samedi 24 janvier 2015

Fox trot : nostalgie!

Danse du renard

Astaire, Rogers dans "Carioca"



"Alda et Maria" : danser l'exil politique .


Un film de Pocas Pascoal où les deux jeunes héroïnes dansent parfois leur désir de liberté ou simplement leur plaisir d'exister au sein d'un monde implacable, cruel et si inconfortable pour leurs corps et âmes ballottées de squat en squat.
Très belle image et ambiance très colorée des décors du port de Lisbonne où les containers sont des abris de fortune presque gais et chatoyants.

Lisbonne, été 1980. Deux sœurs de seize et dix-sept ans arrivent d’Angola pour fuir la guerre. Livrées à elles-mêmes, Alda et Maria vont devoir apprendre à survivre sans argent, dans une banlieue grise et polluée de cette ville étrangère. 
Avec la complicité d’autres Angolais, les deux adolescentes s’organisent une existence précaire. Cet exil va leur apprendre à choisir leur destin en devenant des femmes fortes et dignes…

"Foxcatcher" : chorégraphie de la lutte !

Un film de Bennett Miller
 Un film étrange où les corps des lutteurs sont filmés comme des duos de danseurs contemporains : au plus près des énergies, des figures et codes de la lutte corps à corps ...
Channing Tatum y est colossal, poids lourd de la lutte si physique où l'esprit semble absent et l'obéissance cruciale. Steve Carell en coach pervers est hallucinant, trouble et versatile à souhait: on ne sait plus sur quel pied danser à son égard !



Inspiré d’une histoire vraie, Foxcatcher raconte l’histoire tragique et fascinante de la relation improbable entre un milliardaire excentrique et deux champions de lutte.
Lorsque le médaillé d’or olympique Mark Schultz est invité par le riche héritier John du Pont à emménager dans sa magnifique propriété familiale pour aider à mettre en place un camp d’entraînement haut de gamme, dans l’optique des JO de Séoul de 1988, Schultz saute sur l’occasion : il espère pouvoir concentrer toute son attention sur son entraînement et ne plus souffrir d’être constamment éclipsé par son frère, Dave. Obnubilé par d’obscurs besoins, du Pont entend bien profiter de son soutien à Schultz et de son opportunité de « coacher » des lutteurs de réputation mondiale pour obtenir – enfin – le respect de ses pairs et, surtout, de sa mère qui le juge très durement.
Flatté d’être l’objet de tant d’attentions de la part de du Pont, et ébloui par l’opulence de son monde, Mark voit chez son bienfaiteur un père de substitution, dont il recherche constamment l’approbation. S’il se montre d’abord encourageant, du Pont, profondément cyclothymique, change d’attitude et pousse Mark à adopter des habitudes malsaines qui risquent de nuire à son entraînement. Le comportement excentrique du milliardaire et son goût pour la manipulation ne tardent pas à entamer la confiance en soi du sportif, déjà fragile. Entretemps, du Pont s’intéresse de plus en plus à Dave, qui dégage une assurance dont manquent lui et Mark, et il est bien conscient qu’il s’agit d’une qualité que même sa fortune ne saurait acheter.
Entre la paranoïa croissante de du Pont et son éloignement des deux frères, les trois hommes semblent se précipiter vers une fin tragique que personne n’aurait pu prévoir…