurent les enjeux énergétiques: entre combustible fossile et ordre patriarcal...Le pétrole !

voir l’œuvre de Maya Mihindou "fondation d'un système énergétique féministe d'après Cara New Daggett"

https://www.rue89strasbourg.com/exposition-power-up-kunsthalle-296932

https://usbeketrica.com/fr/article/petromasculinite-installer-des-femmes-et-des-panneaux-solaires-ne-suffit-pas