mardi 1 juillet 2014

"Under the skin": métamorphoses envoutantes d'un corps capteur!

Le corps métamorphosé, la peau comme enveloppe du mensonge, c'est un hymne à la respiration, à la beauté, à la fantaisie cruelle d'une femme fascinante!
Les corps y sont façonnés, déformés, triturés à l'envi...
Atypique sur de nombreux points, le film du réalisateur anglais Jonathan Glazer l’est déjà par le fait qu’il arrive presque dix ans après sa précédente réalisation pour le cinéma, "Birth" en 2004 avec Nicole Kidman.

Passé par le clip et l’imagerie publicitaire, il en conserve la stylisation et le principe de l’égérie haut de gamme et talentueuse. En l’occurrence Scarlett Johansson (qui après n’avoir été plus qu’une voix dans "Her" retrouve son apparence charnelle) dont le corps devient l’attraction des regards et suscite le désir comme dans un message consumériste.
Car la femme dont il est question, et qui restera anonyme tant elle n’est qu’un moyen et non une fin, est une créature brune aux traits humains attractifs (amusant quand on sait que le premier film du réalisateur avait pour titre "Sexy Beast" en 2000) qui traque des hommes jeunes et seuls dans un but invariable : les mener à la mort à la suite d’une cérémonie sensuelle.

Jimmy's Hall :interdit de danser devant les dieux!

Le dernier film de Ken Loach invite à franchir les interdits en dansant sa vie coute que coute!
1932 - Après un exil de 10 ans aux États-Unis, Jimmy Gralton rentre au pays pour aider sa mère à s'occuper de la ferme familiale.
L'Irlande qu'il retrouve, une dizaine d'années après la guerre civile, s'est dotée d'un nouveau gouvernement. Tous les espoirs sont permis…
Suite aux sollicitations des jeunes du Comté de Leitrim, Jimmy, malgré sa réticence à provoquer ses vieux ennemis comme l'Eglise ou les propriétaires terriens, décide de rouvrir le "Hall", un foyer ouvert à tous où l'on se retrouve pour danser, étudier, ou discuter. À nouveau, le succès est immédiat. Mais l'influence grandissante de Jimmy et ses idées progressistes ne sont toujours pas du goût de tout le monde au village. Les tensions refont surface.





"Zéro theorem": zéro de conduite pour Mélanie Thierry!

Un film baroque, foldingue de Terry Gilliam: décors er costumes loufoques, sujet désopilant et corps des acteurs manipulés comme des pions de jeu d'échec ou de dame!
Londres, dans un avenir proche. Les avancées technologiques ont placé le monde sous la surveillance d’une autorité invisible et toute-puissante : Management. Qohen Leth, génie de l’informatique, vit en reclus dans une chapelle abandonnée où il attend désespérément l’appel téléphonique qui lui apportera les réponses à toutes les questions qu’il se pose.
 Management le fait travailler sur un projet secret visant à décrypter le but de l’Existence – ou son absence de finalité – une bonne fois pour toutes.
 La solitude de Qohen est interrompue par les visites des émissaires de Management : Bob, le fils prodige de Management et Bainsley, une jeune femme mystérieuse qui tente de le séduire!