samedi 9 janvier 2016

André Courrèges: "laissez entrer la lumière" ! La musique et la danse!


Maison de couture fondée en 1961, Courrèges est connue et reconnue pour avoir bouleversé les codes de la haute couture en imposant un style nouveau, oubliant les conventions pour garder seulement la ligne, l’architecture mini-jupe, le blanc, les lignes structurées… Courrèges c’est aussi la première maison à avoir introduit la musique et la danse dans ses défilés, permettant ainsi le mouvement et la danse, en liberté !
Aujourd’hui en pleine relance, la marque perpétue son ambition du changement, en créant de nouveaux ponts entre différents univers. Comme le dit Frédéric Torloting, co-président de la maison : “la musique, comme l’événement, sont des expressions qui disent qui vous êtes”. Profitez des sélections pointues du dj français Agoria et gardez les oreilles grandes ouvertes à l’affût des prochains évènements Courrèges Music !
Et quelques costumes pour la compagnie "Par terre" de Anne Nguyen, dans"Autarcie"!


Au cours des années 60, la nouvelle génération de couturiers ne recherche plus un impossible compromis entre haute couture et confection, mais a pour ambition de marier culture de la mode et industrie du vêtement. Pierre Cardin ou André Courrèges, formés dans les ateliers de la génération précédente, sont désireux de promouvoir une mode moins classique, destinée à une clientèle plus jeune.
Courrèges, notamment, tente d'utiliser les nouvelles technologies pour supprimer totalement ou partiellement le cousu main et pour diminuer le nombre des essayages. Ingénieur de formation, Courrèges (né à Pau en 1923) fonde sa maison en 1961. En 1965, sa collection apparaît comme une révolution : il y propose des minijupes et des minirobes, inspirées directement de la mode lancée en Grande-Bretagne par Mary Quant quelques années auparavant. A l'heure où la bande dessinée et le dessin animé familiarisent le public avec les héros de science-fiction, Courrèges utilise des matériaux synthétiques pour dessiner des vêtements au style futuriste, à la coupe très épurée, sans plis ni pinces, et d'un entretien extrêmement facile. La fascination de Courrèges pour la conquête spatiale se traduit dans les bottes et chapeaux en forme de petits casques qu'il conçoit, s'inspirant directement des tenues des cosmonautes. Cela contribue à l'image de la femme sportive et active qui s'impose alors dans l'imaginaire social.
En écho avec la révolution sexuelle initiée par les contestations de 68, les robes se font de plus en plus courtes et de plus en plus ouvertes, sont portées sans sous-vêtements et moulent le corps de la femme. Tandis que les jambes gainées de collants qui accompagnent la tenue focalisent les regards masculins, les vêtements deviennent plus voyants et sexy. Toujours fidèle à son style, Courrèges reste imperméable au long des années à toutes les nouvelles tendances, que ce soit celle de la déstructuration du vêtement portées par les couturiers japonais ou celle des réminiscences baroques et exotiques de Christian Lacroix et Jean-Paul Gaultier.

vendredi 8 janvier 2016

Sarah Murcia: Caroline et ses amis ont de l'avenir, du "future"!


Dans le cadre de la programmation de Jazzdor, Pôle Sud accueillait hier soir, la contrebassiste et chanteuse Sarah Murcia et son groupe Caroline pour introduire leur futur album "Never Mind the Future": fragrances rock et punk garanties, fortement inspirées des Sex Pistols!
En bonne compagnie s'il vous plait: Gilles Coronado à la guitare, Olivier Py aux saxophones, Franck Vallant à la batterie, renforcée par l'intervention fumeuse et palpitante du danseur-chanteur-performeur Mark Tompkins et du pianiste Benoit Delbecq!
Une musique libre de toute contrainte, dadaïste à souhait, qui revisite des univers déjà fort inquisiteurs et chahuteurs à l'époque des héros perturbateurs, les Sex Pistols!
Un sextuor dynamique, une musique futuriste et foudroyante, drivée par Sarah Murcia, femme électrique, sobre et sensuelle, sans bluff ni artefact: une prestation où chacun pouvait trouver des pistes, des citations, des références à l'univers très marqué des Sex Pistols, fougueux et iconoclastes musiciens, trublions des années 1970.....


Et Mark Tompkins de chanter de sa voix chaude et suave au timbre grave et profond
Esquissant pas de danse au début ,encore étriqués entre les instruments, se frayant un chemin étroit, corps ramassé, gestes encore entravés dans l'espace restreint.
Puis plus tard il déploie son long corps gracile, envergure des bras au zénith, petits bougés fugaces et tétaniques, orchestrés par la musique environnante.
Il marche, s'arrête, stoppe et interrompt ses gestes en apnée corporelle, puis reprend son chemin, en phase avec les rythmes et couleurs sonores. Se plie, se replie, à angles droits ou aigus, son grand corps se ramasse ou s'ouvre, vrille et sa silhouette à la Yves Saint Laurent fait mouche et émeut dans ce grand univers musical déployé autour et avec lui.
Un grand et irrévérencieux interprète, unique en son genre, et révérence oblige,qui  se soumet et s'incline de profil, à genoux ou au sol pour mieux irriguer le plateau de son corps; il se répand et fond avec ses appuis, tremplin du geste et les rebonds de la vie!Crooner punk rock sans caricature ni excès avec conviction et engagement corporel pour une présence physique intense et perméable au public!

On termine avec "My way" revisité, Tompkins,les bras tendus vers le public, ouvert, généreux, prometteur de temps meilleurs. Magnifique osmose entre chant et danse, sans chi-chi ni extravagance, sobre, convainquant: le souffle, c'est la danse, la voix est libre!

Et dire que Mark Tompkins nous murmure encore à l'oreille, "Rives de l'Aar" à l’arrêt du tram, en musique avec Rodolphe Burger !!!!

Santé !