lundi 13 octobre 2014

Julie Nioche à Strasbourg: film et peformance au MAMCS! A suivre!


Projection de Héroïnes de Julie Nioche et Sir Alice, 23 minutes.

"Dans un garage en 2007, elle et moi, nous n'avons rien d'autre que nous, nos savoir-faire, nos sensibilités et nos peines … Qu'est-ce que cela donne ?
Je voulais me confronter au risque de simplement danser, d'incarner sa voix.
Elle voulait simplement prendre le risque de chanter sur de la guitare nue, d'être influencée par ma présence.
Il y a quelque chose de viscéral dans cette voix comme si elle racontait une histoire, son histoire. Notre histoire.
Il y a quelque chose d'effrayant dans l'exposition de mon corps dansant comme si je n'avais plus que cela pour être présente.
Avec nos corps défendant, sans prétention, nous nous sommes jetées dans les gueules des spectateurs." (Julie Nioche)





A l’Auditorium des Musée à 20h, 21h et 22h, le Jeudi 16 Octobre dans le cadre de la soirée étudiante!


Duo entre performance et concert. Julie Nioche – chorégraphe et interprète Sir Alice – auteur compositeur et interprète
Avec la collaboration du guitariste Alexandre Meyer et de Laure Couturier. L’esthétique est volontairement dépouillée, l’échange se fait sans mots, uniquement dans la célébration du rock.



Cette projection annonce une autre performance de Julie Nioche, Central Park, qui sera interprétée dans la salle Buren du Mamcs le vendredi 17 octobre à 19h à l’occasion de l’Opening Night (entrée libre dans la limite des places disponibles).
Autour de l'exposition "Daniel Buren. Comme un jeu d’enfant, travaux in situ"au Mamcs.


Central Park fait renaître, de couleurs en gestes, des espaces, des musiques et des personnages rock.

Conception, chorégraphie, interprétation, Julie Nioche ;
Conception, musique, interprétation, Alexandre Meyer. 



Et ceci avant ses spectacles "en classe"  du 16 au 20 Février à Pôle sud, "matter" le 22 Avril à Pôle sud et "nos solitudes" au TJP grande scène du 26 au 29 Mars  2015

"Mommy": Dolan élargit les écrans du geste! Du S au XXL...

Un écran 4/3 tout carré pour mieux enfermer les protagonistes de ce film étrange...
Deux scènes retiennent ici l'attention: duo du jeune homme, fou à lier, avec un caddie, filmé en tourbillon et rond de bosse et une séquence où du format carré , on passe au 16 ème, large et perspective: le héros s'y libére, glisse sur son skate!Et l'univers s'étire, se détend, s'ouvre....
C'est magique

Superbe acteur pour incarner cet adolescent hyper actif, violent mais très fort! Antoine Olivier Pilon excelle en jeu corporel, attitudes, postures très liées à son impertinence, sa désobéissance, son effronterie.
De la commedia d'ell arte!...
Une veuve mono-parentale hérite de la garde de son fils, un adolescent TDAH impulsif et violent. Au coeur de leurs emportements et difficultés, ils tentent de joindre les deux bouts, notamment grâce à l’aide inattendue de l’énigmatique voisine d’en face, Kyla. Tous les trois, ils retrouvent une forme d’équilibre et, bientôt, d’espoir.


"Adolescent, j'avais lu un article qui m'avait marqué à propos d'une loi américaine, abrogée depuis, permettant aux parents en situation de détresse psychologique d'abandonner leurs enfants à la charge de l'Etat, dans les hôpitaux, sans frais, sans autre forme de procès. Il y avait le témoignage d'une mère célibataire qui disait avoir peur de son fils de 8 ans, sous médicaments. L'abandon n'était pas une question d'amour ou de désamour… Je rêvais déjà d'en tirer un film américain, avec Julianne Moore, à l'époque. J'ai gardé l'idée et j'ai d'abord tourné J'ai tué ma mère, avec Anne Dorval, sur un conflit plus ordinaire, plus commun, au sein de la classe moyenne. Les relations mère-fils et mère-fille sont une source d'inspiration inépuisable, à la base de presque tous les films de Hitchcock…"

ARTE let's dance: tous à poils!

Suite de la série TV ARTE sur une "histoire" de la danse à faire en images, selon un "documentaire" de création "pour les nuls"!
Historiens, sociologues et chorégraphes attestent de leurs expériences en la matière!
Histoire du nu en danse: Isadora Duncan et ses voiles protecteurs, le nu aux USA avec show dénudé et midinettes sexy, cabarets nus à Berlin, le nu dans la société de consommation pour faire vendre!
Toit y passe en "revue" et c'est un peu didactique!
Les propos de Raimund Hogues y sont les plus interessants: faire voir un corps "monstrueux" et de surcroit nu: une gageure et un moment de reconnaissance dans sa vie!Steven Cohen, le provocateur y témoigne de ses expériences de nu in situ dans la rue: les images sont fort belles, prises sur le vif!
Preljocaj, Dubois et d'autres Jêrome Bel ou Alain Buffard y content la maladie ou la peau du corps...
synopsis
Le corps est l'instrument des danseurs. C'est à travers lui qu'ils s'expriment, que le chorégraphe lui aussi raconte et crée. Mais qu'en est-il de la nudité dans la danse, cette pratique presque commune aujourd'hui, posture ou cliché qui fait oublier qu'il faut d'abord que le danseur se dénude, se montre dans son plus simple appareil. La nudité traverse tout le XXe siècle, gênante parfois, mais finalement jamais banale. Affaire de morale, de politique, de sexe, de pudeur, de provocation, bref de révolution, la nudité sur scène force au questionnement. S'y intéresser, c'est donc voir ce que les corps nus ont à raconter.
 



http://genevieve-charras.blogspot.fr/2014/02/tragedie-de-olivier-dubois-dont-on-fait.html