mardi 7 juillet 2026

Sept larmes pour Élisabeth:la danse dans les plis

 


La vie dans les plis les replis les déplies  les origami de la chorégraphie telle serait en résumé le propos empreint de . plénitude de cette œuvre de main de maître signee Aurelien Bory.Au plateau le guitariste virtuose Thibaut Garçia accompagne sa complice Aure Wachter danseuse chanteuseAu sol un immense drapé noir étoffé de la nuit se répand en tissu froissé de lumière.Cette femme déjà familière s en empare pour la transformer la plisser s en emparer comme un habit de nuitée longue robe à la Fortuny ou Myake 

Alors que les mains agiles du guitariste egrenent des mélodies nostalgiques.La danse est raffinée baroque altière et distinguée.Le son de la voix de Aure Wachter se fait profond mélancolique et le fameux o solitude devient chanson de geste et d amour gracieux.Les apparitions de l un et de l autre sont résurgences de sons et de corps qui absorbent l espace ou se fondent en lui.La fraise, cette collerette costume du port de tête se fait ornement savant qui se porte et se déplie comme un leporello ou une crête dorsale d animal hipocampe archaïque.Vision de toute beauté plastique et onirique qui plonge dans une atmosphère méditative recueillie. Un immense pan de mur se dresse et fait résonance écho à ces plis dignes  de Deleuze ou Henri Michaud comme réflexion du scenographe Aurelien Bory magicien expérimenté de la lumière et d une narration rythmique de la danse.Elisabeth princesse attristée y devient initiatrice d un trio danse en compagnie de son guitariste et de son instrument.Un corps à corps fabuleux des virevoltes tourbillons de grâce lancés dans l espace à foison.On y perd pied et repérés ravis par une intelligence rare interprétation de l univers elisabethain de John Dowland et de son fameux Seaven Teares.Pavane précieuse inventée de toute pièce par la danseuse et le musicien démarche calculée écrite et façonnée par les replis les tréfonds d un palimpseste miraculeux.Cet opus création mondiale se fait joyaux de la reine perle rare baroque aux formes multiples qui se font et défont à l envi. Le glossaire de gestes et de musique comme une partition en direct déchiffrée sois nos yeux.La tendresse et l harmonie se fondent et se diluant.Le mur de plis en accordéon ou partie orgues basaltique fait écho en pierre polyphonique et phonolithique roche métamorphique en cassure séracs géologiques des ères revolues.Perchee sur cette frange périlleuse la danseuse funambule se fait ange figure fantomatique ou esprit des lieux en déséquilibre.  Le risque et le danger font frémir hérissent et galvanisént les deux interprètes au zénith à l apogée de leur savoir être ensemble dans une grande discrète empathie avec le public.Une ode à la mélancolie ici rehaussée de bonheur d accalmie de sérénité absolue

L'architecture phonique telle les rythmes chers à Porzamparc et la Cité de la musique à Paris ou celle de la philharmonie de Luxembourg.Attention chef d oeuvre à ouvrir precosioneusement comme un éventail chatoyant procurant mystère et secrets au firmament de la préciosité des arts croisés. Les larmes d une clepsydre goutte à goutte  élixir de jouvence aux fragrances d amour courtois.

Au Théâtre Jean Claude carrière le 4 juillet dans le cadre du festival Montpellier Danse 

A

samedi 4 juillet 2026

How romantic katerina Andreou et Carte Blanche: danser pour survivre

 


Les marathons de danse inspirent la chorégraphe d' origine grecque avec passion et raison.Ce n' est pas sa vision ni une adaptation du film de Syndey Pollac "On acheve bien les chevaux", mais un opus fondé sur l"energie,son déploiement et la force de caractère de ces personnages engagés dans la lutte pour la survie sociale,économique.Les danseurs allongés sur une sorte de podium entament lentement une gestuelle sensible,chacun esquissant son impatience,sa peur,son attente quant à cet événement à surmonter jusqu au bout.Tout semble œuvrer en direction de la retenue puis peu à peu du basculement dans l effort,la dépense et la perte. Singulières visions débridées de corps qui expriment désarroi,ou peut être aussi joie de participer à cette cérémonie collective qui va fédérer les participants.Solo et duo engagent la Danse,la transfirme en meute déferlante sur une musique cinglante.Quelques pas de deux explorent le calme retrouvé après la tempête et apaise l'atmosphère Tendue,voire oppressante.Sur des bribes musicales duSacre du  Printemps ou micro en main,les danseurs s'adonnent à un rituel de partage plutôt que de concurrence ou lutte individuelle.La solidarité et l'entraide forme un être ensemble remarquable et l"ambiance reste à l'empathie et à la fièvre collective Les instants d'accalmie sont des havres de gestes ralentis,calmes,détectables.Savoureux et apaisant.Au final c'est à un feu d'artifice de bonds,de sauts d'obstacles que l"on  assisté à vous couper le souffle.A perdre haleine une fulgurance émerge et surgit des corps lancés dans l'espace,projetés comme des dévoreurs affolés d'univers qui s'ouvrent à l'envi.De remarquables interprètes de la compagnie de Danse de Norvège,Carte Blanche s'adonnent auj jeu de la Joie de danser qu"incarne en quintessence  la pensée communicative de Katerina Andreou.

Au Théâtre de l"Agora de la Danse le 3 juillet dans le cadre du Festival Montpellier Danse 

vendredi 3 juillet 2026

Chiara Bersani l'animale

 


Quand danse et sculpture révèle l'art d être au monde

Une forme étrange semble reposer sur un socle au cœur de la chapelle des chœurs de Montpellier :cette masse étrange se met à se mouvoir lentement comme un être vivant au creux d'une lumière douce et apaisante.On distingue à peine les contours d'un corps qui se meut lentement et dissimule vraisemblablement celui d'un être vivant.La sculpture oscille émet de petits cris et souffles de vie et laisse apparaître peu à peu les contours d'un bras d'une cuisse et le tissu d'un vêtement noir scintillant.Alors se fait plus évidente la présence d'une personne ,le travail d'un Rodin...On perçoit une main difforme comme sortie d'un univers étrange étranger: c'est bien la la danseuse qui se dévoile lentement et apparaît dans toute sa splendeur et sa singularité physique.C "est ainsi que prend vis l'interprète qui fascine inquiète intrigue et provoque un émoi une émotion intense .Le regard se focalise sur ces mouvements lents dévoilant son visage sa longue chevelure son corps entièrement.La a danseuse, créature quasi fantastique dans ce contexte spectaculaire'fait office de monstre sacré créature divine transfiguré comme sur un socle magnifiant ses formes au plus haut niveau de visibilité.La sensibilité au cœur du sujet sans complaisance ni déni. 

Dans le cadre du festival Montpellier Danse le 3 Juilllet