Soirée finale du festival "Nouvelles" avec la pièce de Jérôme Bel: "Cédric Andrieux"
On se souvient de "Véronique Doisneau", ce très beau solo dédié à cette danseuse "sujet" du corps de ballet à l' Opéra de Paris où l'interprète se livrait au jeu de l'autoportrait, seule en scène face aux spectateurs très intrigués par les aveux et paroles de la danseuse.Ici c'est au tour de Cédric Andrieu, danseur chez Cunningham et au Ballet de Lyon: paroles et gestes du danseur revisitent les péripéties liées à l'"histoire de la danse", celle qu'il a incorporée, digérée et délivrée à travers son corps, dressé, dompté par la technique, les écoles et divers chorégraphes rencontrés lors de son trajet d'artiste.A travers lui, Jérôme Bel retrace son histoire revisite la gestuelle de Trisha Brown, Cunningham,Tréhet, et Bel: auto citation, recyclage écologique du geste: voici un authentique geste équitable. Tout est bon, tout est noble et conservable dans le répertoire où Bel choisit des instants de grâce et de félicité.
On ne se complait pas à "retrouver" les gestes cités comme pour un jeu de piste ou de devinettes.
Déjà se profile le "conservatoire" de la danse d'aujourd'hui, à la manière du "musée de la danse" de Boris Charmatz: "je suis une école de danse" dit ce dernier (associé cette année à la programmation du festival d'Avignon). Bel serait alors un agent double de sa gestuelle, un portraitiste sans faille de son icône, véhiculée généreusement à travers le corps des autres. Filtre, passation, don de soi , distillé par un alambic intelligent et sélectif qui ne retiendrait que le bon, que le beau. Car il "fait le beau" dans sa "bel" danse ,"basse" cour d'un la-bel griffé, signé" Jérôme". Un gage de qualité!Une estampille qui rassure quelque part: souhaiterions-nous des "références", des balises dans la lecture et lisibilité de la danse contemporaine?
dimanche 29 mai 2011
samedi 28 mai 2011
Danse et BD: Alex Varenne fait danser ses héros dans "Kiro" et "Gully Traver"
La couverture de "Gully Traver" c'est un pas de deux renversant entre le héros et une ballerine du Lac des Cygnes. Dessiner la danse:Alex Varenne s'est inspiré du film d'André Labarthe sur Sylvie Guillem au travail pour réaliser cette BD.
Et dans "Kiro" c'est à un spectacle de Jean Claude Gallotta que le couple amoureux assiste au théâtre de la Ville: c'est "Mammanne" plutôt que le "Roméo et Juliette" annoncé! (p 182-183)
Autre BD de BLUTCH "Vitesse moderne": on y voit le professeur de danse de ces dames, qui n'est autre que Merce Cunningham, ce "commendatore" qui avoue être passionné et dévoré par l'art de la danse! (P 6-7 33-39)
Les croquis sont mordants, désopilants et l'on reconnait le maestro de la modern dance avec complicité et beaucoup d'humour!!!
Et dans "Kiro" c'est à un spectacle de Jean Claude Gallotta que le couple amoureux assiste au théâtre de la Ville: c'est "Mammanne" plutôt que le "Roméo et Juliette" annoncé! (p 182-183)
Autre BD de BLUTCH "Vitesse moderne": on y voit le professeur de danse de ces dames, qui n'est autre que Merce Cunningham, ce "commendatore" qui avoue être passionné et dévoré par l'art de la danse! (P 6-7 33-39)
Les croquis sont mordants, désopilants et l'on reconnait le maestro de la modern dance avec complicité et beaucoup d'humour!!!
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| Alex Varenne Gully Traver |
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Stephan Balkenhol à La Halle Verrière de Meisenthal en juin
Les sculptures de Balkenhol ne nous sont pas inconnues à Strasbourg: la girafe devant le siège de ARTE, les deux pans de bois du parc du château de Pourtalès.... Ces sculptures dévoilent la force de cet art, au sens étymologique premier, celui qui désigne le geste fondateur du volume (tailler dans la matière brute).
Sa statuaire et son soucis de la représentation du corps humain fait de son œuvre aussi un hommage à la danse: "le bal" en est une belle illustration. Ses petits personnages aux positions stoïques, aux expressions laconiques, emblématiques dansent cependant, figés dans la masse de bois taillée à vif, colorés vivement. Tirer une figure humaine de la masse de la matière, en l'occurrence le tronc de l'arbre, dans un geste grossier: un style bien à lui qui enchante car il parle aussi de l'éternité, de la nature, de l'homme!
Je vous livre une part de son oeuvre très "dansante": les couples de danseurs, "The Dancer", et autres figures taillées à vif dans son matériaux de prédilection: le tronc, le bois, l'arbre!!!!
L'exposition de Juin est un défi à l'espace de la halle verrière. A découvrir dès le 19 Juin.
Sa statuaire et son soucis de la représentation du corps humain fait de son œuvre aussi un hommage à la danse: "le bal" en est une belle illustration. Ses petits personnages aux positions stoïques, aux expressions laconiques, emblématiques dansent cependant, figés dans la masse de bois taillée à vif, colorés vivement. Tirer une figure humaine de la masse de la matière, en l'occurrence le tronc de l'arbre, dans un geste grossier: un style bien à lui qui enchante car il parle aussi de l'éternité, de la nature, de l'homme!
Je vous livre une part de son oeuvre très "dansante": les couples de danseurs, "The Dancer", et autres figures taillées à vif dans son matériaux de prédilection: le tronc, le bois, l'arbre!!!!
L'exposition de Juin est un défi à l'espace de la halle verrière. A découvrir dès le 19 Juin.
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| The Dancer Prague 2005 |
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