vendredi 6 mars 2015

"Stéréoscopia" de Vincent Dupont: stéréomania...........


Vincent Dupont livre ici une version très personnelle du travail de la stéréoscopie selon sa connaissance de l'oeuvre du peintre florentin Jacopo Chimenti, à la renaissance italienne.
Le dispositif scénique se veut figure architecturale de l'image en stéréoscopie: deux tableaux scindés, identiques où évoluent synchrones, deux danseuses de blanc vêtues; au départ gestes similaires et simultanées, puis peu à peu décalés......L'effet est peu convaincant, la stéréo ne peut opérer à plat sans la magie de la lunette ou de la véritable vision en stéréoscopie.
Le décor de matelas à la verticale est très esthétique mais peu efficace.


Les sons diffusé à travers des casques pour simuler aussi la stéréo au creux de l'oreille sont simples gadgets rapportés
Point de magie, ni de relief dans la gestuelle qui ne danse surtout pas, ni dans les effets lumières aux couleurs fondamentales en stromboscopie
Beaucoup de bonne volonté et une note d'intention ambitieuse pour un résultat fort déroutant: l'image y est décortiquée pour réfléchir le cadre, la profondeur de champ, la perspective mais de façon si didactique que rien ne semble surgir de magique de cette réflexion pourtant pertinente du chorégraphe.
Au Théâtre des Abbesses jusqu'au 7 Mars
www.theatredelaville_paris.com

Les photogrammes de Joseph Nadj à la galerie Hus : une révélation trompeuse !



Les photogrammes de Joseph Nadj exposés actuellement à Montmartre à la galerie Hus sont une révélation de son univers onirique, couché sur le papier photo : on le savait danseur, chorégraphe, plasticien, le voici désormais magicien de l'image à présent!
D'après la technique du rayogramme, le voici faisant voler et planer les figures , les architectures et les objets en autant de matières et matériaux impalpables, mystérieux, inomables et fantomatiques.
En noir et blanc, voici formes de bouteilles, de mouches et de bien d'autres hybrides en vol!
Magnifique travail de traces, d'empreintes, joyaux de nos rêves en apesanteur dans un joyeux délire d'équilibre et de déséquilibres.Surréaliste à souhait dans la lignée et le sillage  des Man Ray et Moholy Nagy, Nadj surprend et enchante, plonge l'oeil et le regard dans des univers inconnus, improbables! Encore des contes à rendre !


A la galerie Hus jusqu'au 3 Mai 2015
www;husgallery.com

La danse des bottes de Viallat