Un film d'animation brésilien de Alé Abreu, muet de 2013, discret, tenu,tendu comme un fil.
Papiers découpés, peinture, effets kaleidoscopiques comme une explosition graphique extraordinaire
Ca bouge fort bien!
Cela
commence avec deux coups de crayon, et trois notes de musique. Un petit
garçon : deux traits noirs (les yeux), deux pastilles roses (les
pommettes) dans un visage tout blanc, tout rond. Un air de flûte tout
simple, signature d’un papa monté dans un grand train et parti loin,
sans que le petit garçon comprenne bien. Trois fois rien. Mais à
l’arrivée, quel voyage ! Entre les premiers traits de crayon et les
dernières notes de musique, le petit garçon est parti découvrir le
monde, et peut-être retrouver son père.
Et le monde s’est déployé, pour
lui et pour nous, avec une poésie, un relief et une vigueur que l’on a
rarement l’occasion de voir, même dans le cinéma d’animation.
La grammaire visuelle d’Alê Abreu est simple. Les mondes que
l’on découvre vont toujours par deux : chaque Eden a son envers. La
campagne familiale est un cadre magique et très graphique!...