Un film d'animation de Anthony Silverston
Un zèbre demi-zébré est considéré par son
troupeau comme la cause de la sécheresse persistante.
Il décide de
quitter leur lieu de retraite et part à la recherche de ses rayures
perdues.
Il est aidé dans sa quête par une vieille gnou et une autruche
fashionable. C'est également pour trouver un moyen de sauver son
troupeau de la sécheresse qu'il traversera maints dangers.
Superbe séquence où l'autruche danse "la mort du cygne" et où des marmottes scandent en dansant, un hymne fédérateur!!!
mercredi 14 mai 2014
mardi 13 mai 2014
"La ménagerie de verre" aux TAPS SCALA: attention fragile!
Dans les remous de la crise de 1929, Tom partage un deux-pièces à
Saint-Louis (ville où l’auteur passa une partie de son enfance) avec sa
mère et sa sœur Laura, une jeune femme secrète, fragile et terriblement
timide. Le père, parti depuis des années n’est jamais revenu, laissant à
son fils la charge de la maison. Dans un quotidien morne, rythmé par
l’évocation perpétuelle du passé, Tom fait des projets d’avenir et
trouve l’évasion au cinéma du quartier ; Laura se replie sur sa
collection de petits animaux de verre tandis que leur mère caresse
l’espoir d’une vie meilleure et l’idée de trouver un soupirant pour sa
fille. Laura, légèrement infirme, tentera sans succès de se plier aux
exigences de sa mère en recevant, dans l’appartement apprêté pour
l’occasion, un ancien camarade de collège qu’elle regardait jadis avec
les yeux de Chimène et qui aujourd’hui, travaille dans l’entreprise de
son frère. De cette rencontre porteuse de tant d’espérance, il ne
restera qu’une petite licorne de verre cassée sur le sol, comme l’image
d’un rêve brisé...
L'histoire se déroule dans un appartement qui donne dans une ruelle crasseuse probablement à St-Louis. Le père a abandonné sa famille depuis longtemps. Tom, son fils, gaspille ses jeunes années à travailler dans un entrepôt pour subvenir aux besoins des siens. Il en a marre de cette vie. Mais sa mère, Amanda, ne le lâche pas. Cette dernière tente de caser sa fille Laura, qui ne s'intéresse qu'à sa collection d'animaux de verre...
La compagnie INDIGO de Ribeauvillé propose une adaptation de la première pièce de Tennessee Williams, de Jean- Michel Deprats, mise en scène de Martin Adamiec.
Sobre et efficace, cette version de portrait de famille en crise!
C'est une contrebasse qui donne le rythme à la pièce: de son corps imposant, elle souligne le drame naissant, les instants de pause, les murmures ou les éclats des quatre protagonistes.
Une mise en scène délicate, respectueuse de l'esprit de la pièce, sans redondance ni trop d'appuis au texte, très riche et rebondissant.Mener la danse, faire de ces héros des hommes et des femmes à la fois pudiques et impudiques, plein d'excès ou de réserve!
Mère et fille contrastées, hystérique ou timide, tout se joue dans la nuance des comédiennes.
Jeu de corps pour Laura, fragile et handicapée, raidie par le manque de confiance et les secrets accumulés qui se transmettent dans sa collection d'animaux de verre qu'elle vénère et oùelle se réfugie.
Tom, lui, explose, éclate et ne parvient pas à désobéir! Tout comme sa soeur, ligotée par les abus de sa mère, fagocitant leurs existences!Les liens, les nœuds qui entravent ce joli petit monde d'apparences bienséantes, sont ténus Une valse pour dédramatiser et détendre Laura? Un petit tout de bonheur et de lâcher-prise dans cette agitation fébrile où ça court, ça court la famille!
"La ménagerie de verre" comme un cirque, une arène où l'on tourne en rond dans une routine du comportement.Sans pouvoir s'en échapper jamais.Séquestre, enfermement, on y respire difficilement dans un espace scénique volontairement restreint à l'essentiel.
Voix off comme échappatoire parfois, rêveries musicales pour bercer les déceptions....
Jim, le prétendant parviendra-t-il à dénouer ces liens si tendus entre membres d'une famille qui se complait à jouer aux vases communicants?
Fragile, éclatante,brisée aussi, la marque du destin en verre et contre tout!
"Ma mère et ses verres ont les pieds fragiles"
La conclusion, épilogue, est belle et focalisée par un rayon lumineux, halo ténu sur ces petits personnages miniatures de la collection de Laura.Bel effet dramaturgique, sans mot, dans le silence de la rémanence de tout ce trouble passé devant nous.
r
Du 13 au 16 Mai aux TAPS Scala
www.taps.strasbourg.eu
L'histoire se déroule dans un appartement qui donne dans une ruelle crasseuse probablement à St-Louis. Le père a abandonné sa famille depuis longtemps. Tom, son fils, gaspille ses jeunes années à travailler dans un entrepôt pour subvenir aux besoins des siens. Il en a marre de cette vie. Mais sa mère, Amanda, ne le lâche pas. Cette dernière tente de caser sa fille Laura, qui ne s'intéresse qu'à sa collection d'animaux de verre...
La compagnie INDIGO de Ribeauvillé propose une adaptation de la première pièce de Tennessee Williams, de Jean- Michel Deprats, mise en scène de Martin Adamiec.
Sobre et efficace, cette version de portrait de famille en crise!
C'est une contrebasse qui donne le rythme à la pièce: de son corps imposant, elle souligne le drame naissant, les instants de pause, les murmures ou les éclats des quatre protagonistes.
Une mise en scène délicate, respectueuse de l'esprit de la pièce, sans redondance ni trop d'appuis au texte, très riche et rebondissant.Mener la danse, faire de ces héros des hommes et des femmes à la fois pudiques et impudiques, plein d'excès ou de réserve!
Mère et fille contrastées, hystérique ou timide, tout se joue dans la nuance des comédiennes.
Jeu de corps pour Laura, fragile et handicapée, raidie par le manque de confiance et les secrets accumulés qui se transmettent dans sa collection d'animaux de verre qu'elle vénère et oùelle se réfugie.
Tom, lui, explose, éclate et ne parvient pas à désobéir! Tout comme sa soeur, ligotée par les abus de sa mère, fagocitant leurs existences!Les liens, les nœuds qui entravent ce joli petit monde d'apparences bienséantes, sont ténus Une valse pour dédramatiser et détendre Laura? Un petit tout de bonheur et de lâcher-prise dans cette agitation fébrile où ça court, ça court la famille!
"La ménagerie de verre" comme un cirque, une arène où l'on tourne en rond dans une routine du comportement.Sans pouvoir s'en échapper jamais.Séquestre, enfermement, on y respire difficilement dans un espace scénique volontairement restreint à l'essentiel.
Voix off comme échappatoire parfois, rêveries musicales pour bercer les déceptions....
Jim, le prétendant parviendra-t-il à dénouer ces liens si tendus entre membres d'une famille qui se complait à jouer aux vases communicants?
Fragile, éclatante,brisée aussi, la marque du destin en verre et contre tout!
"Ma mère et ses verres ont les pieds fragiles"
La conclusion, épilogue, est belle et focalisée par un rayon lumineux, halo ténu sur ces petits personnages miniatures de la collection de Laura.Bel effet dramaturgique, sans mot, dans le silence de la rémanence de tout ce trouble passé devant nous.
r
Du 13 au 16 Mai aux TAPS Scala
www.taps.strasbourg.eu
"L'après-midi d'un foehn":très fun! A vous couper le souffle!
Et si ce n'était qu'un rêve,que du vent dans les voiles, cette interprétation, adaptation magique et magnétique de"l'après-midi d'un faune" de Ravel?
Un songe sans doute,un rêve éveillé où l'apesanteur est reine,où la marionnette de sachet plastique devient objet et sujet d'un spectacle où le public est convié comme dans un cirque à une jubilation légère et sans relâche.
D'abord, dans l'arène se pose une manipulatrice qui confectionne à partir de la structure de squelette d'un sachet plastique (celui de la consommation mercantile quotidienne, l'enveloppe de nos "commissions", l'emballage galvaudé de nos courses de supermarché),un personnage bien structuré, charpenté.
Comment on transforme le banal en extraordinaire?
De là va surgir un petit personnage manipulé par le souffle des ventilateurs installés à la périphérie de la scène:il danse sous le souffle du vent,circule,oscille, s'élève, suspendu comme en apnée dans l'air.
C'est magique et miraculeux, onirique à souhait Tout en rose!
Mouvements fluides,lâchés, relax comme en "danse contemporaine":on abandonne le flux et le reflux pour un lâcher- prise nonchalant, délié.Corps magnétisé, marionnette idéale à la Kleist,personnage autonome et docile,mû par le vent de la vie, le souffle de sa danse!
Puis un second de couleur jaune se joint à lui pour un duo très sensuel,à fleur de peau,de sac!
Puis un troisième, vert, les rejoint et on frôle l'extase de la beauté de l'aérien, du diaphane, du volatil qui se dissoud dans l'éther.
La danseuse manipulatrice, orchestre le tout et convie une foule d'autres sachets blancs, de sa chevelure hirsute, dressée sur sa tête, comme une parure de carnaval.Au rythme de la musique,elle les éparpille et commence alors un lâché de sacs époustouflant!
Un dragon doré surgit comme un origami japonais et lutte avec le vent et les baguettes de la danseuse,maitre de cérémonie, tout de brun vêtue comme un moine.officiant.
Suit un second lâché de sachets noirs,menaçants,inquiétants qui s'affrontent à un autre personnage de plastique.Le rêve cesse quand le souffle de la dramaturgie retrouve le calme et le repos!
C'est l'ascension, la spiritualité en action que cet "après-midi d'un foehn" partagé ce jour là avec un public d'enfants émerveillés, sans voix,hypnotisés, ravis et enchantés par la plus belle des danses:sans corps, avec un esprit,une âme incarnée dans la virtuosité d'un mouvements,inoui,innomable!
Phia Ménard nous a fait atteindre le paradis,un paradis inconnu.
Pari gagné:la suite pour "Vortex" ce soir et demain au Théâtre de Hautepierre,présenté par le CND TJP et Les Migrateurs à Strasbourg!
Un songe sans doute,un rêve éveillé où l'apesanteur est reine,où la marionnette de sachet plastique devient objet et sujet d'un spectacle où le public est convié comme dans un cirque à une jubilation légère et sans relâche.
D'abord, dans l'arène se pose une manipulatrice qui confectionne à partir de la structure de squelette d'un sachet plastique (celui de la consommation mercantile quotidienne, l'enveloppe de nos "commissions", l'emballage galvaudé de nos courses de supermarché),un personnage bien structuré, charpenté.
Comment on transforme le banal en extraordinaire?
De là va surgir un petit personnage manipulé par le souffle des ventilateurs installés à la périphérie de la scène:il danse sous le souffle du vent,circule,oscille, s'élève, suspendu comme en apnée dans l'air.
C'est magique et miraculeux, onirique à souhait Tout en rose!
Mouvements fluides,lâchés, relax comme en "danse contemporaine":on abandonne le flux et le reflux pour un lâcher- prise nonchalant, délié.Corps magnétisé, marionnette idéale à la Kleist,personnage autonome et docile,mû par le vent de la vie, le souffle de sa danse!
Puis un second de couleur jaune se joint à lui pour un duo très sensuel,à fleur de peau,de sac!
Puis un troisième, vert, les rejoint et on frôle l'extase de la beauté de l'aérien, du diaphane, du volatil qui se dissoud dans l'éther.
La danseuse manipulatrice, orchestre le tout et convie une foule d'autres sachets blancs, de sa chevelure hirsute, dressée sur sa tête, comme une parure de carnaval.Au rythme de la musique,elle les éparpille et commence alors un lâché de sacs époustouflant!
Un dragon doré surgit comme un origami japonais et lutte avec le vent et les baguettes de la danseuse,maitre de cérémonie, tout de brun vêtue comme un moine.officiant.
Suit un second lâché de sachets noirs,menaçants,inquiétants qui s'affrontent à un autre personnage de plastique.Le rêve cesse quand le souffle de la dramaturgie retrouve le calme et le repos!
C'est l'ascension, la spiritualité en action que cet "après-midi d'un foehn" partagé ce jour là avec un public d'enfants émerveillés, sans voix,hypnotisés, ravis et enchantés par la plus belle des danses:sans corps, avec un esprit,une âme incarnée dans la virtuosité d'un mouvements,inoui,innomable!
Phia Ménard nous a fait atteindre le paradis,un paradis inconnu.
Pari gagné:la suite pour "Vortex" ce soir et demain au Théâtre de Hautepierre,présenté par le CND TJP et Les Migrateurs à Strasbourg!
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