samedi 21 novembre 2015
"Your Majesties": Alex Deutinger en performeur politique: paroles, paroles..........
En costume cravate voici notre édile en proie à une rhétorique du politique, pas vraiment "correcte"
Une heure durant, il propose attitudes, gestes et discours émanant d'une méticuleuse observation du comportement, des codes gestuels, du cadrage aussi de ces "hommes troncs" vus souvent dans le cadre et le format tv.Joindre le geste à la parole sera de bonne guerre mais toujours décalé, à côté sans jamais illustrer.
Curieuse et furieuse adaptation de ces constats redondants de gestes qui affirment, soulignent, confirment une pensée en mouvement pour mieux véhiculer messages, propagande ou autre prise de paroles de taille.Il n'est pas seul dans ce jeu de rôle: derrière le public, une femme dirige ses gestes, ponctue le rythme de la performance: dissimulée ou à vue, on peut ignorer sa présence: elle vous fait des farces dans votre dos et vous, vous regardez fasciné, un homme en proie à une sorte de manipulation à distance, sans fil ni baguette Elle lui dicte ses déambulations, déplacements, réactions mais il demeure en phase avec l'écoute du public, ses respirations, ses attentes interactives.
Au plus proche de son corps, l'assemblée écoute les mots du discours, traduit en direct simultanément, ce qui semble ralentir le rythme, laisser moins de place au danseur pour donner libre cours à ses réactions en direct.
Artistes de la traduction,l'art de l'interprétariat, de la bascule d'une langue à l'autre sans trahison, ni faux sens, nous voici donc peut-être aussi dans la supercherie: les gestes donnés à voir sont aux antipodes du sens de ce discours lénifiant, hypocrite et frauduleux sur la guerre en temps de paix, sur la paix en temps de guerre de la bouche d'un tout jeune prix Nobel, Obama !
Obama campé tantôt comme un "président" un homme droit, debout, gestes conditionnés, mesurés, doigts déployés comme Fred Astaire, élégant, sophistiqué
Puis relâchement et dévoilement de la fraude, du leurre,: on nous ment: un dandy désinvolte fait place à la rigueur, relax, chemise ouverte, cravate défaite, chaussures délassées.
Négligence affichée, fausse révolte, engagement de pacotille jusqu'à la chute, simulacre de défaite: mais non, il rebondit le président, de joie devant la défense de la femme et de l'enfant!
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| PHILIPPE HALSMAN |
On songe aux sauts de Lisbeth Gruwez dans le même rôle de présidente, mais elle c'est de rage et de désespoir non simulés. La valse du pantin se termine après une heure de discours fleuve par une sortie peu fière d'un homme faussaire, la tête basse qui nous a dévoilé, obscène, ses aspirations pitoyables On songe au photographe Philippe Halsman et sa "jumpology"avec ses clichés d'hommes célèbres qui "sautent" pour échapper à l'étiquette du correctement politique, pour se lâcher de l'emprise du pouvoir sur leur physique et mental !!!!
Il a mouillé sa chemise notre fantoche de président, transpirant, alors que l'on assiste à sa "perte"d'énergie en regardant "travailler" notre performeur, hors pair ! Qui jamais ne se démonte, garde la face, même en faisant les pompes ou en s'accouplant virtuellement avec son texte!
Et dire que l'on a pu être dupe de ce discours flamboyant en 2009 devant l'espoir que représentait un président et dire que seule la danse, son écoute et les vecteurs directs que sont ses "interprètes" peut-elle aussi nous révéler le sens des mots, de la syntaxe d'un discours fallacieux en diable qui a pu mener le monde en bateau! Titanic, on coule ensemble où on survit? Ensemble avec la danse, cet "être ensemble" jamais démagogique, jamais tyrannique.
A Pôle Sud en coréalisation avec le Maillon jusqu'au 22 Novembre
vendredi 20 novembre 2015
"Maximilien Decroux: au delà du mime"
Pour la première fois un ouvrage est consacré à Maximilien Decroux, mime et chorégraphe (1930-2012), qui a tant œuvré pour développer l'art du geste dans le monde du spectacle. Ce créateur virtuose, d'une curiosité de chaque instant, explore le mime, renouvelle le jeu du comédien et évolue vers l'art contemporain d'avant-garde. Voici un hommage à un artiste rare, d'audience internationale, qui appartient au patrimoine français et dont l'œuvre constitue un important chaînon dans l'histoire du théâtre contemporain. Les auteures, Tania Becker et Catherine Decroux, ont étudié et travaillé avec Maximilien Decroux. Elles se sont donné comme mission de fixer sa mémoire ainsi que la richesse de son enseignement à travers les témoignages de collaborateurs et d'élèves, dont Samuel Avital, Jean-Claude Cotillard, Bruno Raffaelli, Brian Stavechny, ...
Tania Becker et Catherine Decroux
Préface Jean-Claude Cotillard
Préface Jean-Claude Cotillard
Pour la première fois un ouvrage est consacré à Maximilien Decroux, mime et chorégraphe (1930-2012), qui a tant oeuvré pour développer l’art du geste dans le monde du spectacle. Ce créateur virtuose, d’une curiosité de chaque instant, explore le mime, renouvelle le jeu du comédien et évolue vers l’art contemporain d’avant-garde.
Ce livre rend hommage à un artiste rare, d’audience internationale, qui appartient au patrimoine français et dont l’oeuvre constitue un important chaînon dans l’histoire du théâtre contemporain.
Tania Becker et Catherine Decroux, ont étudié et travaillé avec Maximilien Decroux et se sont donné comme mission de fixer sa mémoire ainsi que la richesse de son enseignement. Elles nous font vérifier la modernité de son oeuvre à travers les témoignages de collaborateurs et d’élèves : Samuel Avital, Jean-Claude Cotillard, Corinne Cousin, Angel Elizondo, Denis Fleurot, Janine Grillon, Stéphane Hazine Lori, Wolfram Mehring, Catherine Palvadeau, Pinok et Matho, Bernadette Plageman, Bruno Raffaelli, Jacqueline Rouard, Milena Salvini, Brian Stavechny, Élisa Toledo-Todd.
Leur propos s’enrichit de l’analyse de Michel Corvin et d’un entretien avec Yves Lorelle.
Ce livre rend hommage à un artiste rare, d’audience internationale, qui appartient au patrimoine français et dont l’oeuvre constitue un important chaînon dans l’histoire du théâtre contemporain.
Tania Becker et Catherine Decroux, ont étudié et travaillé avec Maximilien Decroux et se sont donné comme mission de fixer sa mémoire ainsi que la richesse de son enseignement. Elles nous font vérifier la modernité de son oeuvre à travers les témoignages de collaborateurs et d’élèves : Samuel Avital, Jean-Claude Cotillard, Corinne Cousin, Angel Elizondo, Denis Fleurot, Janine Grillon, Stéphane Hazine Lori, Wolfram Mehring, Catherine Palvadeau, Pinok et Matho, Bernadette Plageman, Bruno Raffaelli, Jacqueline Rouard, Milena Salvini, Brian Stavechny, Élisa Toledo-Todd.
Leur propos s’enrichit de l’analyse de Michel Corvin et d’un entretien avec Yves Lorelle.
Un document essentiel pour cerner les facettes du créateur, du pédagogue et ainsi lever le voile sur un homme secret, passionné par son art.
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