vendredi 13 mars 2026

"PEOPLE WILL PEOPLE YOU" Steven Cohen - Compagnie Steven Cohen : butterfly "Apollon" entre Eros et Tanatos....

 


Dans chacune de ses performances, Steven Cohen fait de son corps un objet vivant, transgressif, une œuvre en soi. Perché sur d’imposantes chaussures à plateforme, l’artiste sud-africain se présente à nous telle une créature vêtue de costumes spectaculaires. À travers cette apparence, il explore des thèmes comme l’identité, la souffrance, la mémoire et la résistance.
Avec People Will People You, Steven Cohen propose une expérience inédite. Il engage un véritable dialogue avec le public. Lui qui s’est toujours exprimé par le langage du corps, en faisant de celui-ci à la fois le médium et le message, choisit ici de prendre la parole. Un geste rare, presque radical, où la voix prend la forme à son tour d’un acte d’existence et de résistance.
Il ouvre ainsi un espace de rencontre où chacun·e, artiste comme spectateur·rice, devient à la fois témoin et acteur·rice. Un lieu où les mots circulent et libèrent.
Steven Cohen donne à voir un rituel de transfiguration inversée. Il s’agit d’une plongée dans l’intime. Détruire pour mieux créer : tel est le paradoxe fondateur de ce rendez-vous. La disparition d’une œuvre en engendre une autre. Le geste de faire se mêle à celui de défaire, dans un processus continu de métamorphose.Ce rituel devient alors une invitation : celle d’une transformation partagée, où l’art et la vie se confondent, se nourrissent mutuellement, et où l’un donne à l’autre sa raison d’être, ses moyens de transcender le chaos.


Il fait une apparition, lente et magistrale, costumé de lambeaux de tissus colorés, pastels, de particules brillantes parsemées dans ce vêtement étrange, les pieds chaussés de sculptures baroques comme des pare-feux en cuivre ou de fonte,mobilier de jardin d'époque. Deux logues perches pour appui, un casque fait de plumes et de pétard qui explose de suite!Échassier instable, chancelant comme Max Ernst avec sa "Femme chancelante".

max ernst la femme chancelante


"Pas un clown blanc mais un blanc avec une tête de clown"

Le visage maquillé, grimé, dessiné savamment de papillons , de traces et signes cabalistiques fantaisistes. Les lèvres noires comme des coeurs, des pétales de fleurs, ailes de phasmes, tulipes noires. Le regard lointain, la démarche solennelle ou chancelante comme on voudra bien l'interpréter. Marche hésitante, posée, fragile comme tout son corps pourtant massif et architecturé. Il s'adresse au public, placide, imperturbable, dans une grande sérénité dictée par la sagesse de l'âge, de l'expérience. Rien de grand guignol ni d'ostentation dans cette parade animale, digne d'un paon qui serait devenu modeste. En quête de reconnaissance, d'amour, de considération. Lentement, il se hisse sur une sorte de chaise, tabouret sculpté, droit, rigide, anguleux,support de son corps endolori. Fleur de nénuphar en lévitation silencieuse, méditation heureuse et tranquille.Statue vivante, mobile, il déchausse ses petits monuments antérieurs pour les troquer contre d'autres atours plus géométriques: les pieds comme des piédestal mobiles qui ,parcourent un jardin imaginaire. Des oreilles de chacal découpées comme Méphistophélès.Comme des socles qui interdisent la mobilité mais pas la motricité.Cet étrange personnage, c'est Lui, Steven Cohen, riche d'une longue expérience de performeur en milieu urbain. Déjà tout petit à Six ans, le voilà costumé à sa guise, pas "déguisé". Un choix poétique, plus tard politique dans ce vaste monde ou l'apartheid, la ségrégation va le frapper de front, de près. Une série de vidéo retrace son parcours "scénique", ses interventions proscrites et interdites. Jamais provocantes, ni numéro de cirque. 


On se souvient à Strasbourg de deux mises en situation phares restées dans les mémoires: dans un distributeur de bonbons aux Arts-Déco chaufferie et sur la stèle des Halles Synagogue qui avaient touché, bouleversé les participants. 
C'est encapsulé dans un distributeur géant de bubble gum et autres confiseries que l'on découvre Steven Cohen.La mémoire ici convoquée pour conter un destin artistique hors norme. Il invite le public à l'interroger en toute simplicité: c'est délicat tant il impressionne, mais n'en fait pas un pouvoir de domination sur le public. Steven Cohen serait compagnon de Angelica Liddell ou Robyn Orlin, inclassable artiste questionnant la mort, la vie, son métier, sa place dans le monde des Arts Vivants. Plasticien, il se fabrique à vue à l'aide de bandes noires un tableau fait d'empreintes sur son visage. Un caméraman se glisse sur scène et filme en gros plans cette séquence ainsi que le public: histoire que les traces immédiates se propagent et se partagent.




Un long travail in situ qu'il effectue à vue, face au miroir, ayant troqué son costume d'apparat pour un marcel et un short noir de travailleur.Un contraste sensible, mais on l'a déjà vu en salopette de 'ouvrier, en artisan du beau dans des tenues modestes. Steven Cohen est proche, de plain pied en communion avec son public; autant ému que lui, sans estrade ni plateau pour le distancer. Belle et unique apparition sur la perte, l'usure, la consécration: des images d'une exposition rétrospective actuellement en Afrique du Sud pour témoin de l'importance de son parcours: reconnaissance absolue et enfin attestant de l'importance de sa place dans le monde. En toute modestie, Steven s'efface, qui le parterre après des adieux touchants et frémissants d'authenticité. La démarche hésitante d'un corps fatigué mais toujours expressif, partageux, accessible à l'autre en dialogue, face à face. Jamais en opposition ni victoire.Pas d’esbroufe ni de paillette pour ce facteur d'oeuvres incontournables d'une beauté fulgurante.Un papillon "Apollon" les ailes déployées, insecte de jour et de nuit fugace, éphémère dans le temps de la scène.


Pour une "petite mort" entre Eros et Tanatos.Phalène ornithologique suspendue comme un trophée imaginaire d'une chasse au papillon impossible: sans prise avec aucune épingle ni filet!Aux origines d'un monde archéologique de l'avenir.Une confession partagée, sensible, émouvante, fragile comme les ailes d'un papillon nacré.Et l'invisibilité de l'artiste se fait regard compatissant.

 


Steven Cohen est né en 1962 en Afrique du Sud. Performeur, chorégraphe et plasticien, il vit aujourd’hui en France. Il réalise ses performances dans l’espace public, dans des musées, des galeries et des salles de spectacle :
Put your heart under your feet…and walk (2017), Boudoir (2022). Son travail met en lumière ce qui est en marge de la société, à commencer par sa propre identité d’homme blanc queer, juif et sud-africain. Loin d’être narcissiques, les mises en scène de son corps, nourries de sa propre histoire, constituent, selon lui, « le support d’une exploration des failles et des grâces de l’humanité ». Ses maquillages ultra-sophistiqués, soignés, sont aussi élégants que surprenants. 

Ses costumes excentriques, brillants et féériques, empruntent aux univers du luxe et de l’élégance, à des souvenirs de rituels archaïques, à une mémoire bourgeoise ou coloniale comme aux inspirations queer. Ils dévoilent plus qu’ils ne cachent et contraignent le corps et le mouvement, comme pour marquer à la fois le poids du monde et les entraves des pouvoirs sur les corps. Ce sont avant tout des montages ou des collages à même le corps, le transformant en chimères ou en êtres hybrides à l’identité incertaine, multiple. 

Au TJP jusqu'au 14 Mars dans le cadre des Micro Giboulées 

jeudi 12 mars 2026

"MÉTROPOLE" de Volmir Cordeiro - Cie Donna Volcan : Mégalo-police!

 


Sous une épaisse fumée blanche, une étrange créature apparaît. Son visage est dissimulé sous un masque de félin rose. Un imposant manteau de feutrine noire drape sa silhouette. De longs cheveux mauves flottent autour d’elle. Balayant la salle du regard, elle s’élance. Mi-homme, mi-animal, Volmir Cordeiro est traversé par les enjeux de la métropole et finit par la personnifier.
Aux côtés de Philippe Foch à la caisse claire, le chorégraphe nous livre un opéra dansé punk et bouillonnant, imaginé pendant la crise sanitaire. La ville, qu’il perçoit comme centrale et dynamique, regorge d’ambivalences. C’est un espace qui prône autant la liberté que la surveillance. Il tend à englober les individus, et pourtant ne cesse de les sélectionner. Il vante les nouvelles technologies, toujours plus aliénantes.
Au rythme des percussions, sa danse se transforme en une allégorie carnavalesque, endiablée, cagoulée, grimée, robotisée. Elle se présente comme une métaphore de la vie urbaine : frénétique, chaotique, mais aussi d’une beauté vibrante. À travers ses mouvements expressifs, Volmir Cordeiro interroge notre place dans cette métropole, où chacun·e se bat pour affirmer son existence. Sa performance frappe par sa force et sa détermination. Transgressive, elle revendique une liberté totale, loin de toutes normes.

Un diable étrange sort de sa boite noire, sous un tsunami de percussions magnétiques et euphorisant autant qu'envahissant. Des cordes-balises délimitent l'espace comme un quartier encerclé par des forces de polices municipales. Et la valse bondissante débute d'un personnage masqué, cape noire et autres indices vestimentaires d'un lutin plus ou moins bienveillant dans son accoutrement: une jambière rose bonbon pour faire contraste. Pantin inspiré des esprits japonais autant que baroqueux ou gotiques. Héros de manga peut-être...Démon et merveille spectaculaire.Longue chevelure, parure carnavalesque, déguisement ou costume de parade diabolique? Cavalcade animale, manège tournicotant et hypnotique!Sa danse est convulsive, faite de bonds, de virevoltes, de tours dans cet espace sonore étourdissant. L'atmosphère enivrante oscille entre enfer et paradis, entre enfermement et libération. Cette quête vers des perspectives plus heureuses et sereine se joue sur l'étourdissement provoqué par les percussions omniprésentes, rappel à l'ordre et à l’obéissance. Notre héros de pacotille se débat comme un papillon pris dans un piège de lumières, les ailes brûlées par la proximité d'une chaleur ambiante torride. Du bel ouvrage de champ magnétique qui absorbe les esprits en révolte et tente de libérer les consciences appauvries par un discours désabusé et en désaccord avec une citoyenneté urbaine. Une colonne de journaux s’effondre et éparpille les nouvelles en feuilles volantes.Métropole ou mégalopole pour un show décapant, et curieusement intriguant. Volmir Cordeiro, danseur étrange et fascinant dans sa complicité avec Philippe Foch, compère aux aguets, en osmose avec les fantasmagories oniriques de ce diablotin électrique et aérodynamique de fortune! On songe aux "Nouvelles peurs" de Marc Augé, à "Des villes invisibles" d'Italo Calvino et l'on médite sur ces espèces d'espaces qui nous dévorent....Que c'est "beau une ville la nuit". Les bandes de marquage ont disparu, l'espace reconquis s'évapore... 


Titulaire d’un doctorat en danse, Volmir Cordeiro a d’abord étudié le théâtre pour ensuite collaborer avec les chorégraphes brésiliens Alejandro Ahmed, Cristina Moura et Lia Rodrigues. Il intègre la formation Essais en 2011 au Centre National de Danse Contemporaine d’Angers où il obtient un Master en performance et création.
Comme interprète, il participe notamment aux spectacles de Xavier Le Roy, Emmanuelle Huynh, Jocelyn Cottencin, Vera Mantero. En tant que chorégraphe, il crée un premier cycle de travail composé de trois solos : Ciel (2012), Inês (2014) et Rue (2015). En février 2017, il monte à Brest une pièce pour quatre danseurs, L’oeil la bouche et le reste. 
Il enseigne régulièrement dans des écoles de formation chorégraphique : au Master Exerce de l’ICI – Centre Chorégraphique National de Montpellier, au Master Drama de l’Académie royale des beaux-arts de Gand, à l’école de danse PARTS de Bruxelles, et à la Ménagerie de Verre à Paris.
Il est l’auteur d’Ex-Corpo, ouvrage consacré aux figures de la marginalité en danse contemporaine et à la notion d’artiste-chercheur·euse.
En 2021 avec Érosion, Volmir Cordeiro revisite les Ballets Suédois, troupe particulière dadaïste installée aux Théâtres des Champs-Elysées entre 1920 et 1925. Son solo Métropole est créé en novembre 2021 dans le cadre du festival d’Automne à Paris.
En 2021, Volmir Cordeiro reçoit le prix SACD Jeune Talent Chorégraphie.
Sa compagnie Donna Volcan pense le volcanique comme le fondement de la création : la terre, le feu, l’air et la pulsion vitale. 

Au TJP jusqu'au 14 Mars dans le cadre des Micro Giboulées 

mercredi 11 mars 2026

"Carte blanche à Hae-Lim Lee" Voix de Stras : les voiles du palais: vers un voyage au long court

 


Carte blanche à Hae-Lim Lee

Dans le cadre des Rendez-vous de la Voix
Carte blanche à Hae-Lim Lee, soprano de Voix de Stras' et doctorante en musicologie
La rencontre entre musique traditionnelle asiatique et musique contemporaine occidentale

Il y a des soirs où la voix ne s’arrête pas aux frontières : elle nous emmène avec elle.
Le 11 mars dans le cadre des Rendez-vous de la Voix, Catherine Bolzinger donnait carte blanche à Hae-Lim Lee, soprano de Voix de Stras', pour mettre en lumière le croisement entre musiques traditionnelles japonaises et coréenne et création contemporaine occidentale.
Accompagnée du guitariste Gaspard Schlich, du percussionniste Sami Bouchenada et du compositeur Matías Rosales, elle tisse un voyage entre Orient et Occident. Un instant suspendu entre voix, images et gestes sonores, pour raconter ce que les langues ne traduisent pas.
Une voix pour lier deux mondes, au cœur d’un voyage musical, empreint de nature et d’amour. 
 

 Un rendez vous en cache un autre et nous voici au coeur de cette désormais incontournable soirée mensuelle en compagnie de Catherine Bolzinger et d'une seule des solistes du groupe, l'ensemble "Voix de Stras"pour laisser libre cour au voyage, au jardin secret de la chanteuse Hae-Lim Lee périple musical autour des langues étrangères, de l'amour, des pays inconnus aux sonorités insoupçonnées. Avec l’œuvre "Flammenzeichen" de Younghi Pagh-Paan 1983, la chanteuse ouvre cette petite cérémonie musicale partagée, seule au coeur du Temple Neuf magnifiquement éclairé. Elle susurre, murmure dans des babillements une sorte de Sprechgesang étrange, ténu plein de contrastes et de modulations. Une voix chaude accompagnée de tambourins qui percutent doucement sous ses doigts agiles.En langue allemande, dans une belle gestuelle ouverte, offerte, dans une robe noire d'uinspiration japonaise, en dentelles noires. D'infimes sons tenus sourdent de ses lèvres, une grande variation d'octave distille son timbre chaleureux de soprano très pur. Des percussions de nacre comme des monnaies du pape égrènent toute cette fantaisie vocale et percussive.Résister ainsi à l'oppression en chantant, récitant un texte pour éradiquer la violence du pouvoir et de l'oppression.
 
La seconde pièce ""Renka" de Toshio Hosokawa" N° 1 "Aki no ta no"et N°3 "Yura no too"de 1977 réunit guitare et chant avec bonheur sur fond d'images vidéo en noir et blanc: herbes folles dans le vent en accéléré ou paysages vastes sous la pression atmosphérique changeante de beaux ralentis. La lenteur dans l’exécution autant vocale qu'acoustique pour la guitare pincée, froissée va de paire avec les images animées de scintillements vibrants. Dans deux mouvements successifs, voix et guitare se répondent malicieusement au gré de la composition. Gestes amples du guitariste, Gaspard Schlich, geste vocal fulgurant de la part de l'artiste chanteuse aussi de toute son expression de visage, de toute sa présence méditative et mélodique.
 
Dans "Gagok" d'Isang Yun pour voix, guitare et percussion, de longues tenues respectives en ricochet, en résonance guident la composition en couches et palimpseste de sons. Les voix des trois interprètes en jeu pour de courtes interventions humoristiques et malicieuses pour créer une atmosphère, un univers où les paroles sont vocalises vertigineuses et virtuoses. Aux percussions, l'agile et très mobile Sami Bounechada donne volumes, vibrations et jeu de timbres fort résonant. Ondulations des ondes de la voix pour berceau de résonance, pour accueillir les sons inédits  en sorte de bulles de BD.Sons et interjections, avant un déchainement de percussions et guitare comme une alerte hispanisante Un bel opus où chacun trouve un écho chez l'autre et vibre à l'unisson d'une écoute commune.
 
Avec"Désinformation" de Matias Rosales c'est à la musique "en temps réel" que nous assistons. Le compositeur accompagné de la voix se joue des difficultés pour inventer les "sons du palais" de la cantatrice, sons qui diffèrent selon les cultures dont on est issu.Une sorte de "révolution de palais" en vocalises bordées en direct par les couches, strates de l'électronique. Une musique mixte audacieuse, un texte pour voix augmentée, un mélange savant "bidouillé" en mixage en temps réel pour une symbiose  entre naturel et artificiel très réussie. La chanteuse-lectrice-interprète toujours en rythme découpé, articulé, démembré ou psalmodié. Une nouvelle création pour voix et électronique intitulée Desinformation, basée sur un texte de Clémentine Lebedinsky, qui aborde la déshumanisation actuelle que nous vivons dans une société où l’information est presque entièrement manipulée.Une cuisine savoureuse en petite quantité précieuse comme la gastronomie nouvelle.A déguster de toutes les oreilles , à regarder comme ces paroles de Balanchine: "Regardez la musique, écoutez la danse". 
 
Enfin l'oeuvre de Philippe Manoury "En é, "La rivière n°1" 1993/94 met en avant la voix merveilleuse de Hae-Lim Lee: la voix pure, haute et sans faille sur les nappes de sons intrusif. Belle diction à fleur de lèvres, douceur et modération comme de l'eau qui sourd de ce flux vivant ou électronique en osmose. En couches, en nappes dans des harmonies cinglantes et inattendues. Ce quatuor de choc pour cette soirée unique réunissait des talents uniques, portés à la rencontre du public par la créativité d'une programmation originale. Catherine Bolzinger aux manettes, au gouvernail d'une embarcation inédite vers de lointaines contrées musicales."
 
 
📍Temple Neuf, Strasbourg - 11 mars, 20h
 
Programme :
Younghi Pagh-Paan — Flammenzeichen
Toshio Hosokawa — Renka I
Isang Yun — Gagok
Philippe Manoury — I. « La rivière », extrait de En Echo
Matías Rosales — Désinformation (création mondiale)
Une rencontre entre la musique contemporaine occidentale et les musiques traditionnelles coréenne et japonaise : voix, timbre, images et gestes sonores.
Avec Sami Bounechada (percussions), Gaspard Schlich (guitare) et Matías Rosales (composition & électronique).Hae Lim Lee (chant)