dimanche 9 septembre 2018

"Icônes et instincts" de Vincent Paterson


De « Beat It » à « Blood On The Dance Floor », Vincent Paterson a travaillé avec le Roi de la Pop pour donner vie à plusieurs projets qui sont aujourd’hui entrés dans la légende. Il a notamment participé au projet « Smooth Criminal » qui est devenu l’un des short films les plus iconiques de Michael.
Voici la présentation de ce livre faite par son éditeur :
Pour la première fois, le chorégraphe de Michael Jackson, Madonna, Björk et bien d’autres révèle des histoires de plateau à travers son parcours hors du commun.
C’est sur le tard que Vincent Paterson débute sa carrière de danseur professionnel. Elle va prendre une tournure exceptionnelle lorsqu’il devient l’un des principaux danseurs du clip Beat It de Michael Jackson. À partir de ce rôle de chef de gang, à force de travail, il va se hisser au rang de chorégraphe et réalisateur pour les plus grands chanteurs, mais aussi pour le cinéma et la comédie musicale.
Il raconte avec naturel et humilité l’univers passionnant des plateaux de tournage, les séances de répétitions où il faut orchestrer et synchroniser des dizaines de danseurs, les coulisses où il est parfois nécessaire de gérer quelques caprices de stars, les succès, mais aussi les déceptions. C’est une plongée au cœur du monde de la danse qui montre toute l’importance de celle-ci dans notre monde d’images.

Meredith Monk : les grands entretiens d'Art Presse


Préface de Jacqueline Caux, spécialiste de la performance américaine et réalisatrice de films sur des musiciens.
« La voix peut constituer un véritable clavier d’expression, un second langage » 

Meredith Monk, née à Lima en 1942, est une chanteuse, performeuse et chorégraphe, figure majeure de la scène américaine. Elle développe très jeune une qualité de voix exceptionnelle, qu’elle ne cesse d’approfondir en explorant l’appareil vocal entier (bouche, gorge, larynx, glotte). Elle débute sa carrière en 1964, dans un contexte artistique new-yorkais en pleine effervescence, qui abrite aussi bien la Factory d’Andy Warhol que la Kitchen, lieu où sont présentés les spectacles d’avant-garde et où l’on peut écouter la musique de John Cage et Steve Reich. En 1968, elle fonde sa compagnie, The House, puis, en 1978, le Meredith Monk & Vocal Ensemble, avec lequel elle effectue des tournées dans le monde entier et enregistre plusieurs titres.

Dès lors, elle ne cesse de créer des œuvres qui intègrent toutes les disciplines. Son goût pour l’expérimentation se manifeste dans son approche de la voix et de la musique – elle étudie toutes les techniques du monde, s’inspire de la musique médiévale aussi bien que d’Erik Satie – mais aussi dans les arts de la scène. Elle intègre de la vidéo, des films dans ses chorégraphies aussi appelés « opéras cinématographiques » (Atlas, 1991). Ses spectacles donnent lieu à des courts-circuits temporels, pour déconstruire les codes en vigueur de la danse, de l’opéra, du chant et du montage cinématographique. En France, c’est le Festival mondial du théâtre de Nancy, que présidait Jack Lang, qui l’a invitée pour la première fois en 1973, suivi le Festival d’Automne en 1975. Depuis, elle revient régulièrement, accueillie par divers espaces culturels, tels que le musée du Louvre ou la Fondation Cartier…

Son expression libre, affranchie de toute rhétorique formelle et spécifiquement féminine font de Meredith Monk une pionnière dans l’art de la performance et de la création d’avant-garde.

"La danse américaine" : les grand entretiens d'Art Presse


Entretiens avec Andy DeGroat, Karole Armitage, Trisha Brown, Lucinda Childs et Meredith Monk.
Préface de Jacqueline Caux, spécialiste de la performance américaine et réalisatrice de films sur des musiciens

« Elaborer une phrase comme le ferait un compositeur » Trisha Brown

Sous l’influence de toute une école de chorégraphes américains, la danse a connu une révolution esthétique au cours des années 1970. Ils déconstruisent les codes de la danse classique, explorent de nouveaux modes d’expression du corps, intègrent des disciplines tels que la vidéo, le cinéma, les arts plastiques. De nouvelles problématiques se font jour : l’expressivité du corps, la mise en avant de l’individualité, l’importance des décors qui ne sont plus considérés comme de simples fonds, la question générationnelle, la prise en compte de la caméra dans la chorégraphie, les représentations donnant quelquefois lieu à un film qui n’est pas que documentaire. Parmi ces chorégraphes figurent Andy DeGroat, Merce Cunningham, Karole Armitage, Trisha Brown, Lucinda Child, et Meredith Monk à quiartpress consacre un volume entier. Tous ont été révélés en France dans le cadre du Festival d’Automne, du Festival d’Avignon et du Centre national de la chorégraphie à Angers.

Andy DeGroat (1948) débute à New York puis s’installe en France au début des années 1980, après une magistrale représentation au Centre Pompidou ; Karole Armitage (1954) est engagée dans la compagnie de Merce Cunningham en 1975, puis réalise des performances dans des lofts de Soho. Elle refonde la danse classique par son style vif et débridé qui dégage une forte énergie ; Trisha Brown (1936-2017) est certainement la plus connue. Membre fondateur du célèbre Judson Dance Theater, groupe informel de danseurs à New York, elle développe un langage chorégraphique structuré, dit le « mouvement brownien », où les corps se meuvent avec une grande fluidité dans l’espace, dans la lignée de Merce Cunningham.  Elle a régulièrement collaboré avec le peintre Robert Rauschenberg. Le musée d’art contemporain de Lyon lui a rendu hommage en 2010 ; Lucinda Childs (1940) est également associé au Judson Dance Theater. En 1973, elle crée à New York la Lucinda Childs Dance Company, puis s’installe en France en 1976. Remarquée par son solo dans Einstein on the Beach, mis en scène par Robert Wilson, elle développe un style plus minimaliste, collabore avec des plasticiens, notamment Sol LeWitt. Le Festival d’Automne lui a consacré une rétrospective en 2016.

Ce volume contient également un extrait du journal que Merce Cunningham a tenu pendant le tournage de Channels Inserts, un film-ballet réalisé en collaboration avec Charles Atlas.