vendredi 16 mai 2014

Simon et Agathe font de la danse.

★ "Simon et Agathe font de la danse"  de Didier Jean et Zad

"Simon et Agathe font de la danse" et "Simon et Agathe se déguisent" de Didier Jean et Zad

Deux histoires en une en retournant le livre, c'est original. Simon et Agathe sont un caméléon facétieux et une souris au fort caractère, qui sont amoureux.
Forcément c'est le côté danse qui a séduit Ly Lan. Agathe veut danser mais Simon prend un malin plaisir à l'embêter en lui chipant son tutu. Qu'à cela ne tienne, Agathe met Simon au défi de danser aussi bien qu'elle. Avec un tutu c'est bien plus facile, il fait des sauts à en décrocher la lune !

"Réminiscences" au Musée alsacien:souvenirs, souvenirs....Avez-vous une âme?

bouillotte contemporaine
"Réminiscences"
Allons voir du côté étymologie: pourquoi ce titre générique pour la toute dernière exposition "design" au Musée alsacien à Strasbourg?


Faculté de rappeler volontairement les souvenirs.
Souvenir où domine plus ou moins l'élément affectif. 
 Souvenir qui inspire, qui influence la création artistique et l'emprunt, le plagiat inconscient ainsi réalisé. 
Mémoire profonde, lointaine, comme venue du fond des âges.  
Mémoire collective....
Le Musée Alsacien programme depuis quelques mois des parcours-collections thématiques. Il s’agit d’expositions disséminées dans les espaces du musée et destinées à redynamiser les collections permanentes et fidéliser les publics locaux. Du 15 mai au 20 octobre 2014, le musée a pour projet de présenter le parcours “Réminiscences: quand les arts et traditions populaires inspirent le design contemporain”. Le principe de l’exposition sera de mettre en regard des objets anciens et des objets contemporains pour créer un dialogue et mettre en lumière la dynamique d’évolution des arts et traditions populaires, battant en brèche “l’angoisse de la perte”.
image
 C'est fort réussi et le chalenge de se réapproprier le passé fonctionne à fond dans ce merveilleux parcours, chasse au trésor à travers le dédale du musée!
On se surprend à découvrir ces anachronismes esthétiques dans les vitrines et le jeu de piste est excitant et très motivant!Objets designés avez-vous une âme?
Certes, et bien "contemporaine" pour avoir su inspirer tant de créateurs sur les bases d'une manufacture et inspiration traditionnelle.
A voir absolument!

jeudi 15 mai 2014

"Atlas":tout un monde à plat à la Verret!

"Chantier 2014 2018"
Avec Jean Christophe Paré, Jean Pierre Drouet, Natacha Kouznetsova, Charline Grand, Germana Civera, Marc Sens, François Verret.
Poète du plateau, François Verret questionne sans répit le monde dans lequel nous vivons. Métaphores,ellipses, éclats et contre jours façonnent ses pièces. Chantier 2014-2018 indique d’emblée un paysage en mouvement. Celui-ci tient de la traque. Il fait écho à la mémoire du temps.
Atlas, la nouvelle création de François Verret DR Atlas, la nouvelle création de François Verret Déjà présent lors du Festival Nouvelles en 2013, François Verret revient lors de l'édition 2014 avec son Chantier 2014-2018 : Atlas.
Festival Nouvelles 2014 à Strasbourg 
"Nous construirons une sorte d'atlas d’images 
théâtrales, sonores, filmiques…pour "faire signe" 
de notre désarroi inquiet face au monde comme il va…
Un atlas d’images audibles, visibles en ce lieu singulier qu’est le plateau…

Certaines de ces images seront véhiculées par les mots.
 Les nôtres, ceux que nous inventons au fil du temps,
 et ceux de quelques auteurs que nous aimons…
Que ce soit Wislawa Scymborska, Heiner Müller, Elfriede Jelinek, Svetlana Alexievitch, ou André Gorz, nous trouvons là d’authentiques partenaires traduisant magnifiquement notre remuement intérieur.
Ils disent avec une rare précision sensible le trouble qui nous constitue, ils révèlent la profondeur de nos doutes, et mettent à nu, la fêlure, la déchirure qui nous traverse…
Au delà des mots, nous nous attarderons à explorer les voix, les langues, les souffles qui nous habitent…
C’est à travers sons, musiques, silences, gestes… que nous composerons cet atlas d’images…"_ François Verret

Atlas, porteur du monde, titan de la mythologie grecque, ou chaine de montagnes infranchissables:au pied du mur, ou sur l'aplat du monde, ce recueil de cartes géographiques....Alors entre "notes d'intention" et réalisation, on peut s'interroger!
La scène est bien ce plateau, transformé pour l'occasion en petite géographie des rouages infernaux de l'hypocrisie humaine
Sept acteurs dont deux musiciens et une comédienne vont incarner la pensée du chorégraphe une heure durant.Deux femmes, peruquées, blondes platine, croix rouge à la boutonnière comme des cantinières de tranchée psalmodient des litanies douloureuses, chagrines sur leur sort et celui de l'indifférence des humeurs.
Elles ricanent, s'esclaffent, dansent leur hystérique pantomime, alors qu'une autre femme, mère, victime innocente des horreurs de la guerre pleure son destin.
La batterie et une guitare mue par un archet égrènent sons, bruitages, rythmes inaudibles...
Un spectre de rouge vêtu hante cet univers ubuesques, absurde et cruel , glisse et confère à l'atmosphère un gout de misère, de délaissement, d'absence.
Un dispositif en trois rouages au sol, cerné d'une sangle, se meut et tourne en dérision ce monde sans foi ni loi. La routine s'empare de l'ambiance pourtant explosive de la démonstration d'interprétation du premier conflit mondial.
Il faut "trancher" dans le vif contre cette boucherie ridicule, désastreuse sans pour autant tomber dans les clichés!
Les "14/ 18 ans" d'aujourd'hui sauront le faire dans cet amalgame encore touffu de gestes, combines et autres gesticulations aléatoires.
François Verret chemine sur les bords d'un précipice vertigineux où chaque faux pas pourrait être le retour àune mémoire galvaudée sur le sujet.
Un chantier toujours en devenir, une réflexion qui ramèner au miroir de la pensée sur les corps meurtris.
Creuser, toujours creuser, il en surgira assurément quelques vestiges d'une archéologie du futur à construire.
La danse là dedans a beaucoup à en dire!
A Pôle sud les 15 et 16 MAI