lundi 13 mai 2024

Zvardon: l'écume des nuits: "iceland" glaciale !

 



dimanche 12 mai 2024

zvardon: tribulations tribales : danses de vie

 


Une danse tribale de bâtons pour chasser les esprits en visite.Le dialogue de deux femmes au visage dissimulé. Une bergère gardienne de buffle aux traits masqués, une assemblée de guerriers en contre plongée: visite au pays des nomades encerclés. Icône fantastique que ce cheval hybride à la crinière de nuage en fumée aux côtés d'une femme voilée...Et pardessus tout cette femme torse nu déployé à la parure de bijoux fabuleux et d'un zébu farfelu.Un chameau, sa compagne devant son arbre séculaire qui la protège et qu'elle habite. De son tronc,de ses racines enveloppée. La tribu s'affole, s'ébranle pour un couronnement auréolé de lèvres à plateau en guise de bouclier de bouche.Des enfants au corps maquillé de traces et signes cabalistiques, de terre ou pigments noir et blanc.Un regard à demi dissimulé frôle le champs de vision.Un cortège pour exode, déplacement et transport en commun de denrées rares et précieuses...On porte des branchages, une cruche d'eau sur la tête qui jamais ne penche ni ne plie sous le joug de la tache. Le cheptel s'abreuve en couronne, alors qu'un berger de fortune ne cesse de les harponner.Les femmes travaillent, les yeux au ciel évoquant la félicité de cette vie rurale préservée. Une humanité en route, en transit ou en pose longue pour dévoiler la sagesse, la force et l'authenticité jamais perdue. Hommes et animaux au diapason, à l'unisson d'un chant de vie aux formes et allures d'antan. Le regard et le choix du photo-graphe à l'écoute du monde qu'il transfigure à l'envi



zvardon: portraits peints pigmentés: zurma dévisagé !


 Pigmentés

Masques de parade haut en couleurs, en pointillés comme des touches de peinture énigmatiques sur les façades des maisons alsaciennes pour les dé-ensorceler..Tout se rejoint aux delà des continents

Comédia del'arte africaine où la bouche béante devient tutu à plateau posé sur de la peau fardée: plumes, bijoux, voiles et péplums dissimulant corps et regards tranquilles, apaisés sous l'oeil du photo-graphe inspiré. Des attitudes de Buto pour une femme traquée, les avant-bras collés au corps.

Traces, sillons serpentent sur les tissus corporels, dessins, calligraphies de signes labyrinthiques et mystérieux. A décrypter au chevet de la terre, mère nourricière. Un torse vêtu de blanc, couleur de chaux, des chevelures en casque, en nid de brindilles pour oiseau de proie. Des spirales au front et volutes en cercle, escargot tissé pour parade nuptiale. Et pour le festin des merveilles, des lèvres écartelées comme des tranches de miroir aux alouettes mouchetées. Flûte de Pan débordant des lèvres, jarre sur le chef comme pour prolonger les têtes hautes en posture royale et digne: noblesse oblige...Se délivrer des magies et autres tours de passe-passe frontières en admirant la quiétude d'un visage de femme, de trois-quarts, penchée, rêveuse: tel un Brancusi somnolant de toute sa tête d'or endormie. Un oisillon dans les mains, couche douillette et maternelle. Et pour clore cette galerie de corps en fête, des jambières striées de blanc comme des plantations protégées: chaussettes à son pied!

Un torse-buste dénudé, voluptueux, parsemé de petits pois de senteurs virginales: blanc ponctué et petites notes d'une musique dissimulée sous les langues qui se taisent. Les portraits d'enfant plumés à la coloquinte vide ou à la lyre. Tête de mort, emblème d'exo-squelette bien vivant, le regard confiant sous son maquillage savant. Le dessin comme palette de couleurs oscillant entre béatitude et don de soi. Devant et si proche de celui qui dialogue sans mots devant tant de noblesse.