mardi 24 juin 2014

Tongs estivales :chaussures à son pied pour danser!

Pour mieux danser sur la plage cet été, et marcher sur des oeufs.....
Quoiqu’il en soit pendant que certains s’amusent, des pâtissiers très sérieux travaillent d’arrache-pied pour inventer des vrais gâteaux avec une âme et des saveurs. L’artisan Arnaud Larher appartient à cette très noble catégorie  Pour cet été, notre meilleur ouvrier de France signe quatre créations aux couleurs de l’été et en forme de… tong. Il lui a fallu plus deux années de réflexions avant de réussir à créer le moule adéquat au bon diamètre et avec la bonne épaisseur. Comme toujours, notre pâtissier n’a pas lésiné sur la qualité des matières premières utilisées et il a également particulièrement travaillé les textures de ses pâtes sablées. Parmi les quatre parfums disponibles – citron, chocolat, coquelicot et framboise-passion -, deux de ses créations ont particulièrement retenu mon attention.

"Xénia" : la danse désopilante de deux fréres!


Le film de Koutras s'avère une aventure tendre et rocambolesque de deux albano-greques à la recherche de leur père et de leur identité: ça danse et ça chante à l'envi!
C'est un joli garçon qui va de petit boulot en petit boulot à Athènes, au temps de la grande dépression du XXIe siècle. Il rêve de tenter sa chance au télé-crochet national et a honte de son petit frère, un adolescent gay et extraverti qui l'appelle Ody. Si bien qu'il faut un peu de temps pour reconnaître le prénom de ce héros, et la nature de l'histoire dans laquelle il est embarqué.
Ody a beau être d'origine albanaise par sa mère, il s'appelle Odysseas, et Xenia, le film, est une odyssée, un récit itinérant, jalonné de monstres et de séductrices, de peuplades barbares et de coups du sort. Mais Panos Koutras, le réalisateur, est aussi l'auteur de L'Attaque de la moussaka géante (1999), parodie hellène et queer des séries B américaines des années 1950.
Xenia n'est pas fait pour être tout à fait pris au sérieux, tout en faisant appel aux meilleurs sentiments des spectateurs. Il ne s'agit pas d'exercer ici son droit à l'ironie, mais de se rendre aux acrobaties du réalisateur et de ses interprètes, prêts à tout pour arracher une larme ou un sourire.



Musica 2014: le visuel de Eka Sharashidze: "Wall People"

Elle est géorgienne, habite Berlin et fait la une du visuel du prochain festival Musica!
A suivre! En feuilletant le programme, de petits personnages sur différents niveaux, vous accompagnent tout au long de la lecture comme autant de petits bonhommes de Guy Limone ou figurines de Daniel Brandely!
Très plastiques ces photographies, très musicales aussi comme des partitions, allignées, allongées , compositions étranges à déchiffrer comme une notation chorégraphique!
Ils se croisent, se rencontrent, cheminent comme autant de petites notes de musiques égrenées sur  le papier à musique: à pied, à vélo, avec landau ou poussette,courant, marchant...
En avant donc, la musique comme disait Jerome Andrew: avances!
La musique ou le public au pied du mur, ces "wall peopel" nous interpellent! Et leurs ombres portées sur le mur sont autant de bémol, de diez ou de bécards....
On pense à "Déroutes" de marche en danse, la démarche" de Mathilde Monnier!
A différents niveaux, comme une accumulation chorégraphique à la Trisha Brown...
Locomotions musicales à la Muybridge, ou gestuelles décomposée à la Marrey...
On s'y rencontre, on s'y côtoie à Musica!
On en repart en groupe, ou seul sur son vélo, petit ou grand. Mais toujours "grandi" à l'écoute des musiques d'aujourd'hui!

Bravo à l'artiste qui capte ainsi l'esprit d'un festival où la lecture de la musique contemporaine irait jusqu'à "La haine de la musique " de Pascal Quignard!!!
www.festival-musica.org