samedi 11 octobre 2014

Les bancs spaghetti de Pablo Reinoso: états de sièges!

Il expose actuellement des bijoux en or à la galerie Minimasterpiece, 16 rue des saints pères à Paris avec Claude Lévêque, des sculptures à porter!
Mais c'est l'inventeur du banc spaghetti!!!!
Amas de chaises pour Pina Bausch ou Ionesco!


Très anatomique et anthropomorphique!!!!

Pour les mal-assis et tous les danseurs, designers dans l'âme!

vendredi 10 octobre 2014

"Le garçon et le monde": l'animation dépouillée, mouvementée!

Un film d'animation brésilien de Alé Abreu, muet de 2013, discret, tenu,tendu comme un fil.
Papiers découpés, peinture, effets kaleidoscopiques comme une explosition graphique extraordinaire
Ca bouge fort bien!
Cela commence avec deux coups de crayon, et trois notes de musique. Un petit garçon : deux traits noirs (les yeux), deux pastilles roses (les pommettes) dans un visage tout blanc, tout rond. Un air de flûte tout simple, signature d’un papa monté dans un grand train et parti loin, sans que le petit garçon comprenne bien. Trois fois rien. Mais à l’arrivée, quel voyage ! Entre les premiers traits de crayon et les dernières notes de musique, le petit garçon est parti découvrir le monde, et peut-être retrouver son père.
Et le monde s’est déployé, pour lui et pour nous, avec une poésie, un relief et une vigueur que l’on a rarement l’occasion de voir, même dans le cinéma d’animation.
La grammaire visuelle d’Alê Abreu est simple. Les mondes que l’on découvre vont toujours par deux : chaque Eden a son envers. La campagne familiale est un cadre magique et très graphique!...
 
 

Ce soir Musica: rideau, en grandes pompes!

Au PMC ce soir, l'Ochestre Philarmonique du Luxembourg avec Jean-Frédéric Neuburger (piano), direction Peter Hirsch se produit pour clore une édition remarquable.
Concert de clôture du festival Musica de Strasbourg. Œuvres de Gérard Grisey (Transitoires - 1980-81), Philipp Maintz (konzert, création mondiale - 2013-14), Ondřej Adámek (Dusty Rusty Hush, création française - 2006-07) et György Kurtág (Stele - 1994).
Orchestre Philharmonique du Luxembourg © Blitz Orchestre Philharmonique du Luxembourg

Concert de clôture du festival. Le Philharmonique de Luxembourg en grand effectif déploie les partitions magistrales de Gérard Grisey et György Kurtág, et découvre en création celles d’Ondrˇej Adámek (dernière pièce de son portrait) et du concerto pour piano de Philipp Maintz.
 
Il faut l’entendre au concert pour mesurer le développement sonore de cette vaste symphonie funèbre. Accents beethovéniens (au début), bartókiens (à la fin), calme, puissance et brièveté : l’emprise de Stele sur l’auditeur est totale. Kurtág assista à de nombreux concerts et répétitions du prestigieux orchestre avant de livrer sa partition, commandée par Claudio Abbado pour le Philharmonique de Berlin et qui fut créée il y a précisément vingt ans.
Cinquième pièce du cycle Les Espaces acoustiques, Transitoires requiert un effectif comparable en nombre à Stele. Faisant référence au cycle, le compositeur indique : « (ici) le filtre est retiré, le temps est dilaté, les spectres éclatent jusqu’à la 55e harmonique, de véritables polyphonies spectrales se répartissent tout l’espace sonore. »
La question de l’espace sonore fut aussi au centre des préoccupations de Ondrˇej Adámek puisque Dusty Rusty Hush (littéralement : Silence Poussiéreux Rouillé) fut créé en 2007 dans une ancienne aciérie devenue musée industriel à Brandenburg (Allemagne). Le compositeur s’en inspire (la pièce prend parfois un aspect motoriste) autant qu’elle lui impose une manière de composer – en témoignent ces parties instrumentales très denses, qu’il devra même alléger plus tard pour rendre la pièce jouable !
Découvert à Musica en 2005 (les samedis de la jeune création) puis en 2011 lors d’un récital d’orgue de Francesco Filidei, de deux ans l’aîné d’Adámek, le compositeur allemand Philipp Maintz (né en 1977) livrera pour le festival son premier concerto pour piano, dédié à Jean-Frédéric Neuburger.