jeudi 27 février 2014
"Je danse donc je suis": profession de Foix d'Alain!
Descarte sur table!
Tout le monde croit savoir ce qu'est la danse, mais il suffit de se demander ce qu'elle est vraiment pour que cette évidence se transforme en mystère. La danse est un mode d'expression auquel bien des sociétés prêtent des vertus magiques, une manière de se mouvoir dans l'espace qui donne au spectateur l'envie de participer, la création d'un sujet libre et maître de ses mouvements, et aussi un art... Qu'est-ce que le corps en mouvement? Quel lien unit le danseur et le spectateur? Quelle part l'esprit prend-il à la danse? Cette pratique si riche de sens nous aide à explorer la relation de l'homme avec le monde, l'autre, le corps, le langage, l'espace et le temps. Voici un livre original, qui propose une réflexion philosophique sur la danse, pour y intéresser petits et grands.
Écrivain et dramaturge, Alain Foix a pratiqué la danse avec passion à l'adolescence, puis s'est orienté vers des études de philosophie (sa thèse s'intitule «Danse et philosophie»). Aujourd'hui, il dirige l’association Quai des Arts à Bondy. Il a également publié «Peintre peint sur papier peint» (2005), «Vénus et Adam» (2007) aux éditions Galaade, «Ta mémoire, petit monde» (2005) et «Toussaint-Louverture» (2007) chez Gallimard.
Politique:faire l'autruche avec David Rolland!
David Rolland surprendra toujours!!!!!
Avec "Penchez vous sur mon berceau", c’est David Rolland qui refait le match autour du Holiday de Madonna.
La danse de Rolland est terrible, pesée au trébuchet et farcie d’idées aussi simples qu’efficaces comme balancer le morceau de la Madonne dans la tête des spectateurs avant le début du spectacle, pour ne plus avoir à le jouer après. Seul Rolland l’aura dans son oreillette, pendant qu’il dansera toutes les chorés faites en scène de 1984 à 2003 par Madonna. On a donc du documentaire, l’évolution de la danse, de l’hommage à la figure, du comique en rebonds et de l’intime. Là encore, sous forme d’un journal mis en scène par Rolland et rythmé à la fois, parce qu’il entend les efforts de la chorégraphie en cours. À cela s’ajoute un espace parfait où tapis roulants et projecteurs à vue donnent au danseur son statut de montreur d’ours, de gus de foire et de poète fragmenté. Son projet s’affiche multiple, convoquant une bonne paire de manière de le voir. Et ces yeux multiples, branchés entre culture pop et geste radical, n’en finissent pas de battre des cils. Presqu’autant que ceux de Maradona recevant une claque de la main de Dieu.
Avec "Penchez vous sur mon berceau", c’est David Rolland qui refait le match autour du Holiday de Madonna.
La danse de Rolland est terrible, pesée au trébuchet et farcie d’idées aussi simples qu’efficaces comme balancer le morceau de la Madonne dans la tête des spectateurs avant le début du spectacle, pour ne plus avoir à le jouer après. Seul Rolland l’aura dans son oreillette, pendant qu’il dansera toutes les chorés faites en scène de 1984 à 2003 par Madonna. On a donc du documentaire, l’évolution de la danse, de l’hommage à la figure, du comique en rebonds et de l’intime. Là encore, sous forme d’un journal mis en scène par Rolland et rythmé à la fois, parce qu’il entend les efforts de la chorégraphie en cours. À cela s’ajoute un espace parfait où tapis roulants et projecteurs à vue donnent au danseur son statut de montreur d’ours, de gus de foire et de poète fragmenté. Son projet s’affiche multiple, convoquant une bonne paire de manière de le voir. Et ces yeux multiples, branchés entre culture pop et geste radical, n’en finissent pas de battre des cils. Presqu’autant que ceux de Maradona recevant une claque de la main de Dieu.
David Rolland est connu pour ses spectacles décalés qui convoquent
le mouvement dansé de manière inattendue. Dans cet autoportrait
chorégraphique et théâtral, il propose de cheminer dans son catalogue
hétéroclite de sources d'inspiration, avec, en filigrane, un
questionnement sur le statut d'artiste.
Comme le titre l'évoque, des fées se sont-elles penchées sur son berceau pour le gratifier d'un don ?
Pour tenter de répondre à cette question sans trop se prendre au sérieux, David Rolland recompose par des moyens détournés ce qui provoque chez lui des états de rêverie : il recycle d'abord sur des tapis roulants des chorégraphies de Madonna. Il en profite pour réciter les bribes d'une séance chez un voyant, enregistrée 20 ans auparavant, afin de s'amuser de coïncidences fortuites. Suit une invitation à partager une collection d'images mentales obsessionnelles, provoquées par des films comme Blade Runner ou Le magicien d'Oz, des musiques de Rameau et des souvenirs fantomatiques de spectacles, d'expositions, de lectures...
Au final, en associant ces références, ce sont les éléments d'un conte surnaturel qui se mettent en place. L'autoportrait s'estompe pour laisser la place à ce que David Rolland définit comme du "fantastique contemplatif en voie de révélation" et invite le spectateur à partager ses états de lâcher prise. Qu'en est-il de notre capacité à nous échapper ?
Comme le titre l'évoque, des fées se sont-elles penchées sur son berceau pour le gratifier d'un don ?
Pour tenter de répondre à cette question sans trop se prendre au sérieux, David Rolland recompose par des moyens détournés ce qui provoque chez lui des états de rêverie : il recycle d'abord sur des tapis roulants des chorégraphies de Madonna. Il en profite pour réciter les bribes d'une séance chez un voyant, enregistrée 20 ans auparavant, afin de s'amuser de coïncidences fortuites. Suit une invitation à partager une collection d'images mentales obsessionnelles, provoquées par des films comme Blade Runner ou Le magicien d'Oz, des musiques de Rameau et des souvenirs fantomatiques de spectacles, d'expositions, de lectures...
Au final, en associant ces références, ce sont les éléments d'un conte surnaturel qui se mettent en place. L'autoportrait s'estompe pour laisser la place à ce que David Rolland définit comme du "fantastique contemplatif en voie de révélation" et invite le spectateur à partager ses états de lâcher prise. Qu'en est-il de notre capacité à nous échapper ?
Quelques titres pour les vacances!!!!
Un monde de danseuses d'Aurélia Hardy et Cathy Delanssay
Dans
un très beau coffret cadeau, se transformant en plateau de jeu et
comprenant des danseuses en magnet, des stickers pour les habiller et un
livre, les éditions de La Martinière Jeunesse nous invitent dans l'univers du ballet et de l'opéra, avec dix incontournables du genre : Le
lac des Cygnes, Coppélia, Giselle, La Bayadère, Don Quichotte, Ondine,
Casse-Noisette, Roméo et Juliette, La Belle au bois dormant, Peetrouchka.
Sur le plateau de jeu, l'origine des six ballets dont les danseuses
sont représentées en magnet est expliquée dans un petit paragraphe. Le
jeu consiste, grâce à des indices, à placer chaque personnage sur la
représentation de son ballet. L'album, Les plus beaux ballets de danseuses,
nous fait découvrir chaque ballet par une histoire qui prend les
chemins de traverse. Ici ou là, c'est souvent une jeune fille danseuse
qui joue le personnage sur scène, un point de vue original qui plaira
aux petits rats de l'opéra en devenir. Les illustrations signées Cathy
Delanssay sont somptueuses, fines et légères, elles sont servies par une
très belle qualité d'édition. Le coffret se referme avec du tulle rose.
Rien n'est oublié pour en faire un très beau cadeau, à partir de 6 ans.
*** Coup de cœur ***
Ma poupée ballerine de Junko Shibuya
C'est
l'histoire d'une poupée, d'une poupée en chiffon, fabriquée maison par
la maman d'une petite fille de 5 ans. Sa tenue préférée ? Un tutu de
ballerine, pour faire comme la petite fille de 5 ans, danser, tourner,
faire des pointes et des entre-chats. Et puis un jour, sur la route du
retour du cours de danse, elle tombe du sac, la voilà perdue. Impossible
de la retrouver. La petite fille grandit sans elle, sans pour autant
jamais l'oublier. En espérant même, que sur le chemin qui la mène
régulièrement au cours de danse, elle la retrouve. En vain. Jusqu'au
jour où elle passe devant un théâtre de marionnettes. Qui y joue la
danseuse ? Vous avez sûrement compris le secret de ce petit album à
l'univers si particulier dans lequel les personnages sont en laine, en
feutrine et en tissu. Un petit album rose tutu, tout doux pour parler de
séparation et de retrouvailles, de danse et d'espoir.
Moussy et le Tas de l'opéra de Nathalie Infante
A
l'école des Petits Rats, les jeunes danseuses piaillent et piaffent,
parlent mode, sont au top de ce qui se fait dans les boutiques, ultra
chic, ultra à la mode. Il n'y a que Moussy qui reste dans son coin, avec
son pantalon rapiécé, son look un peu ringard et son porte-monnaie peu
rempli. Elle se fait moquer, la pauvre, avec sa garde-robe reprisée. Il
lui faudra un épisode de colère, un peu de jugeote et une once de
dégourdi pour jouer elle aussi les vedettes bien sapées dans les
vestiaires. "Un créateur mystérieux",
laisse-t-elle entendre, digne héritier d'un génie de la récup' - mais
chut, c'est un secret - lui fait la plus belle des garde-robes ! Un
petit livre au format très original qui se déplie au fur et à mesure de
l'histoire mais de façon à ce que le texte corresponde toujours à
l'image... Après avoir tout lu, on peut afficher le livre et raconter à
nouveau l'histoire en images cette fois et de bas en haut... Rigolo, non
? J'ai découverte les Editions Marie-Louise à Montreuil, tout comme la collection Rollstory
dont Moussy est l'une des principales héroïnes. Une jolie idée cadeau,
un livre gai et coloré, une histoire qui interpelle les enfants et
véhicule un message éducatif dans un format original et à petit prix.
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