jeudi 28 avril 2011

Bibliothèque verte et rose: on y danse aussi!

Des livres d'aventure: Alice, les Six compagnons, Fantômette se sont aussi intéresses à la danse: énigme, suspens, aventure autour d"une ballerine, de chaussons, de tutu!!!! Tout un mythe encore et encore pour la petite fille ou l'adolescente que j'étais...Et La collection "Lâge heureux" d'Odette Joyeux!!! (le trésor des hollandais, le journal de delphine). Lorna Hill signe à l'époque 1963, "Irène à l"opéra",  "Rosanna entre dans la danse", Paul-Jacques Bonzon,"La ballerine de Majorque" et la série des six compagnons et Caroline Quine "Alice au bal masqué" "Alice et la pantoufle d'hermine", "Alice et les chaussons rouges". (photos: J.L.Hess)


mercredi 27 avril 2011

L'humour des notes à Haguenau: ça va guincher!

L’humour des notes
Nota bene ! En fanfare ! En avant la musique !

Ca ne dénote jamais à Haguenau, au beau mois de mai : vingt ans que ça dure sans fausse note, le public pouvant même s’éclipser sans payer la note car beaucoup de spectacles sont à entrée libre, donc on ressort « libéré » de tout préjugé..
On note cette année la venue attendue,avec une création spéciale, de la fanfare « Les Grooms » pour mieux vous tenir la porte d’entrée du festival. Avec aussi la participation d’ensembles locaux, et en prime de fidélité, un grand spectacle événementiel « Zic Zazou » pour souffler les vingt bougies de la manifestation. Ils seront en déambulation sur une locomotive, une vraie ou à peu près !Et en sus le célèbre « Quatuor », les « Sea Girls » sirènes démoniaques, « La framboise frivole » toujours aussi délicieusement belge , la compagnie « L’envers du Décor » pour mieux visiter les coulisses de l’exploit.
Un festival en fanfare et trompette !
Sans omettre la présence des « Trompettes de Lyon » qui n’ont plus à faire leur « renommée ». Et « Les Brigands » et so,n spectacle facétieux « Au temps des croisades » pour dévaster, dérober des trésors d’humour comme autant d’Ali Baba aux proies avec les 40 voleurs. Surprise avec « Compagnie 26000 couverts » : au menu un festin de variations appétissantes et savoureuses. Dans les rues du centre ville, place aux spectacles impromptus, sous le chapiteau et dans les bars de la ville, l’humeur va faire fureur et surement quelques beaux ravages. Humour musical au menu avec Richard Gotainer, inoubliable auteur de tubes immortels comme le « Youki » ou la « Sampa », les Grooms avec une opérette de pacotille faite pour la rue avec fanfare, chanteurs lyriques, orchestre d’harmonie et chorale intitulé « Le bonheur est dans le chant » ! Le tout sur un texte original d’Eugène Durif.
Sous le chapiteau, en voici en voilà, du « Off » dans un registre plus décalé et caustique, comme Arsène Lupunk Trio, Gérald Genty, David Lafore, Laérosol ou encore une fanfare « alsacodélirante ».Que de décibels pour amadouer nos oreilles, délier nos zygomatiques, enchanter petits et grands, le temps de moments festifs et conviviaux !
« L’humour des notes » c’est aussi un parcours citoyen avec des préoccupations équitables, et écologiques avec emballages et tracs recyclables, attitude « tiers-mondialiste » et artistique respectueuse pas que de l’environnement sonore ! Le moins « respecté » peut-être au vu de la tonitruance du projet qui fera écho dans toute la ville. Comme un grand ricochet de sons qui se déploie et fait mouche !
Vingt ans et pas une ride, sans fausse note.
Allez vous reprendrez bien une petite note de musique pour la route
Notez bien sur votre carnet de bal le rendez-vous de l’humour et de la musique tous azimuts : du 26 Mai au 4 Juin.
Geneviève Charras


TRILOGIE RUSSE Ballet du Rhin


TRILOGIE RUSSE : Trésors enfouis ressuscités !
« De la musique avant toute chose »
La danse cosmopolite et la musique russe en cavale
Un programme inédit et virtuose : voici ce que propose Bertrand d’At pour impulser une fois de plus le Ballet du Rhin à côtoyer des univers musicaux et chorégraphiques inédits, à se plonger dans l’inconnu pour surprendre, séduire, déranger et déplacer les propos qui pourraient faire croire qu’une œuvre est définitivement référencée.
« De l’audace, toujours de l’audace » ou bien « Etonnez-moi » seraient-il ses leitmotiv de direction artistique ? Il faut le croire au vu des paris engagés sur trois nouvelles productions de pièces courtes « coups de poings », nouvelles chorégraphiques signées par trois « pointures » de la discipline. De Stravinsky, Bertrand d’At retient « Le baiser de la fée » qu’il confie à Michel Kéléménis, « Le Sacre du Printemps » qui échoue à Garry Stewart et Virginia Heinen se voit attribuer « Chout » , une pièce exhumée de Prokofiev.
Que dire de créations en cour, si ce n’est confier les ambitions, les envies et désirs de création qu’elles suggèrent ou contiennent pour celui qui doit triturer la masse sonore, façonner les compositions corporelles qui semblent convenir aux musiques convoquées pour l’occasion ?
Michel Kéléménis, actuel fondateur d’une Maison de la Danse dans son fief marseillais, aborde « Le baiser de la fée » avec sérénité, conviction et force : celle d’oser la narration dansée, le récit des corps pour épouser à l’origine le conte d’Andersen. Oui, une histoire, pas une illustration. Une révélation de cette pièce de Stravinsky, méconnue, voire ignorée. La danse subtile et raffinée de cet ancien interprète de Dominique Bagouet va sans nul doute dans le sens de la préciosité des gestes, dans la direction des choix radicaux chorégraphiques inspirés par le révolutionnaire en son temps des tempi, rythmes et instrumentalisation de l’orchestre « classique ».Une belle rencontre qu’il fallait provoquer pour raviver la flamme du son et des sonorités incongrues de Stravinsky. Encore ce dernier à l’honneur avec la version du « Sacre du Printemps » mise en corps et en espace par le féroce et redoutable Garry Stewart, chorégraphe invité et chéri par le Ballet du Rhin. De l’art brut et tribal qui jaillit à chaque note du Sacre, Garry retient la sauvagerie, le questionnement de la danse foudroyante et inspirée par la passion et la violence du propos. Que sera le destin de l’Elue, entre les mains de ce nouveau démiurge de l’écriture contemporaine chorégraphique ? Que de l’audace et du rebond, à coup sur ! Et dans cette tempête et tourmente, face à cette tornade jubilatoire, la douce et tendre Virginia Heinen ne se positionne pas cependant comme la brebis consentante. Elle s’attèle à une partition quasi inédite de Prokofiev, virulente, exaltante, elle qui abonde dans la danse d’expression et la tradition de ses maitres Kurt Joos et Jean Cébron, les chantres de la danse allemande des années 1920-1950.La voici qui ose provoquer Prokofiev en oubliant et évacuant le contenu du livret d’origine, le thème du bouffon. Quel toupet !
« Trilogie russe » promet de la déflagration, comme la révolution qui valut au pays à l’époque la venue des Ballets Russes de Serge de Diaghilev qui allait refondre la pensée et l’acte chorégraphique à partir de l’œuvre emblématique de Stravinsky : le désormais éternel et fascinant « Sacre du Printemps » !
Geneviève Charras
« Trilogie Russe » à Mulhouse les 13 14 15 Mai, à Strasbourg du 1 au 5 Juin à l’Opéra