dimanche 1 mai 2016

"Théo et Hugo dans le même bateau": florilège d'amours masculines très chorégraphique !


Dans un  sex-club, les corps de Théo et de Hugo se rencontrent, se reconnaissent, se mêlent en une étreinte passionnée. Passé l’emportement du désir et l’exaltation de ce premier moment, les deux jeunes hommes, dégrisés, dans les rues vides du Paris nocturne, se confrontent à leur amour naissant.
Magnifique film sur l'amour au masculin, avec en "entrée" une séquence de 15 mmn sur les rapports charnels amoureux entre hommes, filmés sans pudeur et en gros plan: la naissance d'une passion, très tendre et juste, les déboires de deux êtres dans un Paris surprenant: vacuité des rues, rencontres matinales insolites de 2H à 9H du matin !!! De  Avec Geoffrey Couët, François Nambot, Mario Fanfani 

Œuvre puissamment charnelle, transpirant d’érotisme, Théo & Hugo est une proposition de cinéma fascinante qui va diviser le public. Certains conservateurs s’acharneront à décrier une dépravation underground, inhérente au milieu gay (sic), et d’autres y verront l’un des plus grands manifestes à l’amour, à travers une rencontre inopinée et un coup de foudre fusionnel dans un bordel homo parisien. 
Lors d’une intrigante séquence souterraine, hors du monde et des contingences du réel, le spectateur est plongé dans une subtile mise en abîme, invité à la fiction de cinéma et placé au cœur d’un dispositif de voyeurisme alors qu’ébats et orgies masculines se déploient explicitement à l’écran. La démarche ne souffre d’aucune complaisance, sur fond de musique techno hypnotique et une photographie amniotique de couleurs bleue et rouge. La chorégraphie des corps s’offusque de toute vulgarité
. Les âmes errantes s’offrent les unes aux autres jusqu’à une extase qui prend la forme d’une rencontre entre Théo et Hugo, deux jeunes gens qui vont filer ensemble à travers la nuit dans les rues du Paris de l’Est, d’abord dans l’ivresse d’un amour naissant, puis la peur au ventre de l’inconnu, en direction des urgences. Et si Hugo, séropositif, avait contaminé Théo qui a fait l’erreur, dans un moment d’abandon, de vivre l’instant sans protection ?

samedi 30 avril 2016

"Rigor mortis" et autres danses macabres: vanité de vanité!


 « Rigor Mortis et autres danses macabres » au Musée Tomi Ungerer - Centre international de l’Illustration Du 15 avril à octobre 2016 En contrepoint à l’exposition « Dernière danse » présentée à la Galerie Heitz, le Musée Tomi Ungerer-Centre international de l’Illustration propose la découverte de 80 dessins originaux provenant de la collection du musée et de diverses collections privées. Les danses macabres ont constitué depuis le Moyen Age un motif iconographique majeur et un support privilégié pour la satire sociale et politique.

A la suite de maîtres du dessin comme Dix, Goya, Grosz, Holbein ou Posada qui ont traité de ce thème, Tomi Ungerer, dont l’œuvre est marquée par le thème de la mort, a publié en 1983 le livre Rigor Mortis. Il a associé dans les dessins publiés et inédits de cette série des sujets intemporels et des problématiques actuelles à l’image de la mort. Le style incisif, porté par un trait à l’encre de Chine, est caractéristique de l’ensemble de son œuvre satirique.

Le thème des danses macabres continue à trouver des résonances contemporaines chez des artistes très différents comme Antoine Bernhart, Hervé Bohnert, Marie-Amélie Germain, Laurent Impeduglia, Jakob Kirchmayr, Julien Kuntz, Pascal Poirot ou encore Auguste Wackenheim. Leurs œuvres sont présentées en écho et se confrontent à celles de Tomi Ungerer.

Slow des escargots: temps-danse de circonstance météorologique!

Dancing in the rain !





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