lundi 19 mai 2014

Olga Mesa sur le tarmac! "Les Crash Tests Carmen Shakespeare-Acte Second"

Hors champ, contre champ, plein champ....
Quand Olga Mesa re met ça avec Francisco Ruiz de Infante, il faut s'attendre à être bousculé  et ne pas attendre quelques préjugés ou actes convenus!
Alors on la suit depuis presque 20 ans à présent, riches de ce compagnonage, apprivoisés par son propos, sa verve, son culot!
Tous au décollage sur le tarmac sans "crash", ni land art....




Les sonnets d’amour de Shakespeare, l’opéra de Bizet “Carmen” -oeuvres qui ont suscité de multiples traductions et versions parfois très contradictoires - constituent le noyau explosif des recherches d’Olga Mesa et de Francisco Ruiz de Infante. Tous deux sont originaires du nord de l’Espagne.
Ensemble, chorégraphe et artiste multimédia, ont décidé de réaliser un projet. Ce voyage complice au long cours et son geste artistique au métissage audacieux a pour nom “Carmen / Shakespeare”. Il comprend plusieurs étapes, des “actes” chiffrés qui convoquent l’intime et poussent les deux artistes vers un dialogue inédit corps/images, paroles/sonorités. L’obscur objet du désir prend forme sous des formats différents.
 “L’Acte Second” est celui des crashes multiples, des répliques et des présences instables. Machines scéniques et protocoles chorégraphiques savamment agencés s’intéressent aux ondes de choc. Avec des corps nécessaires, des corps opérateurs, des corps imaginés et un choeur d’invités extraordinaires sur internet, cette nouvelle séquence s’affaire sous des éclairages un peu trop jaunes. La tension devient palpable et la fiction reprend ses droits : objets d’épreuve, la conséquence des chocs.

Au Hall des chars les 23 et 24 MAI 19H
Entrée libre, vous ressortirez encore plus libres de penser la danse, le mouvement comme un médium multiple, aux combinaisons les plus complexes, ou les plus simples: comme il vous plaira!

Dans le cadre de "Festival Nouvelles Strasbourg danse performance

Musée Vodou à Strasbourg:sans totem ni tabou!

Vodou, vous avez dit vaudou?
Plutôt, vod'or ou vo doux pour cette merveilleuse visité guidée, au sein du légendaire Chateau d'Eau réhabilité par Michel Moretti qui sert d'écrin à la collection de Marc Arbogast depuis le 11 Janvier 2014;
Visite éclairante et lumineuse sur les objets désactivés, sans pile et sans reproche, désormais magnifiés dans des vitrines sur trois étages, le temps d'une ascension  dans les entrailles d'un chateau d'eau dont on ferait bien sa vilégiature ou son espace d'accueil pour soirées fantastiques pour entreprises privées!
Un parcours de la vie à la mort, des masques aux légendes et figurines multiples sans aucun didactisme, guidée par la voix chantante d'une médiatrice, conteuse qui habite son propos comme une enchanteresse!
Allez faire ce voyage initiatique, sans peur du grand méchant loup: vous y côtoierez des merveilles, des strates d'une pratique rituelle collective qui transmute les objets en autant de petites âmes baladeuses:voir ces têtes de canard qui vous clouent le bec ou vous  conjurent à "fermez vos gueules": tout est permis au royaume de la beauté de la vie, ailleurs, mais que l'on peut bien transposer ici et maintenant!
La salle des masques est digne d'un défilé de mode contemporain, s'inspirant des tendances ethniques!
Et l'on imagine les évolutions et danses rituelles dans cet espace lumineux, tête du chapitre du chateau d'eau.
Chateau d'o avec de belles histoires d'o!

www.musee-vodou.com
Au musée vodou, grâce à une scénographie sensible,
le public pourra découvrir une collection d’objets vodou,
provenant d’Afrique de l’ouest :
principalement Nigeria, Bénin, Togo et Ghana.
Ces objets ont été utilisés dans des pratiques religieuses : culte des ancêtres, médecine, divination, sorcellerie et nombre de cérémonies liées aux grandes étapes de la vie, de la naissance à la mort.
L’association CURIO propose une programmation créative et originale pour en savoir plus sur la culture
des gens qui ont fabriqués ces objets, et leur actualité.

"Trois déccénies d'amour cerné":si d'a ventures.....

Quel rôle le sida a-t-il joué dans notre relation aux autres ? La gravité du sujet est ici portée par les corps. Puisant au cœur de  l’intime, ciselant les sentiments, les affections, Thomas Lebrun entreprend la fresque charnelle de l’histoire d’une génération et de son évolution dans le temps. Reprises, motifs, points de fuite font partie de cette composition délicate.
Trois solos et un duo composent la partition chorégraphique de Thomas Lebrun. Une question entêtante la consume. Quel rôle le sida a-t-il joué dans la façon de vivre l’amour et la sexualité de toute une génération qui se trouve être la sienne ? Risques, doutes, peur et solitude traversent les gestes, lient et délient les corps. Cette traversée du temps et des sentiments interroge la dimension du plaisir et la jouissance. En faisant parler les corps, le chorégraphe dissèque sans concession ni jugement les comportements face aux dangers de l’amour physique. Chaque mouvement de cette pièce en quatre sections témoigne des transformations opérées par la crainte du virus sur les façons d’aimer, de se rencontrer. Le premier solo donne le ton. Il ouvre ce bal des désenchantés sur une bande son d’archives enregistrées à San Francisco en mai 1979 lors du meurtre d’Harvey Milk. Sur la scène zébrée de néons blancs, un homme bardé de cuir, s’apprête à faire la nique à la mort. Archétypes et passions, distance et abandon, cette pièce choc, puissante et retenue touche par la justesse du regard et la poignante humanité bouleversée qu’elle révèle._IF
A Pôle Sud mardi 20 MAI 20H 30