vendredi 20 mars 2015

"Les danses macabres" passées en "revue ballroom" N° 5 Mars/ Avril


Ballroom nous emmène dans la mémoire de la danse. Un grand dossier sur les lieux et les projets ayant trait aux archives et à la conservation de la danse, notamment avec la collection Lise Brunel. Pleins-feux sur les Danses Macabres, d’hier et d’aujourd’hui, en lien direct avec le Butô japonais. Un dossier « Danse+ Santé » qui prend soin du corps des danseurs mais aussi de celui des non-danseurs. Voyage en régions, avec un focus sur Toulouse et une exploration des institutions dirigées par des chorégraphes étrangers. Premières haltes : Nancy et Angers.

"Cry Baby" : la comédie musicale rock n 'roll !


1990 Amérique.Une comédie musicale rock, très "rose bonbon", désopilante de John Waters avec le tout jeune et attendrissant Johnny Deep à mourir de charme et de jeunesse et la belle et irrésistible Amy Locane.
On y danse par joie et passion sur des rythmes endiablés dans une chorégraphie de Lorie Eastside !

Un mauvais garçon, Wade alias Cry-Baby, moins féroce qu'il ne cherche à le paraître, tombe éperdument amoureux d'une jeune fille on ne peut plus respectable. Méchamment repoussé par l'establishment, pourchassé par la police, humilié, lui qui semait le mal ne tarde pas à découvrir les tragiques extremités auxquelles la passion peut conduire.



A Baltimore dans les années 50. Deux bandes rivales s'affrontent de façon très classique dans un lycée. D'un côté, les «Coincés», jeunes BCBG riches et un brin méprisants, roulant en grosses décapotables pour bien montrer l'importance de leur niveau social, et de l'autre, les «Frocs moulants», des jeunes loubards, issus des classes ouvrières, aux cheveux gominés et aux blousons de cuir, qui nourrissent une haine sans bornes envers les premiers. L'affaire se complique lorsqu'Allison, la fille des richissimes Vernon-Williams, promise à un brillant avenir de potiche, s'amourache de Cry Baby, le redoutable et indétrônable chef des Frocs. Une véritable guerre éclate bientôt entre les deux gangs rivaux...

1954, Baltimore. Deux bandes s'affrontent : d'un côté, les Squares (les « coincés »), de l'autre, les Drapes (les « frocs moulants »). La guéguerre est perturbée lorsque le craquant Cry-Baby (des Drapes) s'entiche d'Allison, fille huppée du camp d'en face...
Longtemps pape crado d'un cinéma sulfureux et rigolard, John Waters met pas mal d'eau dans son whisky avec ce pastiche tendre des fifties. La fantaisie est malgré tout fort réjouissante car la parodie le dispute à l'éloge vibrant du rock et de son esprit. Chorégraphies, courses de bagnoles, flirts langoureux, coups de poing (ou de sein !), tout y est, mais à la sauce pétulante de Waters. Une bluette rafraîchissante, avec, en prime, un Johnny Depp tout pur tout jeunot dans son premier grand rôle. Un Elvis androgyne, un Pierrot rebelle qui ne verse qu'une seule larme lorsqu'il pleure. — 

jeudi 19 mars 2015

"Le théâtre du corps": Pietragalla: ça se corse !


Figure emblématique de la danse française, Marie-Claude Pietragalla est une artiste rare, engagée, visionnaire.

Danseuse étoile de l'Opéra de Paris et chorégraphe, elle fonde le Théâtre du Corps, compagnie indépendante, avec le chorégraphe Julien Derouault. Cette collaboration entre ces deux artistes atypiques s'appuie sur une synergie permanente, une complicité qui leur permet de poser un double regard sur le monde et leur travail de création : masculin féminin, réel fantasmé, abrupte et poétique, drôle et dramatique.Pour elle et lui, le corps est ce lieu ou s'inscrivent les manifestations de l'expérience humaine. Le spectacle vivant, moments de partage et de transcendance, dialogue inédit entre la scène et le public ne doit pas être élitiste, mais créateur de rêve pour tous.

« Nous croyons aujourd'hui à la nécessité de transfigurer le monde à travers le corps et de créer de nouvelles formes d'expressions, le langage du corps étant le plus ancien et le plus universel des arts vivants. »

Avec toute la passion qui la caractérise, « Pietra » revient ici sur son parcours, ses rêves et son désir inaltérable d'être une artiste libre.