mercredi 21 août 2024

Fanny de Chaillé, Tiago Rodrigues, Baro d'evel et "Vive le Sujet! Tentatives "en Avignon dans le "IN" 2024.


 Fanny de Chaillé : "Avignon,une école" de bonne conduite.

Fanny de Chaillé est une "pédagogue" chercheuse hors pair qui sait extraire et tirer d'un interprète les profondeurs de ses potentialité de jeu, d'incarnation. Tout en demeurant dans les sphères de l''identité, de l'intégrité. Son "Ecole",  "une école" en Avignon en compagnonnage avec La Manufacture de Lausanne en serait un bel exemple. De jeunes interprètes s'adonnent en groupe à l'expérience théâtrale de A à Z. Construire un spectacle, trouver un argument, une histoire qui tient la route, en édifier un texte, une mise en espace et in fine le donner à voir....dans le mythique Cloitre des Célestins. Il est 21H au crépuscule du soir les corneilles se rassemblent dans les branches des platanes et dialoguent avec les comédiens. Donnent la réplique sonore au festival d'Avignon qui ce soir est à l'honneur. On lui fait la cour et on refait son histoire avec une grande H hache pour en faire un mas de la Saint Jean Vilar. Voir et entendre ces jeunes professionnels évoquer, incarner les grands de cette histoire du théâtre est troublant et attachant. Pierre Henry et sa Messe du Temps présent, Jean Vilar, Gérard Philippe et tous ceux qui ont traversé des époques, des directions artistiques différentes s ' y succèdent dans un rythme joyeux, énergique et tectonique. Le Masque et la Plume: un moment désopilant sur les critiques du temps passé qui nous parlent encore sur les ondes...Souvenirs, souvenirs quand vous nous tenez! Des numéros inénarrables parsèment la pièce dans une diction générale impeccable. Des questionnements sur le métier viennent sur le tapis, le féminisme, la société...Le Living Theatre y est passé à la moulinette aussi et la Suisse, ce pays, danger public après les arabes et les juifs s'en prend plein pot dans la figure.Tous ces événements, petits et grands, choisis pour leurs possibilités d'être ré-incarnés, restitués non moulés à la louche comme autrefois, mais dépecés de complexes et hypocrisie. Une réussite totale et enthousiasmante.La mise en scène, sobre, opérationnelle est bien de la veine d'une chorégraphe qui sait faire bouger les corps dans l'espace: danser, se mouvoir en s'exprimant verbalement, naturellement sans entrave.


Tiago Rodrigues: "Hécube, pas Hécube": une légende d'aujourd'hui fait carrière.

La Carrière Boulbon fait miracle et magnifie toute mise en espace digne de ses volumes surprenants, de son acoustique, de ses failles murales impressionnantes. Elle ne pardonne rien comme la Cour d'Honneur et voici Tiago Rodrigues qui s'empare du lieu en compagnie des comédiens du Français.Réussite totale tant le mariage d'un texte inspiré de la mythologie et de ses facéties épouse les entrailles du lieu et fait se mouvoir. Entre le tribunal où Hécube -celle d'Euripide-et la première de la pièce de théâtre répétée, tout se construit autour de ses personnages de légende devenus de veine contemporaine. L'histoire personnelle de la comédienne phare, Nadia, mère d'un fils autiste malmené dans son institution d'acueil est sidérante. Hécube, pas Hécune" est de la pure syntaxe d'autisme où la répétition fait figure d'acte d'existence, de réussite. Les comédiens, une bande d'acteurs en répétition sont au diapason de ce récit cruel et sensible. Faite de répliques qui n'appartiennent qu'à eux et à Tiago Rodrigues, la narration va bon train et file deux heures durant dans cette carrière où tout résonne juste. En écho avec ce drame personnel, cette joyeuse assemblée d'acteurs, meilleurs les uns que les autres. Sept d'entre les sociétaires de la Comédie Française animent le jeu, se déplacent aisément sur ce plateau naturel où la poussière de sable laisse les empreintes de bien des pas. Costumes sobres, jeu à la perfection de ceux qui exercent un métier où la communication avec le public est chose évidente et respectée. Un moment de grâce dans un écrin où la vie semble irréelle alors que sur la scène se joue les destins politiques, sociaux de toute urgence et qui n"ont rien de fictifs.


"Qui som" de Baro d'evel: failles et  fractures terrestres

D'emblée le chemin qui mène à la cour du Lycée Saint Joseph est un couloir où nous reçoivent des personnages en frac d’hôtellerie, gardiens du temple ou personnel au service d'un établissement de renom. Des céramiques, sculptures contemporaines dignes d'un musée d'art moderne jalonnent le parcours, éclairées comme dans une salle d'exposition. C'est dire si la partie scénographique du spectacle sera "plasticienne" et scénographique. Les éléments du décor le prouvent au premier clin d'oeil: immense monticule de franges en muraille à la Polux le chien, bouteilles de plastique  à la mer jonchant le sol. Une introduction désopilante avec une diatribe sur la terre et la boue qui façonne les pots alignés le long de la scène et le tour est joué. On plonge en empathie avec cette tribu un peu folle, cette horde sympathique de personnages ubuesques plongée dans un décor à la Miquel Barcelo. La matière première de ce show atypique est bien la terre comme dans la performance de Josef Nadj et Miquel Barcelo "Paso doble" en 2013... Chant, cirque et petit chien qui traverse la scène inopinément, tout se mêle et s'enchaine pour le plus grand plaisir absurde de cette condition humaine farfelue et déroutante. Le bruit de la mer en furie, le flux et le reflux des divagations des êtres sur terre mouvante. La polution aussi avec ses amas de bouteilles plastiques qui résonnent comme une ode à l'injustice faite à la nature. Le final en fanfare débridée nous conduit ailleurs pour terminer la soirée en toute convivialité. Le jingle même du festival légendaire revisité pour faire écho à cet esprit de bande délurée très attachante.

"Vive le sujet! Tentatives Série 2"

La SACD continue son travail d'expérimentations scéniques et textuelles avec cette deuxième série de l'édition 2024 du "Sujet à vif"!


"Méditation" de Stephanie Aflalo: la mort leur va si bien.

L'humour caustique et décalé de l'autrice française est une fois de plus source de trouvailles, de surprises. En compagnie de Jérôme Chaudière et Grégoire Schaller la voici attablée pour un festin de jeux de mots, de situations ubuesques, de positions absurdes. Quand la chaudière donne de la chaleur, tout le monde se rit de soi et le sarcasme tendre va bon train. C'est frustre, drôle, décalé et enjoué, mis en scène sobrement sur le plateau nu du Jardin de la Vierge. Intempestif, décalé, inaccoutumé, tout se renverse, bascule joyeusement. Des transports en commun dans l'au-delà terrestre qui enchantent les cranes et autres vanités liés au culte désuet de la mort. Ce trio infernal pour braver la camarde, éradiquer les méfaits de la faucheuse et réjouir le théâtre de si étranges productions.


"Baara" de TidianiN'Diaye

Un duo inspiré des gestes du travail trivial quotidien se révèle emblématique d'une recherche sur la répétition, l'ancrage des gestes domestiques ou laborieux. Comme un rituel en blanc, la pièce démarre, solennelle, la musique live bordant les pauses d'un personnage mythique. Un second le rejoint pour entamer une danse duo, fragile, inspirée de postures du travail. "Les raboteurs de parquet" de Caillebotte ne sont pas éloignés tant la précision et richesse des détails suggèrent les emplois.En compagnie de Adonis Nebié Tauwindsida, le chorégraphe malien touche et les us et coutumes du labeur sont évoquées sans honte ni déni sur des corps soumis à l'effort, à la rudesse. A l'indifférence aussi...

Un programme insolent et tendre à la fois réunissant des artistes courageux, frondeurs ou pacifistes qui oeuvrent à la singularité des écritures et inspirations. La SACD en fer de lance de ces recherches inédites.

mardi 20 août 2024

LES HIVERNALES 2024: "On (y) danse aussi l'été ! ": les cigales dansent aussi !!

 Les Hivernales c'est la scène chorégraphique incontournable du festival off d'Avignon qui a pignon sur rue depuis belle et lurette et qui ne cesse de rassembler un public nombreux et hétéroclite.



Cette année à potron minet c'est "UNTITLED" Nostalgia Acte 3" de Tiran Willemse qui démarre la journée de programmation intense.

Un solo très émouvant où le fantôme de Giselle semble animé les pauses stylées danse classique, les diagonales et autres manèges, les piétinements de "la danseuse classique". Bien vite se défont ces formes apprises à travers le corps de Tiran Willemse qui se libère du carcan et offre une dans libre et évocatrice d'une culture africaine. Pour la beauté du geste, la précision des intensions chorégraphiques, ce solo inspire empathie et respect.


"HOPE HUNT AND THE ASCENSION INTO LAZARUS" de Oona Doherty OD Works

Révolution et Commune

C'est Sati Veyrunes qui s'y colle à ce solo emblématique de la chorégraphe irlandaise.Telle une SDF sans toit ni loi, la voici projetée sur la scène, vindicative, forte et pleine d'une énergie féroce et animale. La performance de l'interprète est sidérante et toutes les luttes sociales passent à travers son corps. Barricades et autres murailles à franchir en compagnie d'Allegri ou d'autres musiques toniques.  Un moment de méditation intense sur le pouvoir poétique et politique de la danse.


"VISCUM" de Noé Chapsal compagnie les corps jetés

Se jeter dans la bataille

D'emblée on est conquis: ils sont deux à se confronter dans un mouvement à répétition: esquive et embrassade, hallucinantes qui font mouche. Décliner à l'infini un mouvement, en carapace de cuir, se frotter, s'étreindre et se rejeter.D'un geste, d'une figure phare cette déclinaison d'énergie, buste contre buste dans un choc organique est splendide. Autant dans "le réel" il, elle, semble timide à l'approche dans un questionnement sur les possibles, autant la passion les poussent à l'impossible. Ils s'autorisent humblement à faire quelques gestes l'un envers l'autre et se défoncent dans la fiction irréelle. Tout leur est permis dans cet échange loin de l'intimité. Sans frontières, ni barrières: oser ou ne pas oser faire à l'autre ce que l'on souhaiterait ressentir ou vivre.Charlotte Louvel et Noe Chapsal: un couple féroce et hypnotique.


"2048" de Annabelle Loiseau et Pierre Bolo compagnie chute libre

Ça disjoncte

Une joyeuse bande fait la fête sans se douter que le temps passe Le compte à rebours démarre pour cette pièce pleine de pièges, de trappes et d'oubliettes. Attention, les joies et embrassades sont peut-être éphémères et Le Boléro de Ravel ravive souvenirs et mouvements compulsifs à l'envi.Une catastrophe en vue et l'insouciance est menacée. Danger sans panneau indicateur; l'ambiance est fumeuse et inquiétante. Une DJ polaire suit cette meute, cette horde de six danseurs dont une danseuse forte et puissante semble mener le bal.La danse est fluide et belle. Tout retourne au calme. Mais que c'est-il vraiment passé durant ces 2048 secondes?  


"TENDRE CARCASSE" de Arthur Perole CieF

Des petits riens pour une danse à soi.

Intimité et tendresse au menu de cette pièce fort séduisante et émouvante. Nos tics et tocs, nos habitudes et obsessions quotidiennes y sont évoquées en paroles, en gestes adéquats.Et l'empathie se fait maitresse de ce jeu plein d'humour, de recul, de distanciation naïve Être soi et le revendiquer, le dévoiler pour se construire en compagnie des autres et non en "monstre" à dénoncer ou vouloir exterminer. C'est beau et touchant: le geste relaie la paroles et ces quatre personnalités ne nous dissimulent rien. On est proche et complice, en fraternité et vulnérabilité avouée.Un bel aveu de tendresse, de sensible et de beau. Après une danse d'allégresse commune dans des costumes rutilants, des chrysalides sans paillettes éclosent des papillons dans des oripeaux du quotidien. Casse-croute et n'avoue jamais, ça fait trop de bien de s'exprimer: le naïf, la petite, le gay à chevelure, la belle métisse: un portrait de famille composée des plus véridique..  


"RUUPTUUR"de Mercedes Dassy ama brussels

On achève bien les chevaux

Coup de gueule pour cet opus qui pourtant contient en germe tant de possibilités inexplorées. Quatre walkyries échevelées et féroces simulent la révolte sous couvert d'une musique inaudible et vorace. Féminisme outrancier sans nuance et révoltant. De leurs chevaux, sortes de prothèses mal articulées, elles ne font rien que chevaucher le ridicule. Ces structure robotiques dont elles s'affublent restent inopérantes. Mégères et fébriles, vengeresses et porte drapeau d'une émancipation absente. La danse, le mouvement n'adhèrent à rien qu'à  des moulins à vent inefficaces.Ces amazones détrônées auraient pu nous emballer et nous conduire au summum du burlesque. Là, c'est la chute équestre libre et sans appel. Cavalcades et chevauchées vaines, manège pas enchanté du tout: trivial et violent, cet anti manifeste féministe nous plante et ce quatuor au tiercé non gagnant de mécaniques défoncées, mal huilées est indécent.


"TOUT SE PETE LA GUEULE, CHERIE" de Frédérick Gravel DLD

Tout va mâle

Ils sont épatants et à la fois attendrissants ces mâles qui ont du mal à être différents de leur éducation primitive. De la bière à gogo qui explose en mousse, des biscotos et autres attributs masculins pour nous faire bander de joie: et le tour est joué. C'est malin et mutin, bien interprété, solidement affirmé et soutenu pour nous faire éclater de rire. Ou de désespoir tant ces quatre escogriffes québécois semblent sans avenir. Un portrait désopilant de la gente masculine en perdition entre tradition et perte de soi sans issue possible. Torse nu bien sûr et plein de clichés machos mais "vertueux" malgré tout dans leur déclin. Sauve qui peut, ça va de mâle en pire et tout fout le camp!



Festival "Avignon le off" 2024 : trouvailles....

 Quelques trouvailles en allant fouiner et chiner dans le grand bazar du off


A la Manufacture au Chateau Saint Chamand "BARULHOS" de Bouba Landrille Tcouda compagnie Malka

Les bruits du monde

De l'énergie à revendre et offrir pour cette troupe à la technique virtuose dotée d'un sens du rythme inné. De la très bonne musique pour soutenir la chorégraphie tectonique, emballante. Un mur d'eznceintes comme scénographie qui sans être du Pierre Henry sonore demeure un espace visuel très esthétique. Solos et unisson au petit poil, des ralentis parfaits et onctueux pour une pièce inspirée de Bouba Landrille Tchouda. Les bruits du quotidien comme source d'inspiration pour ces six danseurs aux aguets de tout ce qui fait son et sens au pied du mur d'enceintes symbolique.


Toujours au Chateau programmé par La Manufacture "DUOS IMPROBABLES" – Claire Durand-Drouhin, BALLET BRUT. 

Tous différents

Une pièce comme un petit miracle tant elle fait appel à la générosité et au partage. Partages des différences: l'aspect physique, la personnalité des danseurs, bref tout ce qui fait l'identité d'un être humain, artiste. Quant au handicap moteur, celui qui en est "atteint" a autant de chance de danser en duo, en solo s'il est considéré et invité à exprimer son énergie, sa confiance en soi, en l'autre.Un homme privé de l'usage de ses jambes, en fauteuil ou pas sait faire passer le message. On se transporte ici avec joie et bonheur à partit d'une structure, architecture comme un long banc posé et sol qui récupère et fait rebondir les corps qui s'y posent. Duos ou addition de solos de toutes formes pour cette compagnie très à l'aise, débonnaire et accueillante. De beaux portés, une masse de corps soudés, deux estrades pour les accueillir et les faire vibrer. On y a la pêche, le vocabulaire fertile et prolixe: on y parle chinois aussi sur fond de musique live. C'est très engagé, engageant et cela se vit comme une belle lettre à la poste.


"KIFESH 2.0" de Oumar Diallo

"Je suis un voyageur"

Dans le cadre des "Garden Party" au Théâtre des Doms, voici un duo singulier plein de force et d'espoir. Deux danseurs noirs s'y confrontent une demi-heure durant dans la chaleur et la lumière de l'après midi en plein air.Un tête à tête, poids du corps en figure de proue pour signifier le duel, la confrontation, le combat. Mais aussi des appuis solides en "chef" et indéfectibles. Ce duo brodé de mots jetés et lancés au public, "je peux voler", pas vous peut-être...Popping, Locking, et Krump comme langue commune.Israel Nggashi pour donner la réplique, tempérer les élans frondeurs ou simplement danser la diaspora noire africaine.




"YE (L'EAU)" de Circus Baobab Kerkalla Bakala Camara

A La Scala c'est l'émeute: on se bouscule pour voir ces circassiens hors pair nous conter l'eau. Des bouteilles plastiques en pagaille pour nous rappeler que la pollution est omniprésente quant à la consommation de l'eau dite minérale de masse.Une légende guinéenne que cette troupe d'athlètes fabuleux, danseurs, acrobates, circassiens et contorsionniste de surcroit. Du jamais vu en terme de performance physique: des pyramides d'hommes qui montent au ciel, du danger, du risque constamment devant nous. C'est troublant cette histoire d'0 qui trahit notre négligence face à ce trésor indispensable à la vie que nous consommons et gaspillons sans cesse et sans vergogne.Du cirque sans animal avec toute la force animale de ces 13 danseurs prodiges, entrainés comme des bêtes de foire à tout rompre.Nedjma Benchaibauc commandes chorégraphiques de cette performance olympique hors norme. Des sensations fortes pour ébranler nos consciences consommatrices.



"SOUS TENSION" compagnie DTS

Sans détente....

Au théâtre Golovine, une jeune troupe pleine de pêche, d'énergie et de talent. Une heure durant, une dynamique d'enfer fait se succéder les tableaux de choc d'une bande boostée par la jeunesse et l'enthousiasme. Tensions de la vie, des relations humaines pour une danse pleine d’élan et de punch. L'impact de certains maux quotidiens sur notre existence les fait agir, réagir et bondir. Hip-hop et danse contemporaine pour exploser le genre et exploser d'énergie communicative.Comme dans une toile d'araignée les fils tendus emprisonnent les corps: tension tonique d'une architecture éphémère à la Jean Nouvel.


"DE CORRELATION/CORRELATION de ormone

Apparitions sonores

A Présence Pasteur, le fief de la Région Grand Est c'est Aurore Gruel qui nous offre une courte pièce dans le noir et dans l'ombre.Dissocier le son du geste et la musique de la danse est ici son crédo.Alors que la danseuse évolue dans le noir, une musique sourd de ses gestes comme envoutée par le silence et les sons de sa danse. Une expérience hors du commun en compagnie du créateur Hervé Birolini qui nous conduit vers une séance hypnotique de toute beauté.


"LE GLANEUR"

Se payer une étoile

Romain Bertet (l'oeil ivre) investit intra muros La Manufacture. Petit espace à potron minet pour un interprète qui se joue des embûches. Sur son petit scooter de poche il se balade dans sa mémoire et nous conte ses souvenirs d'images animées: le cinéma est source d'inspiration mais aussi de construction de l'imaginaire et le voyage pluridisciplinaire en sa compagnie est riche et fertile en émotions. Le corps conquis et animé par le jeu de tous ceux qu'il semble avoir rencontrés sur l'écran noir de ses nuits blanches.