Millefeuille de corps, amas de danseurs, interstices urbains et failles comblées, architectures in situ pour revisiter l'esprit des lieux, leur ligne,leur tectonique, leurs secrets et recoins inconnus de nous jusqu'à ce jour!
Balade urbaine surprenante, visite guidée incongrue de notre capitale européenne, en danse capitale!
N'oubliez pas "Bodies in urban spaces" jeudi 14H 18H
vendredi et samedi 15H et 19H RDV Place Kléber!!!
Tête à queue, amoncellement, alignements et figures colorées, anonymes dans l'espace très "urbain" de notre cité en toute capacité de transformation, de maquillage, de non-camouflage!
Dans le cadre du festival "Nouvelles Strasbourg, danse, performance
www.pole-sud.fr
jeudi 29 mai 2014
mercredi 28 mai 2014
Soirée "duo" à Nouvelles de danse Strasbourg: partenaires de connivence!

Deux duos d'hommes, mais de facture si différente!
Quand la danse passe d'une forme à l'autre sans plus de discours: des deux circassiens Alexandre Fournier et Mathias Pilet pour "Nos limites" de Radhouane El Meddeb, on retiendra l'extrême précision des attitudes, gestes mesurés, calculés au milimère près pour mieux s'emboiter les uns dans les autres, s'emboiter.
Pour donner aux corps enlacés une dynamique hors pair, une fusion autant qu'une distance qui en disent long!
Plateau nu, tapis de sol blanc délimité au sol, silence total, sans musique de fond, hormis les sons des corps,les rythmes corporels qui soulignent et animent toutes les situations
On passe du cocasse de ces rencontres improbables, à une légèreté, une complicité redoutable entre le petit brun et le grand blond, vêtus soft, cool.
Du bout du tapis, ils s'observent, se regardent , se scrutent avant de passer a l'offensive de la rencontre, du choc tectonique entre les corps.
Ils activent tous leurs membres, les triturent, les exercent avant de se confronter l'un à l'autre dans une grande curiosité bienveillante.Tout fonctionne dans ce grand contrôle technique et l'on peut alors passer aux roulades, aux glissés, à la reptation commune qui relie les corps et en font de bons engrenages souples, bien huilés.Drôles d'esgogriffes, curieux partenaires de jeux, toujours accueillants l'un vis à vis de l'autre: jubilation des exercices très subtils d'élévation, de portés virtuoses où tout semble possible dans une grande poésie de la tendresse des sentiments
Deux compères qui tentent le tout pour le tout, le plus grand, aspiré par l'éther, le plus petit, malicieux et joueur, très terrien.Jeu de construction des corps en géométrie variable, formes en ronde bosse qui se sculptent dans l'espace scénique: on dirait un légo qui se fabrique à l'envi des humeurs des corps gracieux, déliés, savoureux au regard!
Fondu au noir:on découvre plus tard la virtuosité de la technique du "petit" malicieux: très belle démonstration de savoir-faire physique, performance qui laisse le spectateur en apnée, intrusion de la musique jusqu'alors absente....No limites!
Plus tard dans la soirée nous accueillent au studio, Edmond Russo et Shlomi Tuizer: un duo, deux hommes, tient donc!
Mais radicalement opposé!
Deux hommes, danseurs, vont se frotter à l'écriture poétique de Affari Esteri. C'est "Embrace".
La voix sera le fil conducteur, musical et sémantique des évolutions de ces deux hommes, complices pour une présentation souvent en miroir de leurs évolutions dans l'espace lumineux de rampes de spots, alignés en sculptures plasticiennes.Ils sont neutres, très coulants, fluides et en osmose: portés, relâchés, tiré-poussé très organiques animent leurs diagonales, lisses et sans faille.Musiques de Oren Bloedow pour faire vivre intensément cet "Embrace", évocation de l'étreinte:enlacer, contenir, comprendre dans toutes sortes de situations agrémentées d'objets, d'accessoires, de tissus, gants et autres sujets d'expérimentation.
L'entrave aussi, celle qui lie les corps à leur corps défendant!
L'autre comme partenaire, à l'amour , à la mort, à la vie et ses méandres harmoniques
Ecrire, décrire la danse, la frotter en dissonance ou polyphonie des corps en mouvement: un beau vocabulaire, riche et inventif fait de cette pièce un petit glossaire des risques et périls de la relation danse et verbe:la musique, le phrasé et la calligraphie de l'écriture en sortent bien indemnes!
Belle soirée cohérente, instructive et pleine de digression sur le duo, en apparence car ils'agit bien d'oeuvre collectives, polyphoniques et résonnantes, au delà de la simple présence charnelle des danseurs interprètes.
A Pôle Sud ce mardi 27 Mai.
mardi 27 mai 2014
"Sacré sacre du printemps" de Laurent Chétouane:son sacre!
Ils
sont sept tout de noir vêtus. Bras et jambes en torsions. Le sacré
sacre du printemps de Laurent Chétouane prend ses distances avec l’œuvre
d’origine. Sans élue ni sacrifice, la pièce se donne le temps et marque
une grande césure dans la partition de Stravinsky. Comme un vertige.
Plateau nu, trois écrans suspendus pour écrin.
Sept qui ne quitterons jamais la scène, aspirés par le rythme, au départ ceux de percussions, prélude à la partition de Stravinski, comme un appel à la scansion , à la cadence qui reliera tous et chacun dans cette fulgurante poursuite, course pour la vie, pour la survie.
Les gestes y sont fluides, les bras s'enroulent, les corps vêtus de shorts noirs, jupettes et soquettes noires évoquent la simplicité, la sobriété.
Echanges, pulsations, rebonds, choeurs ou solitudes, alignement et éparpillements dans l'espace qui se dessine, se fait et se défait sempiternellement.
C'est beau et émouvant et l'on ne se lasse pas devant le spectacle de la mouvance, née, éclose d'une musique sidérante, surprenante: autant celle de Léo Schmidthals que bien sûr celle du mythique Stavinsky.
Relecture du chef-d’œuvre, simplification des gestes d'origine-les en-dedans, le cercle chamanique, les pauses frustre profilées-...
Et Dalcroze d'y parader, en rythmique frappées des pieds, son des corps habités par le seul objet de la pièce:les percussions et les vents! Souffle salvateur sur cette oeuvre qui fit office d'excercice de style pour beaucoupde chorégraphes qui s'y coltinèrent.
Jérôme Bel en fut un des plus décapants, des plus dépouillés, des plus étonnants.
Chétouane s'y glisse en orfèvre, en joailler de la matière musicale et corporelle pour en faire un espace de jeu, ludique, spirituel, rituels àsouhait!
C’est en allant vers le théâtre qu’il a rencontré la danse. Natif d’Angoulême, Laurent Chétouane vit et travaille en Allemagne. Cet ancien ingénieur chimiste, s’est tout d’abord fait remarquer par son approche non orthodoxe de la mise en scène et des grands classiques.
Depuis le succès de paysage sous surveillance d’Heiner Müller, qui signe sa première collaboration avec un danseur, il poursuit le travail qui a contribué à sa réputation d’enfant terrible de la scène contemporaine.
Parmi ses éléments de prédilection, le corps et sa spatialisation, la présence et le temps. Ses thèmes : l’acceptation de l’autre et le partage d’espaces communs. Aussi, lorsqu’à son tour en 2013, année du centenaire de la scandaleuse chorégraphie de Nijinski, il crée son propre sacré sacre du printemps, c’est à contre-voie qu’il aborde le sujet.
Sa version participe de ses propres variations sur la dimension de « l’ouvert » et le rapport à la musique, autre élément marquant de sa démarche. L’interprétation musicale retenue date de 1960, elle est dirigée par son compositeur, Igor Stravinski et irradie ses ondes sur les corps. Les têtes bougent, les visages se débrident…
Au Maillon ce 28 Mai 20H 30
En collaboration avec Pôle Sud
Plateau nu, trois écrans suspendus pour écrin.
Sept qui ne quitterons jamais la scène, aspirés par le rythme, au départ ceux de percussions, prélude à la partition de Stravinski, comme un appel à la scansion , à la cadence qui reliera tous et chacun dans cette fulgurante poursuite, course pour la vie, pour la survie.
Les gestes y sont fluides, les bras s'enroulent, les corps vêtus de shorts noirs, jupettes et soquettes noires évoquent la simplicité, la sobriété.
Echanges, pulsations, rebonds, choeurs ou solitudes, alignement et éparpillements dans l'espace qui se dessine, se fait et se défait sempiternellement.
C'est beau et émouvant et l'on ne se lasse pas devant le spectacle de la mouvance, née, éclose d'une musique sidérante, surprenante: autant celle de Léo Schmidthals que bien sûr celle du mythique Stavinsky.
Relecture du chef-d’œuvre, simplification des gestes d'origine-les en-dedans, le cercle chamanique, les pauses frustre profilées-...
Et Dalcroze d'y parader, en rythmique frappées des pieds, son des corps habités par le seul objet de la pièce:les percussions et les vents! Souffle salvateur sur cette oeuvre qui fit office d'excercice de style pour beaucoupde chorégraphes qui s'y coltinèrent.
Jérôme Bel en fut un des plus décapants, des plus dépouillés, des plus étonnants.
Chétouane s'y glisse en orfèvre, en joailler de la matière musicale et corporelle pour en faire un espace de jeu, ludique, spirituel, rituels àsouhait!
C’est en allant vers le théâtre qu’il a rencontré la danse. Natif d’Angoulême, Laurent Chétouane vit et travaille en Allemagne. Cet ancien ingénieur chimiste, s’est tout d’abord fait remarquer par son approche non orthodoxe de la mise en scène et des grands classiques.
Depuis le succès de paysage sous surveillance d’Heiner Müller, qui signe sa première collaboration avec un danseur, il poursuit le travail qui a contribué à sa réputation d’enfant terrible de la scène contemporaine.
Parmi ses éléments de prédilection, le corps et sa spatialisation, la présence et le temps. Ses thèmes : l’acceptation de l’autre et le partage d’espaces communs. Aussi, lorsqu’à son tour en 2013, année du centenaire de la scandaleuse chorégraphie de Nijinski, il crée son propre sacré sacre du printemps, c’est à contre-voie qu’il aborde le sujet.
Sa version participe de ses propres variations sur la dimension de « l’ouvert » et le rapport à la musique, autre élément marquant de sa démarche. L’interprétation musicale retenue date de 1960, elle est dirigée par son compositeur, Igor Stravinski et irradie ses ondes sur les corps. Les têtes bougent, les visages se débrident…
Au Maillon ce 28 Mai 20H 30
En collaboration avec Pôle Sud
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