jeudi 1 août 2019

La Ronde, bien roulée ! bien tempérée!

Elle fait ses gammes et va de vocalise en octaves, en accouchant de sa  petite portée de noires pointées, sans anicroche, le dernier né s'appellera Octave et sur sa partition de naissance, sera noté: nota bene, pianissimo ! Bouche bée, molle, elle fait le grand bécard, sans diez, sainte  ni touche blanche. Du haut de gamme, taillé sur mesure, du quatre temps ou deux blanches-neige ! Elle prend sa clé de fa au sol et se met au diapason.Dans robe ronde à la  mode mineure, elle se croit majeure!
Sa fille, double-croche fait des sauts de gamme en fréquence régulières et s'affranchir de son timbre sans fausse note!
Qui va piano, va sano !
Andante ? Al'dente !

mercredi 31 juillet 2019

"Philo mène la danse"


Philo joue au foot dans l’équipe de son quartier, mais il déteste ça. Quand la maîtresse annonce à sa classe que, cette année, ils vont faire de la danse, Philo est le seul à s’en réjouir. Sa passion pour la danse et pour sa copine Lorette lui donnent l’aplomb nécessaire pour dire à ses parents qu’il veut arrêter le foot et se consacrer au modern jazz.

Après avoir été professeure des écoles, Séverine Vidal se consacre à l'écriture depuis mars 2010, date de la parution de son premier livre : Philo mène la danse chez Talents Hauts. À ce jour, elle a publié 70 ouvrages. Elle écrit des albums, des bandes dessinées, des séries, des romans junior et des romans pour adolescents.

Après l’École des Beaux-Arts de Toulouse, Mayana Itoïz se partage entre l’illustration jeunesse, la bande dessinée, la peinture et les expositions. Elle use fusains et crayons de couleurs sur des tas de carnets, travaille son dessin au crayon noir et ses couleurs en numérique.

Un Billy Elliot à la française, dans le premier roman plein d’humour de Séverine Vidal


vendredi 26 juillet 2019

"La danseuse du gai moulin: un Maigret alerte !

 Qui est-ce ?…
– Je ne sais pas ! C’est la première fois qu’il vient, dit Adèle en exhalant la fumée de sa cigarette.
Et elle décroisa paresseusement les jambes, tapota ses cheveux sur les tempes, plongea le regard dans un des miroirs tapissant la salle pour s’assurer que son maquillage n’était pas défait.
Elle était assise sur une banquette de velours grenat, en face d’une table supportant trois verres de porto. Elle avait un jeune homme à sa gauche, un jeune homme à droite.
– Vous permettez, mes petits ?…
Elle leur adressa un sourire gentil, confidentiel, se leva et, balançant les hanches, traversa la salle pour s’approcher de la table du nouvel arrivant.
Les quatre musiciens du jour, sur un signe du patron, ajoutaient leur voix à celle des instruments. Un seul couple dansait : une femme attachée à la maison et le danseur professionnel.