vendredi 25 octobre 2019

"Immersion" de Youn Sun Nah : un parcours irréprochable ! Une voix comme la part des anges!

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"Avec Immersion, son dixième album, la Sud-Coréenne francophone ouvre encore de nouveaux horizons.
Improvisatrice hors pair, dotée d’une fabuleuse technique vocale, YOUN SUN NAH compte désormais parmi les figures incontournables du jazz vocal contemporain. «Une élévation vers ces contrées où l'on parle le langage du cœur» Choc Jazz Magazine «Jamais, sans doute, le jazz vocal n’a atteint un tel niveau d’émotion.»  Citizen Jazz »Avec sa voix de mezzo au timbre lumineux, avec ce sens si personnel de l'intimité, de l'épure et du dépouillement, avec cet art très érotique du crescendo, Youn Sun Nah sème le trouble et invente l'inouï. Son chant envoûtant, tissé de mille et une nuances, s'inspire du silence pour nous entraîner naturellement sur le chemin de l'émotion nue.» Télérama 


YOUN SUN NAH : voix - TOMEK MIERNOWSKI : guitare / piano - REMI VIGNOLO : batterie, contrebasse, basse.
PHOTO ROBERT BECKER

C'est quasi une berceuse qu'elle susurre pour prologue, accompagnée  au piano et à la contrebasse: voix douce et enjôleuse sortie d'un corps filiforme et frêle, vêtue de noir et blanc: une légende est face à nous, modeste, retenue, presque timide lorsqu'elle remercie son public d'être là ! Salle comble ce soir là pour le récital à la cité de la musique et de la danse! Bonne pêche comme à l'habitude, grâce au "Tympan sorcier", sourcier et orpailleur en la matière: programmer des inédits jazz qui font du bien!
Un bel hommage à Albeniz et son "Asturias" prouverait qu'elle joue à saute frontières avec aisance et facilité innée: guitare et batterie l'accompagnant dans cette envolée hispanisante, source d'improvisation vocale aux accents andalous, teintée de cris, d'envolées lyriques dans des extases sur-aiguës virtuoses!
On continue allègrement cette balade dans le répertoire, dans des paysages sonores riches et prolixes: cette performance vocale intense, parfois égrenée d'un langage inconnu, murmuré ou prolongé d'onomatopées réjouissantes à l'oreille: sur la planète de la chanteuse tout est possible! Les bras ouverts, éloquents de générosité, dans le don de soi sans limite: quelques belles reprises en leitmotiv ou ornements référents, standards à deviner au fil du concert.


Un magnifique contre ut de diva pour couronner l'exercice sans filet de cette voix qui file doux comme un funambule sur les limites, les lisières du déséquilibre!
Un solo de contrebasse pour introduction, laissant le champ libre à son interprète multi-instrumentiste comme le second qui se prête au jeu de la contrebasse, de la guitare...
Rêveuse, sensuelle, fragile, la voix caressante et tendre, Youn Sun Nah est un prodigue, prodigue du jazz vocal inédit! Son filet de voix ténu, retenu, prolongé jusqu'au bout du souffle, persistant, langoureux, amoureux de la musique qu'elle fait naître du bruissement de ses cordes vocales.
Un beau coup de "miaulement" ou de cri de mouette, comme un oiseau pris au piège avec percussions et guitare la métamorphose en animal traqué, consentant dans ses retranchements malins de chat pris au dépourvu!
Piano, batterie résonnant avec complicité et symbiose, expression naturelle des deux compères musiciens qui tiennent le plateau!
 Un doigté pianistique mélodique, doux avec de beaux contrastes de voix, mélopée enchanteresse et suave.
Elle joue sur son synthétiseur, en écho pour produire quelques beaux effets de rémanence et d'écho, déesse du genre, filant la métaphore de la disparition dans ses tenues infimes flux de voix fragile....Voix chaude, profonde, pleine, de mezzo surdouée, pointant jusqu'aux aigus les plus lyriques.
Encore un solo de batterie pour magnifier les talents de ses compagnons de scène, pétaradant, tonique qui ponctue le récital de ses accents dynamiques et foutraques.
C'est Léonard Cohen et son "Alléluia" qui fend le coeur, version Youn avec une remarquable tenue finale, légère, inspirée, inventive dans ses fréquences et vibrations. Un modeste "merci", discret, pudique et malicieux pour leitmotiv chaleureux!
Et puis un petit tour chez Varda/ Legrand avec  "Sans Toi", ode à l'amour, au lien, à l'appartenance, félin pour l'autre!
Encore un chemin de traverse, folksong pour clore ce panorama, diorama merveilleux de paysages multiples pour camper le répertoire multiple de la chanteuse.Alerte, gai, rythmé, salubre et entraînant avant un dernier rappel, bis de Phil Collins avec une kalimba au bout des doigts! De l'or en barre !

"Immersion" à la Cité de la Musique et de la danse à Strasbourg à l'initiative de Tympan Sorcier
jeudi 24 Octobre

mardi 22 octobre 2019

"La danse de l'être" de Fabienne Courmont

La danse de l'être

Dans la lumière d'Isadora Duncan

La danse de l’être replace la danse au cœur de la vie. Le livre commence par le voyage initiatique qui a amené Fabienne Courmont à créer la Danse de l’Être© et restitue l’essence de la danse ; éternelle, intemporelle. Faisant le pont entre les traditions, la danse-thérapie et la danse sacrée il donne des clés, à travers des pratiques accessibles à tous, afin de retrouver le mouvement naturel et libérer l’Être de ses entraves. Soyez touché par la voie du corps et de la danse comme outil de croissance personnelle et au-delà comme un art de vivre. Un ouvrage à la fois didactique et pratique qui s’ouvre sur un témoignage autobiographique en première partie. 
L’auteure présente la Danse de l’Être© et son approche originale s’inspirant de différentes traditions reliant le corps et l’esprit, de la Nature et de la danse libre d’Isadora Duncan. Il en émerge un enseignement universel comme nouvel art de vie et de danse dans une forme libre, qui est l’expression même de l’Être.

"Carnets d'une chorégraphe" de Anne Teresa De Keersmaeker


Ce troisième et dernier volume des Carnets d’une chorégraphe se compose d’un livre d’entretiens illustré de nombreux dessins, schémas, photos, matériaux chorégraphiques et dramaturgiques, de documents liés à leur réception, ainsi que de deux DVD riches en extraits des deux pièces, interprétés par les danseurs virtuoses de Rosas. La musique ensorcelante de Steve Reich est jouée par l’ensemble Ictus. Ce matériel est complété d’un troisième DVD, qui propose une captation intégrale de Drumming (dans sa reprise de 2012) avec en option le commentaire en voix off de la chorégraphe.