vendredi 8 avril 2011

Ciné danse: Charlot et Fred Astaire:danseurs inspirés.

Charlie Chaplin danse ses premiers films, comme Fred Astaire, réinvente des pas de danse pour l'axe de la caméra. "C'est moi qui danse, pas la caméra" affirme-t-il!!! Charlot rencontre Debussy, Nijinsky, La Pavlova en 1914 et voit "L après midi d'un faune", le ballet qui va révolutionner l'art chorégraphique. Cet "homme qui danse", simplement, mime magistralement, sans fausse note des situations et des états de corps très divers.Son cinéma "muet" est un chef-d'œuvre du genre! Quant à Fred Astaire, le prince de la glissade, de l'apesanteur et de la retenue en suspension, il se délecte avec malice et un soupçon de modestie dans des histoires d'amour, histoires de corps transcendés par la danse et le chant.L"action, c'est la danse, la narration c'est ici le corps qui fait basculer et avancer l'intrigue. Très discrètement mais avec force et énergie. Entre les mouvements lents, sensuels d'Astaire, et ceux tétaniques et rapides de Charlot, les points de vue sur le "ralenti" et l' "accéléré" s'affrontent et s'épanouissent!
 
 
 
 
L'après-midi d'un faune: Nijinsky collector Pixi - photo:J.L.Hess

taps dancer collector photo:J.L.Hess

jeudi 7 avril 2011

Avanti populi!!! De la marche en danse...Tomi Ungerer "sur les dents"!

Selon Jérôme Andrews, le maitre de la danse moderne, la danse se résume ainsi "avance"!!!

Et Tomi Ungerer est "sur les dents" avec sa nouvelle sculpture dans le jardin de son musée de l'illustration à Strasbourg: un peu "statique" mais très caustique.
Illustration:
ours collector Gagy Schlotz photo:J.L.Hess

ours collector Gaby Sholtz (photo: J.L.Hess)

Hans Arp: "Opus Null", joué à Strasbourg, fait danser l'astre des mots.

On le connaissait sculpteur, bricoleur de collages et de bien d'autres petits chefs- d'œuvre....La "Manivelle"nous l'avait révélé comme poète et écrivain...Le voici à présent danseur, funambule des mots avec "Opus Null" une pièce de la compagnie"Voix Point Comme", tel un objet non identifiable, entre récital, théâtre, mise en scène dada très recherchée signée Christian Rätz. Jeu de mots, verbe incarné par deux danseuses (Régine Westenhoeffer et Antje Schur), équilibristes du geste. Lors d'un duo, un homme gigantesque (Jean Lorrain) transporte un être fragile et agile (Xavier Fassion) et fait jaillir avec tendresse, le sens de la différence.Deux corps si proches, si lointains. L'apesanteur se fait image et Arp eu adoré voir ainsi son œuvre incarnée. Pas de cadavres exquis dans les placards pour cet "Opus" fait aussi de piano (Sébastien Dubourg), de mélodies françaises (Marie-Noëlle Vidal)qui s'égrainent tout au long de ce chant, contre-champ de rêves, d'utopie. L'onirisme si "follement dada", pas sage, passage à l'acte d'un univers  ténu,au bord du déséquilibre, en apnée,tel une lune rendant visite à l'astre de la lumière.On savait sa compagne, Sophie Taeuber, danseuse, on découvre Jean Hans Arp amoureux d'aventures corporelles et vocales hors norme, sans étiquette autocollante. Diseurs de mots, conteurs de rêves de pacotille à l'absurde cinglant, tous les six protagonistes nous ouvrent le grand rideau rouge pour dévoiler l'indicible, le dissimulé, le mystère indisciplinaire de Arp.L'inconnu en marge,cavalier bleu  à cheval, à dada en partance vers le pays où il s'agit de "ne rien exclure, aimer".Un ange passe.....

"Opus Null" aux TAPS Scala jusqu'au 10 Avril à Strasbourg www.taps.strasbourg .eu

Lire "Arp en ses ateliers d'art et d'écriture" :actes du colloque de Strasbourg sur "Les Fables d'Atelier" textes de Hans Arp (publication Unistra, Musées de la Ville de Strasbourg, Association Jean Hans Arp de Strasbourg) 2011
"Art is Arp" catalogue de l'exposition des Musées de Strasbourg 2009 au MAMCS
et puis
"Aubette, ou la couleur dans l'architecture" édition Musées de Strasbourg....
"L'Ange et la Rose" de Arp (Robert Morel éditeur)

Œuvres de mon musée, style "dada" (photos:J.L.Hess)

danseuse dada Cathy Gangloff)

danseuse funambule Ilana Isséayek

Danseur dada shadok