dimanche 12 mai 2024

zvardon: tribulations tribales : danses de vie

 


Une danse tribale de bâtons pour chasser les esprits en visite.Le dialogue de deux femmes au visage dissimulé. Une bergère gardienne de buffle aux traits masqués, une assemblée de guerriers en contre plongée: visite au pays des nomades encerclés. Icône fantastique que ce cheval hybride à la crinière de nuage en fumée aux côtés d'une femme voilée...Et pardessus tout cette femme torse nu déployé à la parure de bijoux fabuleux et d'un zébu farfelu.Un chameau, sa compagne devant son arbre séculaire qui la protège et qu'elle habite. De son tronc,de ses racines enveloppée. La tribu s'affole, s'ébranle pour un couronnement auréolé de lèvres à plateau en guise de bouclier de bouche.Des enfants au corps maquillé de traces et signes cabalistiques, de terre ou pigments noir et blanc.Un regard à demi dissimulé frôle le champs de vision.Un cortège pour exode, déplacement et transport en commun de denrées rares et précieuses...On porte des branchages, une cruche d'eau sur la tête qui jamais ne penche ni ne plie sous le joug de la tache. Le cheptel s'abreuve en couronne, alors qu'un berger de fortune ne cesse de les harponner.Les femmes travaillent, les yeux au ciel évoquant la félicité de cette vie rurale préservée. Une humanité en route, en transit ou en pose longue pour dévoiler la sagesse, la force et l'authenticité jamais perdue. Hommes et animaux au diapason, à l'unisson d'un chant de vie aux formes et allures d'antan. Le regard et le choix du photo-graphe à l'écoute du monde qu'il transfigure à l'envi



zvardon: portraits peints pigmentés: zurma dévisagé !


 Pigmentés

Masques de parade haut en couleurs, en pointillés comme des touches de peinture énigmatiques sur les façades des maisons alsaciennes pour les dé-ensorceler..Tout se rejoint aux delà des continents

Comédia del'arte africaine où la bouche béante devient tutu à plateau posé sur de la peau fardée: plumes, bijoux, voiles et péplums dissimulant corps et regards tranquilles, apaisés sous l'oeil du photo-graphe inspiré. Des attitudes de Buto pour une femme traquée, les avant-bras collés au corps.

Traces, sillons serpentent sur les tissus corporels, dessins, calligraphies de signes labyrinthiques et mystérieux. A décrypter au chevet de la terre, mère nourricière. Un torse vêtu de blanc, couleur de chaux, des chevelures en casque, en nid de brindilles pour oiseau de proie. Des spirales au front et volutes en cercle, escargot tissé pour parade nuptiale. Et pour le festin des merveilles, des lèvres écartelées comme des tranches de miroir aux alouettes mouchetées. Flûte de Pan débordant des lèvres, jarre sur le chef comme pour prolonger les têtes hautes en posture royale et digne: noblesse oblige...Se délivrer des magies et autres tours de passe-passe frontières en admirant la quiétude d'un visage de femme, de trois-quarts, penchée, rêveuse: tel un Brancusi somnolant de toute sa tête d'or endormie. Un oisillon dans les mains, couche douillette et maternelle. Et pour clore cette galerie de corps en fête, des jambières striées de blanc comme des plantations protégées: chaussettes à son pied!

Un torse-buste dénudé, voluptueux, parsemé de petits pois de senteurs virginales: blanc ponctué et petites notes d'une musique dissimulée sous les langues qui se taisent. Les portraits d'enfant plumés à la coloquinte vide ou à la lyre. Tête de mort, emblème d'exo-squelette bien vivant, le regard confiant sous son maquillage savant. Le dessin comme palette de couleurs oscillant entre béatitude et don de soi. Devant et si proche de celui qui dialogue sans mots devant tant de noblesse.


mercredi 8 mai 2024

"Remembering Woodstock" Étudiant·e·s de la licence Musiques actuelles à l'Université de Strasbourg: psychédélic story!

 


Remontons tous ensemble dans le temps, en 1969, lorsque le festival Woodstock entre dans la légende ! Rendre hommage à cet évènement emblématique de la culture hippie, c'est le challenge que se sont lancés les étudiant·e·s de la faculté de musicologie de Strasbourg !Vivez un hommage immersif mêlant des images d'archives à un corpus de musiques cultes. Laissez-vous tenter par les solos de Jimi Hendrix et Santana, le rock’n’roll des Who, Joan Baez, la voix bluesy de Janis Joplin…Prêts pour ce voyage spectaculaire ? Alors direction Woodstock !

Ils ont le feu sacré ces jeunes étudiants en bonne voie de professionnalisation..Bonne voix, punch, détermination et pêche d'enfer pour cette "troupe" jolie meute affolée qui convoque des "figures légendaires" de la musique ce soir là à la Pokop! Une invitation pour cette génération à revisiter les tubes et autres canons des années 1960, une époque utopique, légère, facile, débonnaire. Loin des préoccupations d'aujourd'hui qui sont loin d'être au beau fixe...Feux de la rampe allumés pour cette bande de foutraques très professionnels qui habitent le plateau deux heures durant. Pas de "moulés à la louche" comme autrefois, ni de conformité d'antan mais des vraies revisitations des oeuvres d'époque. Adaptées, remises en voix et en forme, alternées selon auteurs, chanteurs ou thématiques. On rencontre avec délice Joan Baez et ses mélodies poétiques et divines aux côtés des électriques Who.  Et on fait des passerelles acrobatiques et vertigineuses entre les paysages électrisés de Jimi Hendrix, entre Santana et Janis Joplin. Histoire de se balader sans entrave dans un monde musical foisonnant, audacieux, décoiffant. Tous prennent la scène en costumes variables selon les inspirations et influences country,  psychédéliques ou électriques. Guitares au poing, batterie en folie, frappes et voix audacieuses dans de beaux aigus ou rage déferlante. La jeunesse comme bouclier, levé comme une révolution douce mais quelque part enragée par l'actualité.Sans soucis de la bienséance mais avec toute la responsabilité de restituer aux anciens comme aux néophytes, la richesse de cette génération musicale de légende. Habitée par un territoire utopiste. Ce "Woodstock" est bien de mise et tombe à pic pour valoriser un patrimoine encore neuf et original qui inspire en diable une belle frange de jeunes et talentueux musiciens en herbe! Une soirée inoubliable de Peace, Love and Music ! Et après Prince et Queen, cette année les étudiant.e.s de la licence Musiques Actuelles de l'Université de Strasbourg remontent dans le temps en reprenant les artistes les plus iconiques du plus iconique des festivals, Woodstock !!!

Warning : présence de grosses distos de guitare, d'harmonies vocales, de tambourins, de bandanas, et surtout de plein de peace & love !!!

Peut être une représentation artistique de 1 personne

Les étudiant·e·s du parcours Musiques actuelles de l’Université de Strasbourg rendent hommage à la première (la plus mythique !) édition du festival de Woodstock, celle de 1969, rendue célèbre par les performances iconiques d’artistes tels que Jimi Hendrix, Janis Joplin, Santana, Crosby Stills & Nash, The Who…Dans le cadre d’un cours de la durée de deux semestres, ces étudiant·e·s découvrent les enjeux de ce répertoire, s’imprègnent de la culture qui l’a produit, et se confrontent aux enjeux artistiques, techniques et organisationnels liés à la création d’un spectacle de niveau professionnel, sous la coordination de leur enseignant.Remembering Woodstock est l’occasion de redécouvrir les différentes facettes d’un moment emblématique dans l’histoire de la musique (et de la culture) du XXème siècle. Un moment où le rock, qui est encore jeune, abandonne la naïveté de l’adolescence, où les revendications sociales et politiques de la folk protestataire rencontrent la fierté assumée des artistes afro-américain·e·s et les utopies du mouvement hippie. 

A le Pokop le 7 MAI 

Jeu : Paul ABLANCOURT, Théodore BARTHEL, Hedi BOURAOUI, Lafcadio CALMEIL, Sarah CHABAUD, Leo COUSSY, Nina DIETSCH, Adèle FILIP, Loris GOICHOT, Ianis GOSSELIN, Ayako HASE, Math HINSCHBERGER, Thomas KIEFFER, Ladislas LE BER, Lucie MARTINIE, Clémence MECHLER, Athénaïs MICHEL-THÉVENARD, Tristan MICHELI, Anatole MILANESE, Victoria MIRKOVIC, Ece NALBANTOGLU, Colette PAUTRAT, Audrey PAYET, Maxime PEREIRA, Carla ROSOCHACKI, Raphaëlle TADIELLO, Louise THUET, Loane VERNET
Son et régie : Nathanaël FALQUE-VERT, Bagher GOONEH FARAHANI, Rayan MOULAY-RÉTHORÉ, Nika NAKOPIA
Coordination, communication : Lucie MARTINIE, Robin MEYER, Jacopo COSTA
Création vidéo : Enzo AIGUILLE
Affiche : Loane VERNET