mardi 10 mai 2016

"Hana et Alice mènent l'enquête": danse animée, rotoscopique !

Film d'animation japonais de  de Shunji Iwai. où l'école de danse classique est "virtuellement" filmée, caméra en rond de bosse !
Animés en rotoscopie: dessins sur les images tournées en live!

Alice intègre un nouveau collège où circule une étrange rumeur concernant un meurtre commis un an plus tôt. La victime est un mystérieux “Judas”.
Une de ses camarades de classe et voisine, Hana, vit recluse chez elle. De nombreux commérages courent à son sujet, notamment le fait qu’elle connaîtrait des détails à propos de l’affaire “Judas”. Un jour, Alice pénètre secrètement dans la maison de Hana mais celle-ci l’y attend déjà. Pourquoi Hana vit-elle isolée du monde ? Qui est Judas ?
Alice décide de mener l’enquête et se lance dans une aventure qui lui fera découvrir une amitié sincère.


Un précédent film centré sur les personnages d'Hana et Alice avait déjà été réalisé en 2004, en live. Les actrices de l'époque ont de nouveau interprété leurs rôles, en prêtant cette fois leur voix à leurs personnages.
Shunji Iwai est particulièrement reconnu dans le monde de l'animation. On parle concernant ses travaux d'une "esthétique Iwai", qui le permet de se distinguer de ses contemporains. Hana et Alice mènent l'enquête est le premier long-métrage d'animation d'Iwai, qui en a également signé la bande originale.

mercredi 4 mai 2016

Danses dans les nuages de Wald Disney

dans cendrillon
dans blanche neige

mardi 3 mai 2016

"Le grand vivant":Thierry Thieu Niang s'enracine dans les mots.

Le Grand vivant
Écrit dans le cadre d’une résidence à la Chartreuse (Villeneuve-lèz-Avignon), ce poème théâtral a été créé lors du festival Hors-Limites de Seine-Saint-Denis le 31 mars 2015 dans une mise en scène de Thierry Thieû Niang. Vincent Dissez, acteur associé, qui interprète le narrateur, propose deux représentations du spectacle pour L’autre saison.
.



Un cyclone arrive sur la ville. Un homme regarde par la fenêtre le vent, la pluie malmener les maisons et les arbres. Soudain, il se rend compte que le vieil orme devant chez lui, auquel il se confie depuis longtemps, est menacé. Le Grand Vivant revient sur la personnalité du grand-père de l’auteur, Patrick Autréaux, qu’il suit « au bord de la mort ». Thierry Thieû Niang et Vincent Dissez dansent et disent ce texte comme une marche, un voyage d’approche de la maladie, de la mort et du soin à apporter aux vivants. Portés par la poésie sonore, la voix et le mouvement se rencontrent pour nous conduire au bord du vertige, vers un recommencement
Texte écrit pour la scène de Patrick Autréaux mis en parole par Vincent Dissez et dansé par Thierry Thieû Niang, cette création est un espace de partage qui se vit comme un voyage intérieur poétique et émotionnel. Le Grand Vivant, ce sont des états de corps, des présences qui prennent leurs racines dans la figure du cyclone : la tempête évidemment mais aussi l’oeil dans une spirale, le regard mouvant. Comme le livrent l’auteur et le chorégraphe, ils partagent par le mot et par le corps des moments d’incertitude, un espace ouvert à tous les possibles

J'aurais jamais du m'éloigner de mon arbre
C'est aussi de la mort dont il est question, du tronc, des racines de la vie, de la vieillesse.La danse en contrepoint du texte est solide, massive, habitée par le corps déterminé de Thierry Niang.
Partenaires, complices dans la douleur et la compassion, les deux hommes frappés par l'agonie d'un homme, un père partagent la sensation de lourdeur, de poids, de pesanteur: à l'aveugle, le danseur conduit, frôle, manipule le narrateur qui en toute confiance se laisse guider, éconduire, séduire!
Instant magique de don, de totale confiance l'un en l'autre: amour, amitié, complicité assurés!
Ils le font dans un très beau duo où les corps en contact permanent, se répondent, se confondent, ricochent et grandissent dans de beaux, élans, quelques portés aériens, confiants, accueillants.Alors la tristesse s'efface sur les visages qui s'animent et délivrent une forme de joie contenue. La communication s'établit entre le récitant-lecteur et le danseur-chorégraphe: fusion, émotion emplissent le plateau, l'espace prend corps et le phrasé des gestes se confond avec le sens des mots, l'impact du texte sur nos souvenirs, aussi, ceux de ce que l'on aurait pu aussi vivre: la proximité de la mort d'un être cher
Ici transposée dans un autre monde, celui du rituel, de la magie d'une autre culture, sous un arbre, un orme hanté par un bestiaire fabuleux, animé d'esprits vagabonds qui engendrent le mystère
La boite qui renferme les ossements déterrés, exhumés pour soulager les prophéties ou les superstitions, est bien la résolution de toute cette tempête au dessus de nous!
Et si les cigales se remettaient à chanter, comme au début de ce bel exercice de récitant doublé par une ombre dansante en écho, en ricochets.....
Au TNS, les 3 et 4 Mai à 20H dans le cadre de "L'autre saison"