dimanche 8 février 2015

Laura Scozzi: Blanche Neige, la barbe !


Les êtres humains, maîtres du monde ? Laura Scozzi a comme un doute : et si les animaux avaient leur mot à dire ? Alors, elle refait l’histoire.
Tombe la Neige, que reste-t-il ?
Avec "Barbe Neige et les sept petits cochons au bois dormant", la chorégraphe iconoclaste, trublione (on se souvient de sa tonitruante mise en scène de Platée pour l'Opéra de Paris) remet sur l'établi la révolution dans les contes de fée !


Elle se pose aussi des questions : que se passerait-il si la Belle au bois dormant ne se réveillait pas, si Cendrillon ne retrouvait pas sa pantoufle, si Blanche-neige était noire ? Alors, elle imagine… Et puis, elle met les pieds dans un plat qui nuit gravement à la santé des filles : l’amour toujours, les princesses blondes aux yeux bleus dont la vie se résume à attendre le prince charmant ? Bobards et compagnie ! Alors, elle invente un plan B et c’est un autre monde… On y croise une abeille qui tue un ours, une fée handicapée de la baguette ou un nain harcelé par sept Blanche-Neige nymphomanes…

Coachés par la chorégraphe italienne, aiguillonnés par les trilles du grand Paganini, nos gentils petits héros se livrent à un jeu de massacre dont les contes de notre enfance sortent groggys.
Retour à Suresnes version 2015 d’une fable subversive et jubilatoire, à la croisée de la danse, du mime et du théâtre, servie par huit formidables danseurs hip hop.
A l'Illiade dimanche 15 Février 17 H Illkirch

"Circulation(s)" : on y danse aussi !


Le festival de la jeune photographie contemporaine, c'est jusqu'au 8 Mars au 104 à Paris!
La programmation de Circulation(s) s’articule autour d’une exposition d’envergure présentant les travaux de 21 jeunes photographes européens sélectionnés suite à un appel à candidature et à un jury composé de professionnels de l’image sous la houlette de la marraine de cette édition Nathalie Herschdorfer et du directeur du CENTQUATRE José Manuel Gonçalves.

"La nuit, elles dansent" :un film atypique !


Un film de Isabelle Lavigne et Stéphane Thibault (2011) : outil de travail, source de beauté, vecteur d'exclusion, initiateur d'envie, victimes de contraintes, on oublie trop souvent que notre corps nous appartient !
Et à personne d'autre.
Le corps des personnages de ce film ont une particularité: ils sont tous beaux et incroyablement cinématographiques !
Dans le cadre de "A corps perdus" Kings of Doc" au STAR le 18 Février à 19H 45

 Une plongée au cœur d’un clan de femmes où l’on se transmet le métier de danseuses de mère en filles depuis la nuit des temps.
Amoureuse d’un homme marié, Hind, la cadette, est celle par qui le scandale arrive. Amira, l’aînée, provoque le mécontentement de ses clients et subit les affres de la femme que l’on courtise mais que l’on n’épouse pas. Bossy, bonne fille mais qui n’en fait qu’à sa tête, poursuit avec réticence la tradition familiale. 
Parfois d’une main de velours, mais plus souvent d’une main de fer, Reda la matriarche, tient les rênes de la lignée. Personnage central et flamboyant, elle règne au centre de son petit appartement qui prend des allures de théâtre où défile la valse des requêtes et des plaintes. Peu à peu s’y déploie un quotidien en mouvance entre les inquiétudes face aux menaces du métier, les ruses pour tromper la réalité et les espoirs d’une vie meilleure. Au milieu du chaos, la douceur et la tendresse émergent parfois, et la vulnérabilité trouve un espace étroit pour exister.