mercredi 24 juin 2026

"Migratrice" La nouvelle création de Kaori Ito en répétition: les secrets de famille s'allègent et délivrent les corps pensants..

 


" Cette pièce, construite à partir d’un texte très personnel — celui de ma famille japonaise — interrogera la place des femmes dans les migrations.À travers cette histoire, elle parlera du poids que l’on emporte avec soi dans les déplacements — surtout en tant que femme — et de celui qu’on ramène quand on rentre." Kaori Ito

Pour sa nouvelle création, Kaori bouleverse ses habitudes et ajoute sur le plateau une importante scénographie : des portes de styles différents — celles d’un restaurant japonais, d’un barbecue coréen ou encore d’un PMU — suspendues dans l’espace.

4 interprètes évoluent dans ce décor : Catherine Germain, comédienne française ; Hyoungkwon Gil, percussionniste coréen ; Issue Park, danseur coréen avec qui elle collabore déjà sur ses créations Waré Mono et Dance Marathon Express ; et Nanoka Kato, danseuse japonaise.

ls et elles seront plusieurs fois appelé·es à la table d’un pays ou d’un autre par une même injonction : « Nous avons quelque chose à vous dire. »La scène se répète, les points de vue changent : tantôt parents, grands-parents, enfants, onclesou tantes, ils nous confrontent à l’intériorité de chacun·e, à la mémoire des acteur·ices du souvenir. Dans ce café du souvenir, on retrouve la mémoire — ou bien on la réinvente.Le secret sera révélé... ou bien gardé encore.À travers cette répétition, on observe la reproduction des schémas familiaux qui entretiennent le tabou et structurent parfois des familles entières à travers les générations.

Les secrets de famille sont tabou au Japon, l'invasion de la Mandchourie par les japonais se révèle et surgit de la grande histoire sur une cartographie parlante pour mieux nous laisser pénétrer par les portes et fenêtres dans les coulisses de l'âme d'une japonaise. Kaori Ito défie ici les lois du silence en offrant aux artistes un champ d'interprétation et  d'appropriation de sa culture: poreuse, éponge que deux danseurs Nonoka Kafo et Issue Park assimilent, digèrent, et dansent dans des fulgurances ou des moments de grâce inédits, improbables. Un personnage énigmatique, multiforme s'impose des le départ et raconte comme un fil conducteur les us et coutumes, les colères ou les aveux d'un père, les mystères d'une fratrie. C'est Catherine Germain qui irradie ces figures légendaires, costumes changeants, attitudes variées de femme pétrifiée autant que de géographe cartomancienne éperdue! Touchante évocation des fantômes qui peuplent un univers riche de mémoire, d’icônes, de sensations d'enfance ou d'adulte. Tout se rattache au souvenir dans un présent physique intense, une narration volubile des corps en mouvements. Le percussionniste à l'écoute des vibrations du monde en devient lui-même danseur, pantin dans cet univers , trésor de secrets dévoilés ou enfouis. Hyongkwon Gil, danseur fébrile et cathartique.Tout ceci augure du meilleur, canevas déjà bien faufilé, tissage de main de maitre par la chorégraphe rompue aux histoires de corps hantés par la trace et l'empreinte des faits et gestes imprimés, fondu dans les corps. Et l'esprit des lieux de surgir à nouveau dans une communion sincère avec le public, ici réuni dans le partage d'une aventure quasi aboutie.Le décor fait de pans de portes coulissantes comme une frontière ou un espace d’échappatoire selon l'ouverture ou la fermeture de son dispositif. Un espace de réflexion autant que de plaisir: celui de voir conter et danser les éruptions du monde. Migratrice sur des terrains à défricher, migrante, nomade, éclaireuse sans boussole mais avec un bâton de sourcier magnétique, Kaori Ito arpente les territoires inconnus d'une culture complexe, opaque et très enrichissante.

 

directrice du TJP CDN de Strasbourg Grand Est pour lequel elle développe un projet d’un lieu de théâtre transdisciplinaire, interculturel et intergénérationnel qui défend la transversalité de l’art, l’importance des questionnements des enfants et leur implication dans les processus de création. 

Après Waré Mono en 2023, Moé Moé Boum Boum et Dance Marathon Express en 2025, Kaori créera en octobre 2026, Migratrice.

 Du 15 juin au 1er juillet, le TJP accueille toute l'équipe artistique de Migratrice pour l'avant dernière résidence de travail avant la création le 7 octobre 2026 à la Grande Scène du TJP.

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samedi 20 juin 2026

"Danser Mozart au XXIᵉ siècle" Rubén Julliard / Marwik Schmitt: Mozart joue et danse, gagne en lisibilité musicale et chorégraphique



Ballet jeune public.
Amadé de Rubén Julliard.
Gangflow de Marwik Schmitt.
Reprises.


MO Z A R T. Derrière la légende du compositeur au génie quasi-divin se cache un homme disparu prématurément, épuisé par les excès d’une vie consacrée à la composition. Amadé évoque ainsi la brièveté d’une existence gouvernée par quatre muses singulières – le travail, la maladie, l’anxiété et la création – en mettant en perspective les trente années qui séparent l’enfant prodige exhibé comme une bête de foire du compositeur esseulé et moribond, sacrifiant ses dernières forces dans l’écriture d’un requiem prophétique laissé inachevé un soir d’hiver. Gangflow déconstruit le temps et l’espace de cette ultime nuit fiévreuse pour convoquer les spectres qui hantaient les dernières pensées du jeune maître : les trois sœurs aînées de la famille Weber, inextricablement liées à sa carrière et sa vie intime, ainsi que la Musique elle-même, ce sacerdoce aussi monstrueux que sublime. 
 

La série « Danser au XXIe siècle » invite la jeune garde de l’émergence chorégraphique à interroger l’héritage laissé par les grands compositeurs de l’histoire de la musique. Issus des rangs du Ballet de l’OnR, Rubén Julliard et Marwik Schmitt s’emparent ici de la figure et des œuvres de Mozart avec leurs pièces
Amadé et Gangflow, présentées en décembre 2020 devant un public virtuel. Au fil d’un spectacle pensé comme un tout, les deux jeunes chorégraphes confrontent leurs univers artistiques et leurs regards pour dévoiler ensemble les fragments d’une vie singulière, au cours de laquelle un certain Wolfgang Amadeus s’est consumé pour rendre le nom Mozart immortel.

  


"Amadé"

Un quatuor se dessine dans la pénombre, quatre femmes sur pointes oscillent, naviguent, tanguent dans un océan de musique chorale, ou de piano, toutes des oeuvres de Mozart, intactes ou remodelées pour l'occasion. Car Mozart, ce temple de génie abritant une musique tantôt sombre, tantôt d'une joie débordante, d'un enthousiasme  entrainant subit ici une réécriture chorégraphique singulière et audacieuse. Quatuor rapidement interpelé par un personnage étranger qui vient démanteler, disturber cet ensemble cohérent, compact, complice. Des pas de deux comme des adages classiques viennent ce fondre dans cet univers tournoyant, fébrile, animé de désir, de tâtonnements, de virevoltes jusqu'au sol. Un quintet se forme épousant toutes les musiques qui le bercent ou le détraquent. La virtuosité des cinq interprètes est à fleur de peau, toute de douceur et d'intimité, toute de virulence ou de tonicité. La griffe  de Ruben Julliard bien acérée pour transmettre sa vision musicale de l'oeuvre d'un démiurge musicien. Les costumes noirs, blanc, complices de cette sobriété ou sobre ébriété d'un compositeur hors norme, monstrueux, phénoménal.Le lyrisme, la liberté d"écriture de Mozart se glisse entre les pas, à l'unisson, en ricochets ou successions, passassions de gestes.

Chorégraphie, scénographie, costumes Rubén Julliard Musique Wolfgang Amadeus Mozart Lumières Marco Hollinger Ballet de l'Opéra national du Rhin

 "Gangflow"

La seconde oeuvre se fond dans la précédente comme un heureux tuilage de lumière et de mort. Des personnages sombres, noirs, bleus se fondent sur le plateau, émergent d'un rêve, d'une vision onirique étrange. On les suit du regard dans ces tribulations, divagations très orchestrées, à l'unisson ou en échappée belle. Quatre trublions électriques lancés pour mieux rebondir d'énergie, de fractures de gestes. Une musique inspirée de Mozart en "tube" de rawe party égrène des alleés et venue singulières. La danse s'y inscrit comme doublure, ourlet faufilé de pas, de portés, d'échappées belles , fugues audacieuses.

Chorégraphie, scénographie, costumes Marwik Schmitt Musique Para One, Gesaffelstein, Wolfgang Amadeus Mozart, Brian Eno Lumières Marco Hollinger Ballet de l'Opéra national du Rhin

 

A l'Opera du rhin juysqu'au 20 JUIN 

lundi 15 juin 2026

"Trois Soeurs" de Tchekhov: il n'y a pas d'amour heureux...

 

Yann Siptrott et Serge Lipszyc vous convient pour ce 8ème rdv annuel du Théâtre Forestier au Guensthal, après la folie de Molière 401 en 23 et après “Un songe, une nuit , l’été” de William Shakespeare en 24 et la mouette en 25L'évènement est coorganisé par la compagnie du matamore et le théâtre forestier du Guensthal Trois soeurs d' Anton Tchekhov , est précédée d'une lecture théâtralisée de la pièce de Valerie Durin " Quatre actes avec Olga" , Cet ouvrage est écrit à partir de la correspondance d'Anton Tchekhov et d'Olga Knipper, actrice qui deviendra sa femme. Un théâtre de partage et de convivialité au coeur du joyau de Guensthal. Chez les Siptrott’s. Tchekhov n’aurait pas rêvé mieux …Un théâtre de partage et de convivialité au coeur du joyau de Guensthal. Chez les Siptrott’s. Tchekhov n’aurait pas rêvé mieux …

Quatre actes avec Olga de Valérie Durin

L’histoire d’amour entre l’écrivain Anton Tchekhov et la comédienne Olga Knipper fut aussi intense que brève. Ils se rencontrent en avril 1898 à la lecture de La Mouette. Le dramaturge déjà célèbre et déjà malade, découvre la voix et la présence de l’interprète de son œuvre, une jeune femme fine et intelligente, gaie et spontanée, passionnée par son métier. Au fil des jours, marqués par les occupations de l’auteur dans sa maison de Yalta et par la progression du mal qui s’impose en lui, et les représentations de la comédienne à Moscou ou en tournée, la rencontre se fait idylle, amour puis mariage. Sans cesse séparés par la vie, ils ne se voyaient pas souvent, mais s’écrivaient régulièrement.

Lecture sous les arbres en apéritif éclairé pour entamer cette soirée sylvestre et forestière que nous propose la compagnie Matamore sur le territoire sacré du Guensthal. La correspondance entre Tchekhov et sa future compagne est un joli, prétexte à une introduction dans le monde tourmenté de l'auteur, malmené par la maladie chronique de l’asthme qui le ronge. Mais lui permet cependant de faire surfa    ce, de surnager magistralement pour écrire ici une oeuvre épistolaire de toute beauté. Rehaussée par la transposition de l'autrice Valérie Durin et le metteur en scène même, Serge Lipszyc. Quatre couples de comédiens vont tisser cette odyssée d'un amour naissant, huit comédiens pour incarner tantôt Tchekhov, tantôt Olga Knipper.Des dialogues s'instaurent, s'installent au gré des émotions naissantes de la rencontre inédite entre les deux personnages. Valentine Von Hörde donne le "la" de cette épopée amoureuse face à Sylvain Urban, charmeur à souhait et tout comme elle sous le charme de la complicité discrète d'une amour naissante. Le ton est donné: intimité partagée en dialogue délicieux, bordé par la langue altière, naturelle de Tchekhov.Plaisir de l'écoute et de la diversité des jeux des acteurs qui se distribuent les rôles en quatre actes relatifs aux créations de l'auteur. Quatre périodes de sa vie, des lettres fulgurantes sur les mots, la mise en scène, le contexte de ces créations audacieuses.Pour couronner le tout, de la musique live, guitare , flûte comme des réponses en résonance à l'action. Et le chant des oiseaux voisins comme des bruits dans le silence de cette prose rythmée à souhait. Un acteur de marque y dépose sa signature de l'époque. Stanislavski en personne qui prône le jeu expressionniste qu'on lui connait, mettant en avant les creux des pauses et silences d'un texte, ici lu et joué en toute liberté. La méthode Stanislavski aide l’acteur à bâtir un personnage cohérent, sans cliché ni effet plaqué. Le rôle n’est pas abordé comme une silhouette à imiter, mais comme une vie à comprendre.En contre plongée, sur des tréteaux, les comédiens alternent les couples et donnent envie de savoir la suite en continu. Tous excellents lecteurs-conteurs, les mots à la bouche, les gestes calculés pour maintenir suspens et surprise. Une mise en bouche apéritive et éclairante sur ce qui va suivre après une pause gastronomique de chez Anthon, la soupe bien relevée de cet autre Anton qui donne lui aussi le "la" à cette soirée inventive et audacieuse. Comme le Crédit Mut qui ici semble ne pas être au diapason de cette petite musique de nuit tombante alléchante.Les duos qui se succèdent dans une mise en scène rythmée en leitmotiv pour mieux pénétrer l'univers, l'atmosphère du génial Tchekhov de l'époque!Voici "une pédagogie" intelligente et digne de porter des éclairages fouillés et accessibles à toute une oeuvre, une vie, ici résumée par des échanges épistolaires fameux, gourmands, excitants quant à la suite.

Adaptation : Valérie Durin et Serge Lipszyc.
Par la Compagnie du Matamore et le théâtre Forestier du Guensthal

Trois Soeurs

Les Trois Sœurs, c’est un opéra. Rien ne manque, tout est en place, la partition parfaite. La musique de Tchekhov n’est pas mièvre, elle est violente, rugueuse, drôle, subtile et âpre. C’est la vie qui s’écoule, les rêves qui s’étiolent, les rires qui se figent, le temps qui dévore, la mort qu’on attend. Tchekhov nous donne à entendre et à voir le miroir à peine déformé de nos existences.


.Trois femmes sur le plateau comme une ode à la sororité, à l'amour et la filiation. Trois femmes, toutes différentes vont incarner une situation, un statut propre à l'époque, fin XIX ème siècle au pays de la Russie, pétrie de contrastes, de paradoxes. Elles s'enlacent et se donnent telles les sculptures des Siptrott,dans le don et l'offrande.Telles les poses et danses de Obadia/Bouvier Elles sont d'emblée attachantes, Irina, joviale, naïve, pleine d'espoir et de vie, la plus jeune: c'est Valentine von Hörde qui explose dans ce rôle vif, tendre et plein d'optimisme. A ses côtés, la belle Macha, rayonnante mais possédée par un pouvoir de séduction qui la dépasse et l'angoisse: Pauline Leurent en femme du monde, élégante, distinguée, inquiète et protectrice. Olga, elle, sage et maternelle compagne indéfectible de ce trio magnétique. Alors ça démarre par l'évocation de la mort du père, qui revient en fantôme bienveillant pour bercer ces orphelines soulagées: Serge Lipscyz, débonnaire et bonhomme plein de dévotion, d'amertume aussi, de désillusion parfois. Spectre, ectoplasme de charme,lien entre les générations. C'est jour de fête, l'anniversaire d'Irina avec un cadeau magique: un moment de théâtre à couper le souffle. On lui offre une toupie qui démontre en l'activant, qu'elle est ce silence bruyant peuplé de sons étranges si on la laisse s'exprimer jusqu'à son agonie musicale...Démonstration "stanislavski" de l'écoute des silences et des bruits du monde. Clin d'oeil malin et distancé du metteur en scène à la célèbre et mythique méthode de jeu théâtral révolutionnaire en son temps.

Le jeu et les intrigues animent la vaste scène du pré du Guensthal, lieu, endroit rêvé pour conter un récit peuplé de personnages fameux et attachants.Onze comédiens pour porter cette pièce moins connue du prolixe Tchekhov.On y décèle des militaires, fiers et imbus d'eux-même, classe sociale chérie et importante. L'un deux, Verchinine, incarné par Yann Siptroot, fait le paon, séducteur, beau parleur. Auprès de Macha, il rayonne et part à la conquête d'une femme mariée à Koulyguine, professeur émérite de lycée, fier et pas modeste pour un sou. Sur de lui et hors sol, Bruno Journée y est touchant, agaçant à souhait, malin et naif à la fois.Beau portrait du paraitre en société, proche d'une dérive qu'il cherche à masquer par une flamboyance feinte. Le Baron Touzenbach, Charles Leckler à leur côté fait figure de jeunot à éduquer dans ce monde familial complexe, soudé par une solidarité de classe. Entachée cependant par le mépris de certain au regard d'une servante inutile mais faisant partie des meubles, Anfissa, la nourrice tout juste tolérée jouée par Bruno Journée.Ainsi que Natacha, Sophie Thomann, hors norme dans ce milieu, pièce rapportée, méprisée et humiliée qui ne cesse de chérir sa progéniture et mal cadrée dans cette famille toxique en dérive, débâcle ou débandade.Geoffrey Goudeau, Soliony,personnage étrange, au jeu de mot prolixe, fait figure de critique, de décalage face à ce microcosme saturé de codes et de filiation. Un écart salvateur incarné avec détachement, recul et distanciation. Alors que Serge Lipszyc joue et gagne dans le rôle du médecin déconfit, incapable de décision, mais maitre de petites mélodies et leitmotivs récurrents du plus bel effet. Un homme ivre et désenchanté qui ne se mouille que pour arroser son visage et dessaouler de son vertige corporel très convaincant. Sans oublier Patrice Verdeil, l'employé du Conseil municipal ou le lieutenant Feraponte, imbu de lui-même à souhait.

Être ou ne pas être dans cette micro-société sans issue, voilà la question qui tarabuste chacun et les fait exister malgré eux dans un cloaque sentimental désopilant autant que dramatique. Car des moments humoristiques quasi vaudevillesques parsèment la pièce et lui donne un panache optimiste, gai et chamarré insoupçonné.Sans grotesque ni caricature, finement esquissé par le jeu des acteurs: engagés, plein de verve et de tonus dans ce bel espace bucolique à conquérir: les perspectives du paysage, comme écrin naturel à la mise en espace de ces "Trois Soeurs" réinventées pour l'occasion.

Une version qui n'occulte pas les embuches d'un récit, d'une narration ou les rebondissements se terminent en coup de feu fatal à une société pétrie de vie autant que d'instinct de mort et d'ennui: futilité de la vie qui engage chacun à redéfinir sa place parmi cette "sagrada familia" russe qui fait éclater les frontières de la bienséance malgré sa rigidité. Perméable aux événements, aux sentiments autant qu'aux  sensations fortes, charnelles, sensuelles. Et la danse de mener le bal de cette épopée sans fars mais aussi sans boussole ni phare directionnel pour se comporter au monde.


On se sépare autour d'un beau brasero convivial, chaleur bienvenue en ces nuits encore fraiches pleines de rosée du soir. Une jolie chenille lumineuse de voitures à travers la forêt magique pleine de lutins magnétiques pour regagner la civilisation: un rêve éveillé qui fera longue date et perdurera dans les esprits des spectateurs enchantés.

 Yann Siptrott est directeur artistique du théâtre forestier et coporteur du projet Et cette aventure est un compagnonnage entre le théâtre Forestier du Guensthal et la compagnie du Matamore

Sylvain Urban: Andreï Sergueïevitch Prozorov
Sophie Thomann: Natalia Ivanovna, (Natacha) sa fiancée puis son épouse
Isabelle Ruiz: Olga
Pauline Leurent: Macha
Valentina Von Horde: Irina
Bruno Journée: Fiodor Ilitch Kouliguine, professeur au lycée, mari de Macha & Anfissa, nourrice
Yann Siptrott: Alexandre Ignatievitch Verchinine, lieutenant-colonel commandant de division
Charles Leckler: Nikolaï Lvovitch Touzenbach, baron, lieutenant
Geoffrey Goudeau: Vassili Vassiliévitch Soliony, capitaine d’Etat Major
Serge Lipszyc: Ivan Romanovitch Tchéboutikine, médecin militaire
Patrice Verdeil: Alexei Pétrovitch Fédotik, sous lieutenant &
Féraponte, gardien dans l’administration rurale Mise en scène: Serge Lipszyc  Adaptation: Valérie Durin et Serge Lipszyc Scénographie / Accessoires: Sandrine Lamblin Lumières: Jean-Louis Martineau Costumes: Maya Thebault


Du 30 mai au 5 juillet 2026 au théâtre forestier du Guensthal.

19 et 20 septembre 2026 au théâtre forestier du Guensthal.