En résidence depuis six ans sur le territoire des Scènes du Nord
Alsace, la compagnie EZ3_Ezio Schiavulli présente sa nouvelle création :
Segnali di risonanza (Signaux de résonance).
Ce spectacle de danse en trois temps — un solo, un duo et un trio —
explore la manière dont les individus et les groupes humains réagissent à
l’inattendu ou au choc. À travers une gestuelle sensible et une
scénographie en perpétuel mouvement, les danseurs interrogent les liens,
les identités et les résonances émotionnelles. Portée par une musique
envoûtante, la pièce met en scène des objets pilotés par intelligence
artificielle, qui interagissent en temps réel avec les corps des
danseurs. Une expérience sensorielle et captivante, où la technologie
amplifie l’impact poétique du geste et redessine sans cesse l’espace.Danse et IA..
Il nous attend déjà sur le tapis de danse alors que l 'on s'installe dans une configuration quadri frontale découvrant tous les autres spectateurs de la grande salle de la MAC de Bischwiller.Ezio Schiavulli travaille à trouver "l'endroit", la place des projecteurs robots qui vont impulser les mouvements des danseurs. Lentement il démarre un discours inspiré de propos scientifiques édifiants puis esquisse sa danse,signature lente et enrobée, faite de gestes fluides,engagés puissants dans une énergie à peine perceptible.En costume noir,sobrement dépouillé,il évolue dans l'espace à l'envi. Alors que la musique accompagne ses envolées,du sol vers des niveaux diversifiés. Les jambes fléchies,le torse offert,les pieds ancrés solidement.Les lumières aux quatre coins se jouent des astuces multidirectionnelles de sa danse,dans différents coloris. Succède à ce solo très libre et fluide, un duo masculin sobre,lumineux,inspiré par des gestes amples, des attitudes énigmatiques de deux personnages neutres évoluant sur le terrain lisse de la complicité qui se complète naturellement.Les danseurs se frôlent,s'agitent,se cherchent et se rapprochent par des contacts récurrents et attractifs. L'énergie les conduit à exécuter toujours dans une fluidité permanente,des gestes simples.Le rapport au sol comme un aimant charmeur. Au tour d'un trio pour clore ce triptyque singulier.Les deux même danseurs accompagnés d'une nouvelle partenaire.Trio mouvant,attelé parfaitement dans une mouvance permanente qui hypnotise et captive le regard.On les suit en jouissant de cette belle unité de corps performants. En apnée devant toutes ces directions prises dans l'urgence,dans la perte d'un repère unique. Trio en osmose,en symbiose avec l'atmosphère musicale prenante.Sans cesse happés par la lumière comme des coléoptères foudroyés par les rayons de lumière. Sans pour autant se heurter à des obstacles imaginaires. Et le rythme s'emballe,la tension croit dans ce jeu de diagonales interrompues jusqu'au final dans la pénombre.le noir. Quatre danseurs rompus à l'attraction,le tiré-poussé,la notion de poids et la vélocité. Les regards aiguisés pour épouser cette folle course poursuite, cette course contre la montre,engagée le temps de la danse.Dans des cycles,des boucles,des figures évanescentes et fugaces,fruits d' une interprétation solide et inspirée. Se cherchant,se poursuivant,s' attrapant comme des joueurs de balles dans le vent.Belle pièce chorégraphiée pour un espace,arène carrée qui ne dissimule rien,ne pardonne pas les écarts ni les errances sans boussole. Ezio Schiavulli en pleine possession de son imaginaire débordant.
Conception générale et chorégraphique : Ezio Schiavulli.
Assistant à la chorégraphie : Gabriele Montaruli.
Interprètes : Ezio Schiavulli, Gabriele Montaruli, Alizée Leman et Davide Lafabiana.
Composition musicale : Antonello Arciuli.
Création lumière : Alex Chabera.
Programmation robotique et gestion technique : Sylvain Delbart.
A la MAC Bischwiller le 26 Mars
Les 9 et 15 Avril au PréO à Oberhausbergen