lundi 13 octobre 2014

"Samba": ne danse pas!

Il s'appelle Samba et a bien des déboires avec son pays d'accueil, la France!
Elle disjoncte un jour et se retrouve militante caritative pour les sans-papiers.
Ils se rencontrent et ne vont jamais faire un "début d'abus" mais se respecter jusqu'à retrouver une "attitude" digne et forte: celle de vivre dans son corps et de retrouver sa dignité.
Ce film de Olivier Nakache et Eric Toledano avec Charlotte Gainbourg et Omar Sy, méconnaissable est touchant et grave et truffé d'humour et de distanciation face à des problèmes sociaux et raciaux radicaux.
Deux séquences accueillent la danse: le "laveur de vitre" qui fait son show coca-cola devant des secrétaires aglutinées derrière les carreaux- Tahar Rahim rayonnant-, et le même en compagnie de Charlotte pour un échange dansé charnel, en joué et très bien filmé.Hélène Vincent radieuse en prime!
Non, Samba ne danse pas et risque de perdre son identité à force de changer de carte et de prénom.
"Un jour on criera ton nom et tout le monde dansera!", la samba bien sûr!
Samba, sénégalais en France depuis 10 ans, collectionne les petits boulots ; Alice est une cadre supérieure épuisée par un burn out. Lui essaye par tous les moyens d'obtenir ses papiers, alors qu'elle tente de se reconstruire par le bénévolat dans une association. Chacun cherche à sortir de son impasse jusqu'au jour où leurs destins se croisent... Entre humour et émotion, leur histoire se fraye un autre chemin vers le bonheur. Et si la vie avait plus d'imagination qu'eux ?

Caddie danse à Drusenheim?

Eloge de la métamorphose


La chorégraphe Catherine Dreyfus prend à bras-le-corps la réflexion d’Edgar Morin pour parler d’un monde en transformation.
Crédit : Arnaud Poumarat
Légende : Le Caddie, un des protagonistes de la nouvelle pièce de Catherine Dreyfus.
Crédit : Arnaud Poumarat Légende : Le Caddie, un des protagonistes de la nouvelle pièce de Catherine Dreyfus.
Société de consommation, individualisme, communication exacerbée, crise… c’est le monde d’aujourd’hui, avec tous ses travers, qui a inspiré Catherine Dreyfus pour cette nouvelle pièce. Selon Edgar Morin, notre monde, incapable de résoudre ses crises, est au bord de la désintégration… ou de la métamorphose. C’est cette dernière option qu’a choisie la chorégraphe en préférant s’appuyer sur notre capacité à libérer notre énergie créatrice, avec cinq interprètes au plateau. Véritable symbole, crûment mis en scène dans la pièce : le caddie de supermarché. Pris dans la spirale d’une société qu’ils ne contrôlent plus, les danseurs sont pris entre l’individualisme et le collectif, essayant de braver les comportements addictifs et compulsifs de la consommation et de la communication de masse.
Et Armand, le sculpteur aussi!!!
batterie de caddies, corps de ballet!
 Voir Duane Hanson...
Sur pointes pour Sylvie Fleury
en couple pour Marcelo Citade
et selon Maurizio Cattelan!

 

Aude Lachaise: état de siège à Pôle Sud!

Un coup de cœur vu un été 2011 dans le "off" du festival d'Avignon à la Condition des Soies à Avignon  Aude Lachaise avec "Marlon": une vision très sexy du personnage mythique, brodée d'une réflexion philosophique sur "qu'est-ce qu'une histoire de  cul": à vous couper le souffle, tant l'analyse est osée, truculente et pertinente.L'interprète-chorégraphe s'engage à fond et c'est une ode au sexe et au corps de toute beauté!
Aude Lachaise est de retour et à Strasbourg pour une résidence  de création dans le cadre des "fabriques"!
A voir absolument!
La pièce en construction
En Souvenir de l’Indien (Titre provisoire)
Il s’agit d’une pièce pluridisciplinaire pour 3 danseurs/acteurs et un musicien. Une pièce sur la création artistique et ses difficultés. Il y est question d’un chorégraphe qui s’est engagé à faire un spectacle et qui ne le fera pas, préférant fuir plutôt que d’assumer ses responsabilités. On y retrouve les problématiques spécifiques à la création comme l’inspiration ainsi que celles liées au travail en général : gestion des ressources humaines, procrastination etc.
Cela évoque le désarroi d’un individu face à son engagement professionnel.
Cet artiste est à la recherche de la «bonne idée» dans l’espoir que cela masquera son absence d’inspiration et son impuissance. Cela ressemble à un conte cruel pour adulte où l’humour, l’ironie et le drame cohabitent. La forme sera à la fois chorégraphique et théâtrale : ils nous raconteront cette histoire. Elle se mâtinera, par éclat, de comédie musicale comme une vision, une évocation de cette pièce dans la pièce dont il est question.
 
Travaux publics : vendredi 17 octobre à 19h à Pôle Sud