Back to Kidal
Serge Aime Coulibaly est le chorégraphe de la tonicité du partage et de la conviction: selon lui il ne faut pas convaincre mais séduire, aimer son public son prochain. Pétri d'humanité ce danseur-auteur est la preuve que l'expression chorégraphique est toujours une icône de la solidarité et de la convivialité Son engagement politique se révèle dans le choix de la thématique de sa nouvelle pièce la musique y trouve une place privilégiée expression d'une culture d'une sensibilité loin de se complaire dans l'illustration ou la réplique de la tradition orale et musicale: le blues l'interpelle et active la danse dans une résurgence sonore gestuelle qui se répand dans l'espace et honore le plateau de la présence de deux musiciens qui accompagnent sans cesse les évolutions de si danseurs sur la scène e de l'Opéra de Montpellie. Deux chanteuses se joignent à cet hommage à l'histoire d'une partie de l'Afrique de leur voix chaude et impressionnante d'authenticité durant tout le spectacle .Elles enchantent l'oeuvre d'une sonorité inégalée en tant qu' émission vocale de toute beauté alors au centre de la scene une curieuse masse blanche intrigue et dévoilera bientôt sa nécessité plastique et scénographique.Tout se déroule dans la joie l'énergie et la beauté des gestes qui se cabrent s'accélèrent se répondent et proposent ainsi un glossaire chorégraphique riche en secousses et autres divagations splendides.La masse centrale lumineuse délivre son secret peu à peu, enveloppe protectrice,drap-etendar et berceau des corps qui s' y réfugient . Des spectres tour oyants brouillent les pistes de lectures,fantômes des esprits bienveillants de ce soulèvement a la Didi Huberman.La posture politique du choregraphe et de ses interprètes est efficace,engagée,sans compromission.On y goûte avec respect et acquiessement à une prise de position à l'endroit de la scène qui pour lui demeure le lieu et l"endroit de visibilité et de passation.
Une ode,un manifeste danse,chante de grande amplitude et de toute générosité
Création mondiale dans le cadre du festival Montpellier Danse.


0 commentaires:
Enregistrer un commentaire