jeudi 27 février 2014

Quelques titres pour les vacances!!!!

 

 Un monde de danseuses d'Aurélia Hardy et Cathy Delanssay
Dans un très beau coffret cadeau, se transformant en plateau de jeu et comprenant des danseuses en magnet, des stickers pour les habiller et un livre, les éditions de La Martinière Jeunesse nous invitent dans l'univers du ballet et de l'opéra, avec dix incontournables du genre : Le lac des Cygnes, Coppélia, Giselle, La Bayadère, Don Quichotte, Ondine, Casse-Noisette, Roméo et Juliette, La Belle au bois dormant, Peetrouchka. Sur le plateau de jeu, l'origine des six ballets dont les danseuses sont représentées en magnet est expliquée dans un petit paragraphe. Le jeu consiste, grâce à des indices, à placer chaque personnage sur la représentation de son ballet. L'album, Les plus beaux ballets de danseuses, nous fait découvrir chaque ballet par une histoire qui prend les chemins de traverse. Ici ou là, c'est souvent une jeune fille danseuse qui joue le personnage sur scène, un point de vue original qui plaira aux petits rats de l'opéra en devenir. Les illustrations signées Cathy Delanssay sont somptueuses, fines et légères, elles sont servies par une très belle qualité d'édition. Le coffret se referme avec du tulle rose. Rien n'est oublié pour en faire un très beau cadeau, à partir de 6 ans. *** Coup de cœur ***

Ma poupée ballerine de Junko Shibuya 

C'est l'histoire d'une poupée, d'une poupée en chiffon, fabriquée maison par la maman d'une petite fille de 5 ans. Sa tenue préférée ? Un tutu de ballerine, pour faire comme la petite fille de 5 ans, danser, tourner, faire des pointes et des entre-chats. Et puis un jour, sur la route du retour du cours de danse, elle tombe du sac, la voilà perdue. Impossible de la retrouver. La petite fille grandit sans elle, sans pour autant jamais l'oublier. En espérant même, que sur le chemin qui la mène régulièrement au cours de danse, elle la retrouve. En vain. Jusqu'au jour où elle passe devant un théâtre de marionnettes. Qui y joue la danseuse ? Vous avez sûrement compris le secret de ce petit album à l'univers si particulier dans lequel les personnages sont en laine, en feutrine et en tissu. Un petit album rose tutu, tout doux pour parler de séparation et de retrouvailles, de danse et d'espoir. 
Moussy et le Tas de l'opéra de Nathalie Infante
A l'école des Petits Rats, les jeunes danseuses piaillent et piaffent, parlent mode, sont au top de ce qui se fait dans les boutiques, ultra chic, ultra à la mode. Il n'y a que Moussy qui reste dans son coin, avec son pantalon rapiécé, son look un peu ringard et son porte-monnaie peu rempli. Elle se fait moquer, la pauvre, avec sa garde-robe reprisée. Il lui faudra un épisode de colère, un peu de jugeote et  une once de dégourdi pour jouer elle aussi les vedettes bien sapées dans les vestiaires. "Un créateur mystérieux", laisse-t-elle entendre, digne héritier d'un génie de la récup' - mais chut, c'est un secret - lui fait la plus belle des garde-robes ! Un petit livre au format très original qui se déplie au fur et à mesure de l'histoire mais de façon à ce que le texte corresponde toujours à l'image... Après avoir tout lu, on peut afficher le livre et raconter à nouveau l'histoire en images cette fois et de bas en haut... Rigolo, non ? J'ai découverte les Editions Marie-Louise à Montreuil, tout comme la collection Rollstory dont Moussy est l'une des principales héroïnes. Une jolie idée cadeau, un livre gai et coloré, une histoire qui interpelle les enfants et véhicule un message éducatif dans un format original et à petit prix. 

Danse avec béquilles! Marie Chouinard en prothèses.


  
 

 
Etrange représentation de danse contemporaine de la compagnie Marie Chouinar, qui présente une chorégraphie très bizarre  avec des béquilles. Le spectacle s'intitule "bODY rEMIX / gOLDBERG vARIATIONS" et tente de trouver la beauté dans le déséquilibre et le difforme. Très très spécial tout de même...
Photo Marie Chouinard
  Spectacle bODY_rEMIX/les_vARIATIONS_gOLDBERG, un ballet en deux actes  créé pour le  Festival international de danse contemporaine de la Biennale de Venise, en 2005. 

Photo Marie Chouinard
Les dix interprètes de la compagnie exécutent des variations sur l’exercice de la liberté. Les danseurs apparaissent souvent sur pointes, avec une étude qui repousse les limites des jeux de déséquilibre, car certains danseurs effectuent l'exercice de danser sur une pointe et un chausson plat. A l'autre extrême, des danseurs évoluent sur quatre pointes, parfois à quatre pattes, avec une élégance toute animale. Marie Chouinard multiplie les recherches sur la gestuelle en dotant ses danseurs de différents supports qui modifient chacun l'organisation du mouvement: pas mal de béquilles ou de prothèses, des cordes, des barres horizontales, des harnais, des trépieds de marche ou des déambulateurs à roulettes. Toute une série d'objets aux usages divers: certains appelés à pallier les handicaps, d'autres utilisés aussi pour des jeux érotiques. Des objets dont l'utilisation mène à la libération du mouvement ou à son contraire: à la contrainte, à la limitation du mouvement. Avec ces objets, on rentre dans un monde gestuel inusité, ou que la plupart évitent généralement de considérer. Et on se met à réfléchir: comment un handicapé vit-il sa motricité, son absence de motricité, comment peut-on, peut-il y remédier? Marie Chouinard offre ici les résultats d'une recherche sur le corps de l'autre, avec une lucidité qui n'est pas dénuée de  tendresse. Elle élargit le champ de la danse en y intégrant plus de l'humanité, en, allant à la découverte de l'autre, celui qui d'ordinaire n'est pas invité à la danse, sinon en spectateur. Le travail exigé des danseurs et leurs performances sont en tous points extraordinaires, et le résultat est à la hauteur des exigences de la chorégraphe.
La recherche sur le corps est intrinsèquement lié à la recherche sur le son: le corps vit par son souffle et Marie Chouinard explore la respiration, son bruit mais aussi ses silences. Elle revisite les Variations Goldberg en en analysant la quintessence, en complicité avec le compositeur Louis Dufort: il s'agit d'y retrouver ces pulsations primordiales qui se démultiplient quasi à l'infini, et de les incarner dans le corps des danseurs. Des variations de danse sur des variations musicales, qui mènent aussi à la transgression des limites du monde motionnel, et partant émotionnel, connu. 

Alex Katz: les figures libres chez Thaddaeus Ropac








Alex Katz, né le 24 juillet 1927 à New York, est un artiste figuratif américain associé au mouvement du pop art. Il est particulièrement connu pour ses peintures, sculptures et impressions. Après avoir étudié la sculpture et la peinture à l'école de Skowhegan, dans la Maine, à la fin des années 1950, il met en place sa première exposition personnelle à la Roko Gallery. Il commence à se faire connaître dans les années 1960 avec "la Robe Noire", représentant sa femme, Ada. Tout au long de sa carrière, il a principalement réalisé des portraits, mais aussi des paysages et quelques scènes de genre. Son style est tout en sobriété, autant dans la composition que dans les masses de couleurs. Ses peintures sont épurées et lisses, ce qui leur donne un caractère intemporel.Et la danse n'est pas loin!