mercredi 11 mars 2015

"L'encyclo de la danseuse" : Catel et la danse !

Un ouvrage de Claudine Colozzi
Comment choisir son cours de danse ? Pourquoi moins de filles danseuses de hip-hop ? Quels parcours possibles pour devenir danseuse professionnelle ? Qu'est-ce que l'en-dehors ? Comment parfaire son coup de pied ? Pourquoi un tel engouement pour la danse Bollywood ? Qui a popularisé l'usage des pointes ? Quel est le ballet le plus dansé au monde ? Comment réussir son chignon ? En 170 entrées classées de A à Z, L'Encyclo de la danseuse répond à toutes les questions que les danseuses, ballerines en herbe ou futures étoiles, peuvent se poser. Avec, en prime, des photos des monstres sacrés de la danse et les illustrations pointues de Catel. Bref, L'Encyclo de la danseuse parce que la danse, ça n'est pas seulement bouger son corps !
Parce que la danse, ça n'est pas seulement bouger son corps, Claudine Colozzi raconte tout sur la danse, côté scène comme côté coulisses. Avec, en prime, des photos des monstres sacrés de la danse et les illustrations pointues de Catel.

"Chelli" :intrusion autistique.


Un film de Asaf Korman, histoire d'une relation très physique et corporelle d'une grande soeur possessive vis à vis de sa petite soeur autiste de naissance.
La danse, les contacts entre les deux soeurs sont histoire de corps et de fusion, les gestes calés de l'actrice qui incarne Zohar, très bien simulés et calqués sur l'observation des comportements autistes.
La complicité est dévorante, intrusive, maladive et quand les amis ou l'institution psychiatrique parviennent à épanouir l'enfant sauvage, c'est l'adulte dépendante qui va en prendre un sacré coup!


Chelli et Gabby sont sœurs et s’aiment follement. Chelli s’occupe seule de Gabby qui est handicapée mentale. L’arrivée d’un homme – Zohar – dans la vie de Chelli fait naître un trio singulier, où les frontières entre protection, sacrifice et amour vont être brisées.


Pour son premier long-métrage, Asaf Korman a décidé de s’inspirer du propre parcours de son actrice principale, en particulier la relation qu’elle entretenait avec sa sœur handicapée.

 Dans « Chelli », celle qui donne son nom au titre français s’occupe de sa sœur autiste, sa mère ayant jeté l’éponge depuis bien longtemps. Alors que les deux jeunes femmes étaient parfaitement heureuses dans cette vie, l’internement forcé de Gabby va venir rompre l’équilibre familial, et la relation naissante entre Chelli et un beau prof de sport sera loin d’arranger les choses.

"Le malade imaginaire" selon Michel Didym au TNS: "entremets-teur" !


Allo Molière, bobo, grand corps malade!
On semblait connaitre la pièce emblématique de Molière sur médecins et médecine, et voici une version scénique très personnelle de Michel Didym, pleine de verve, de jeux de gestes, d'attitudes mesurées pour exprimer la démesure des personnages en liesse !
Chorégraphie des déplacements, postures , attitudes et gestuelle appropriée à chacun, tout est ici rythmé par les corps et la musicalité du texte, par les chansons et "entremets" musicaux décallés par rapport à la "comédie ballet" d'origine, signée baroque Lully!
Quelques intermèdes musicaux viennent émailler la pièce de façon très exotique, tout à fait inattendue. Ces intermèdes, bien que rarement montés, font partie intégrante de la pièce originale de Molière. Le metteur en scène donne une explication intéressante  :
« Je croyais que c’était une volonté de Molière de créer un espace métaphorique autour de la médecine. Il me paraît aujourd’hui qu’à l’évidence la musique de Lully a été imposée à Molière de manière dictatoriale. Beaucoup de ces ballets entourant la pièce étaient des oeuvres de circonstances qui permettaient à Molière d’accéder à la Cour et, tout simplement, de subsister. [...] Je ne compte pas garder l’intégralité de ces intermèdes musicaux chorégraphiés qui sont pour moi comme une gangue dont il s’agit d’extraire le fruit. »

Les choix de Michel Dydim quant à ces intermèdes musicaux amènent un champ inattendu à la pièce, un décalage tout à fait rafraîchissant et bienvenu. Cela enrichit le spectacle et l’empêche de tomber dans une représentation plus convenue du Malade imaginaire tel qu’on l’attend.
Il y a par exemple à la fin de la pièce une scène de ballet chantée et dansée : l’intronisation d’Argan en médecin. L’absurde est ici poussé à son terme. La parole devient musique : elle ne véhicule rien d’autre que l’étonnement du protagoniste devant ces médecins devenus fous. C’est du pur burlesque.
Et les actrices de briller dans des interprétations virulentes pour Toinette, éblouissante Norah Krief, affolante, abrupte et tonitruante, douce et soumise pour Angélique, gracieuse  Jeanne Lepers, aux longues jambes mystérieuses, façonnées par un sculpteur de génie !
Sans compter sur Louison, adorable fillette au jeu très assuré, feignant la mort dans une chute royale, simulée bluffante ! Une graine d'actrice véritable!

au TNS Strasbourg jusqu'au 21 MARS