jeudi 12 juin 2014

Daniel Buren au MAMCS:dans ses petits carreaux!

Le Musée d’Art Moderne et Contemporain de Strasbourg accueille pour six mois une exposition de l’artiste Daniel Buren.
Considéré comme l’un des artistes les plus importants de la scène contemporaine, Daniel Buren (né en 1938) est l’auteur d’une œuvre plastique et théorique considérable dont l’apport le plus emblématique pourrait, très sommairement, se résumer à sa compréhension et son usage de la notion d’in situ. Après une rapide formation à l’Ecole des métiers d’art, Daniel Buren questionne, tôt dans les années 1960, les limites de la peinture. Usant d’une grammaire réduite à l’essentiel, basée, dès 1967, sur l’utilisation de bandes invariablement espacées de 8,7 cm qu’il définit comme son outil visuel, Buren développe, depuis lors, une œuvre d’une rigueur et d’une cohérence exceptionnelles, qui peut se lire comme une approche plurielle du contexte d’apparition des œuvres.
L’exposition "Comme un jeu d’enfant, travaux in situ", présente deux nouvelles œuvres conçues par Daniel Buren pour le Musée d’Art Moderne et Contemporain de Strasbourg (MAMCS). Celles-ci se déploient respectivement sur les 1500 m2de la façade vitrée du MAMCS ainsi que sur les 600 m2 de la salle d’exposition temporaire. Le projet est constitué en deux parties, très complémentaires l’une de l’autre, offrant dans les deux cas, la possibilité au visiteur de redécouvrir l’architecture et les espaces d’exposition temporaire du musée sous un nouveau jour.
Daniel Buren réalise, avec cette double exposition, un travail in situ qui allie compréhension de l’existant et affirmation d’une proposition sculpturale. Ce faisant, il offre au MAMCS, après ses interventions récentes à Istres et Guadalajara, l’une des œuvres les plus ludiques de sa carrière.

L’exposition s’accompagne d’un catalogue qui présente une sélection d’oeuvres, de 1971 à nos jours, engagées dans un dialogue étroit avec l’architecture, incluant un texte de Marie-Ange Brayer ainsi qu’un entretien inédit de Daniel Buren avec Patrick Bouchain, Joëlle Pijaudier-Cabot et Estelle Pietrzyk.

Commissariat : Joëlle Pijaudier-Cabot, directrice des Musées de Strasbourg et Estelle Pietrzyk, conservatrice du MAMCS


"Black coal":un feu d'artifice en plein jour !

Un film, triller de Yi'nan Diao
En 1999, un employé d’une carrière minière est retrouvé assassiné et son corps dispersé aux quatre coins de la Mandchourie. L’inspecteur Zhang mène l’enquête, mais doit rapidement abandonner l’affaire après avoir été blessé lors de l’interpellation des principaux suspects. Cinq ans plus tard, deux nouveaux meurtres sont commis dans la région, tous deux liés à l’épouse de la première victime. Devenu agent de sécurité, Zhang décide de reprendre du service. Son enquête l’amène à se rapprocher dangereusement de la mystérieuse jeune femme.
Chorégraphie tendue, violente et sexuelle, hantée de toutes les angoisses de la société, Black Coal se construit autour d’une enquête policière qui est moins la recherche d’un coupable ou d’une explication que l’occasion d’une plongée dans un inconscient collectif en forme de champ de bataille. Ces morceaux de cadavre qu’on retrouve dispersés au quatre coins de la région ne sont pas seulement les restes d’un meurtre qui en appellera d’autres, selon une succession de «logiques» plus pulsionnelles que rationnelles. Ils sont la matérialisation d’un pays aux valeurs en miettes, aux repères explosés, un pays peuplé de nouveaux riches sans foi ni loi, d’ouvriers apeurés, de flics dépassés ou corrompus, un pays où la brutalité des mœurs engendrée par le séisme sociétal devient le mouvement fondateur des comportements de chacun.
Une des grandes forces de ce récit mené avec un sens du suspens consommé est en effet, tout en n’édulcorant en rien la violence des relations, de ne jamais aboutir à un partage simpliste. Imposant une figure visuelle inédite, et dont l’artifice est bientôt oublié, celle de la filature en patin à glace, le cinéaste en fait la traduction visuelle et physique de relations effectivement glissantes, dangereuses, d’une fluidité à la fois gracieuse, réversible et possiblement mortelle.Une danse chaloupée, délicate, glissades de la caméra, rendu très coulé, fluide des mouvements!

L’élégance du filmage, la capacité à entrer dans des propositions fictionnelles inattendues (mais il se passe aujourd’hui en Chine des choses qui dépassent en étrangeté et en violence les scénarios les plus délirants), l’intensité de situations toujours chargées de davantage que leur côté utilitaire –sur le plan romanesque comme sur le plan descriptif– sont encore renforcées par un traitement très fin et efficace du son (mémorables glissements des patins à glace dans la nuit) et surtout par le jeu des deux acteurs principaux, le flic à la retraite (Liao Fan) et la jeune femme (Gwei Lun-mei): à la fois sensuels et opaques, ces corps saturés de fiction et pourtant si quotidiens sont comme la chair même d’un film d’une rare intensité.
Au final notre héros danse une folle embardée dans un centre de danses de salons, alors que les autres s'échinent sur des pas de tango formatés!Magnifique séquence!

mercredi 11 juin 2014

"Cupcakes": un amour de film où tout bouge!

Tout bouge dans ce joli film israélien de Eytan Fox: les conventions, la religion, les us et coutumes!
A partir de la musique et de la danse!!!!
A Tel-Aviv, une bande d’amis décide de composer une chanson pour l’anniversaire de l’une d’entre eux.
 Amusé par le résultat, Ofer décide de la soumettre au comité de sélection d’un concours international dont il est fan. Contre toute attente, leur composition est choisie et le groupe est invité à l’interpréter lors de la compétition télévisuelle.
 Débute alors une aventure décalée et délicieusement colorée …