lundi 2 juin 2014

Pharrell épate la galerie Perrotin avec la danse!

Le musicien a conçu avec le galeriste français Emmanuel Perrotin une exposition autour des femmes, du 27 mai au 25 juin.

Nouvelle casquette pour Pharrell Williams, qui endossera du 27 mai au 25 juin le rôle de commissaire d’exposition. Intitulé « G I R L », comme le dernier album du musicien, cet événement à la galerie parisienne Perrotin présentera une quarantaine d’oeuvres célébrant la femme, sous toutes ses coutures. Ce projet est né de l’amitié entre le chanteur américain et le galeriste français Emmanuel Perrotin, également propriétaire de lieux d’exposition aux Etats-Unis et en Asie. Sur les 32 artistes choisis par Pharrell Williams, on retrouve Marina Abramović, Valérie Belin, Sophie Calle, Prune Nourry, Germaine Richier, ou encore Cindy Sherman. Dix oeuvres ont été spécialement produites pour l’exposition, dont celle de Laurent Grasso, qui a souhaité peindre le jeune musicien sous les traits de Napoléon. De son côté, Takashi Murakami rend hommage à l’interprète de « Happy » en le faisant poser aux côtés de son épouse. « Cela fait longtemps, et de plus en plus intensément, que je mêle les oeuvres d’art à ma vie, à ma musique,à mes créations vestimentaires, et à mes bijoux, a déclaré le chanteur. Elles stimulent la créativité, la curiosité envers les autres, et rendent tout simplement heureux ».
Danse avec une danseuse du NY City Ballet par J.R. , et Pharrell lui-même avec son Helen pour un pas de deux immortalisé par Murakami!
Autres projets très attendus pour Pharrell Williams, ses prochaines collaborations avec G-Star Raw, Adidas et Comme des garçons.
 
 

Du 27 mai au 25 juin dans le nouvel espace de la galerie Perrotin.
Adresse : 60 rue de Turenne dans le Marais

samedi 31 mai 2014

Tapis de souris: danses tapies....



Godard: "Adieu au langage": bonjour au corps!

Adieu au langage est un film franco-suisse réalisé par Jean-Luc Godard sorti le 21 mai 2014. C'est le quarante-septième long-métrage du réalisateur, le premier tourné en 3D, et le septième présenté au Festival de Cannes, avec qui Godard entretient des rapports difficiles.
Avant la sortie du film, une bande-annonce et un résumé sibyllins sont diffusés, qui intriguent la presse française, ce qui est une habitude du réalisateur. Le casting, constitué d'acteurs inconnus du public, surprend également tout un chacun!
Prise de tête ou "prise de corps"?
Ilfaut savoir que les comédiens sont pour Godard des êtres de chair, de passion autant que des vecteurs de pensée en mouvement!
Et dans ce film là, c'est encore plus flagrant grâce à l'utilisation de la 3 D, plus vraie que nature, obligeant la pupille à une gymnastique nerveuse et neurologique très salvatrice.
Alors les émisphères fonctionnent doublement et développent nos sens, dessus, dessous.
Les corps nus de nos deux protagonistes inconnus, sont bruts de coffrages, simplicimes, sans éros ni tanatos!
La chère est gaies et légère, les propos sur l'animalité d'un chien, héros et figure fétiche du film,pleins d'enseignement: seul le chien s'aime moins que lui-même, et aime plus l'autre!
Couleurs fluo, relief agressif, images dédoublées: tout est vertige de l'amour, prises de corps comme dans les arts martiaux et si le verbe tente d'être roi, il est vite détrôné par la place prépondérante du corps dansant, chorégraphié malgré lui dans des espaces aussi singuliers qu'une cabine de douche ou un square de cité!
"Ah Dieu au langage" et sa "nature" ses "métaphore" surprendra encore longtemps!
On dire du Gallotta des premiers temps!