dimanche 12 avril 2026

Performance 15 févr. → 14 juin 2026 Visite Dansée par Aurélie Gandit, chorégraphe:Terpsichore ,guide avisee d une exposition incarnée

 


En écho à l'exposition Dimanche sans fin. Maurizio Cattelan et la collection du Centre Pompidou, Aurélie Gandit invite les visiteurs à redécouvrir les chefs-d’oeuvre présentés.


La chorégraphe et danseuse sollicite son corps pour inventer de nouveaux chemins d'accès aux oeuvres. Art de l'instant par excellence, dont l'écriture se métamorphose et se redéploie devant chaque toile et chaque sculpture, la danse rappelle à chacun que la rencontre avec l'histoire de l'art se fait toujours au présent.

Elle  nous accueille sobrement vêtue de noir,cheveux tirés et expose brièvement le contexte de son intervention artistique.Et tout bascule par un geste légère esquisse dansée qui nous conduit dans chaque salle chapitre nommé par Catelan pour ce voyage au long cours.Une expédition tranquille parmi des univers changants,mutants,singulier.Sa longue silhouette évoquant un détail,une image,un mouvement révélé d une toile,d une sculpture, d une installation que la chorégraphe a décidé de choisir parmi toutes les propositions oeuvresyructurant l esprit de l exposition On plonge dans le vif du sujet autour du squelette gigantesque d une galerie de l evolutio imaginaire.La danseuse à quatre pattes,féline,toutes hriffes dehors,rivée au sol. Une vision fragile,animale remarquable dans un espace museal rêve Le dos cambre, la démarche ondulante tout comme sa future reptation idéale qu"elle effectura plus tard entre deux  espaces de performance.Fernand Léger et sa toile évoquant les loisirs du Dimanche lui inspire des poses,des attitudes oisives,lassives,au sol,contemplatives,indolentes.Sans paraphrase,ni redondances,sans mimetisme,son corps se pare et s"empare du sujet,creuse en profondeur l'atmosphère,l'ambiance de la toile.On la suit pour d'autres aventures très esthétiques et picturales toujours avec un soupçon de malice,une once d'évocation savante,un grain de décalage et d'imagination.Au "Bal Bullier"de Sonya Delaunay,Aurelie Gandit évoque le couplé de valeurs, simule quelques gestes tranchants et vifs,des virevoltes,des poses furtives et fugitives.Auparavant une sorte d"autoportait dévoilait son parcours de vie, ses modèles,les sources de son inspiration prolifique.Devant un triptyque signé Bacon,là voici affolée, souffrante,recroquevillé comme ces personnages défigurés,ondoyants,tourmentés dessinés sur la toile.Danse échevelé,folie simulée,son corps évoque l univers ravagé du peintre.On continue cette visite dé guidée déjantée avec curiosité, suspens,surprise.La danseuse nous conduit à travers les tentures et rideaux d'une des plasticienne convoquées pour l'occasion.Autour de l'immense table ronde de négociation de Chen Zen et face au mur impacté de traces de balles Aurelie Gzndit nous invite à une expérience physique de paix intérieure,une méditation personnelle politique et poétique.L "œuvre d"☆André Breton,armoire cachette d'œuvres singulières la danseuse performeuse fait un solo percutant,les mots à la bouche,les gestes ciselés, tranchés comme sa diction hachée en rupture comme un langage bégaye à la manière de Kurt Schwitters.La danse river au corps,la concentration extrême d:une artiste en ébullition dans un débit de mots hachures surprenant.Une lecture audacieuse autant que respectueuse de ce'Dimznche sans fin.^ que l" on souhaiterait éternel....


Exposition Dimanche sans fin Production Callicarpa grâce à un mécénat privé

Au Centre Pompidou Metz le 12 Avril 11H

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