vendredi 20 février 2026

Synchronicité / a Folia Maud Le Pladec / Marco da Silva Ferreira / Festival Everybody 2026

 


Synchronicité
de Maud Le Pladec (2024)

La fresque chorégraphique de Maud Le Pladec, créée pour la cérémonie d'ouverture des JO de Paris 2024 sous la direction artistique de Thomas Jolly, se déploie dans la Halle du Carreau du Temple avec 24 danseur·ses du CCN - Ballet de Lorraine. Synchronicité expose les savoir-faire et l’excellence de l’artisanat français chorégraphié par Maud Le Pladec. La reprise de cette création historique sera l'occasion de revivre ce moment exceptionnel suivie de la pièce explosive de Marco da Silva Ferreira a Folia.

Du tonus,de l'énergie,les danseurs du Ballet de Lorraine n'en manquent pas.Calquée sur la performance des JO ce joyaux très court éclate de fougue,de vélocité, de verve et de fureur.Une horde débridée s'engouffre sur le plateau de la halle du carreau du temple,meute musclée et pleine de fougue.Energie d'une survie liée à l'urgence de danser,de se mouvoir à l unisson sans fausse note de rythmes ni de cadence.Un côté guerrier et martial,proche de la domestication de corps canoniques s'en détache furieusement.Le Corps de ballet au service d'un opus tectonique,politique, collectif et sans autre issue que de se fédérer et de se tenir les coudes pour avancer en rangs serrés .Corps de métier,de savoir faire et être ensemble pour faire de la danse un art de combat,de lutte et un lieu de partage démocratique.Une agora bien tempérée aux accents belliqueux bien revendiqués. Maud Le Pladec dans son registre favori en pleine explosion et exploration des liens entre danse et soulèvement. 


a Folia
de Marco da Silva Ferreira (2024)

Avec a Folia, Marco da Silva Ferreira explore la notion d’extase, la joie et la transe qui se dégagent d’un moment de danse partagée par un groupe. La folia, au Portugal, est une danse folklorique du XVe siècle. Les traces historiques qui la mentionnent parlent toutes d’une ambiance festive où chacun s’exprime, dégagé des conventions sociales liées au genre ou à la classe. C’est cette idée qui intéresse le chorégraphe portugais, qui cherche à la traduire en mettant en miroir la folia portugaise avec les danses de clubbing de notre époque.

La pièce qui suit dans cette soirée atypique est de la même veine.Ce serait une manière de continuer le combat mais dans la lutte fraternelle d 'une chorégraphie inspirée par la fête, le rituel,la cérémonie collective D'un carnaval déjanté .Et l'énergie de toute la compagnie,ici costumée pour l'occasion en une suite,un défilé de parures et accoutrements très originaux.Sans entrave,costumes à danser pour incarner joie,folie,débordements Très structurée la chorégraphie aligne des carrés et figures géométriques empruntées aux danses de groupe.Chacun sa place e à échanger selon la distribution savante dans l 'espace. Et l'énergie de déborder sur une musique façonnée d'inspiration baroque revisitee,destructurée. On songe à Clément Cogitore et sa magnifique interprétation de Rameau,des Indes galantes ...Les danseurs chacun exécutant un solo sur mesure à la démesuré des costume: sur pointes destructurée, ou combinaison jaune fluorescente ou autre fantaisie vestimentaire de haute volée. Volutes,architecture mouvante en broderie de points de chenilles,lacets et chaînette de bras enveloppante.Une œuvre de Da Silva Perreira,unique mais si fidèle à son imagination brute et vivace sans concession, abrupte de coffrage pour impacter notre vision d'un monde humain chatoyant, vivant,tectonique à souhait. 


Au Carreau du Temple les  18 et 19 Février2118 

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