jeudi 17 novembre 2016
"Droit d'asile.....de fous": ou "Narrestall": droit au but !Complètement fêlés, les "cloche- merle !
Il y avait "la nef des fous" il y a maintenant l'annexe des fous, ceux qui dérangent, grelots et entonnoirs à l'appui, l'ordre des choses!
La belle équipe est de retour et l'on va se régaler sans modération.
Fêlés, déboussolés, les voilà donc en route pour une "revue"et pas corrigée, pleine d'incorrections, de bonnes notes musicales et de zéro de conduite politique, ces "pas polis petits chiens" alsa chiens!
Plus de vingt saynètes qui se succèdent judicieusement, tambour battant, égrainent autant l'actualité politique régionale, que les querelles de Clochemerle. Le Haut Rhin et Gilbert Meyer en prennent plein la poire, Sur des airs de référence empruntés au juke-box de la variété savante ("casser sa voix" et autres airs mythiques), les langues de bois, poignées de main font recette pour cuisiner les électeurs (Maité de retour) et l'homophobie devient gaie et truculente. Quel talent que de pouvoir aborder autant de sujets brûlants sans fausse trajectoire! Sans oublier "si t'es végé t'as rien", truculent sketch à rebondissement! Et les costumes de rivaliser d'inspiration style récupération: moquette de pelouse avec petits animaux en plastiques comme veste, serpillière et o cédar pour costume stylé !!!
Et on grimpe aux rideaux sans "dévisser" avec ce show où on pète un boulon où un câble!
Le plus réussi du genre "Le petit bikini" sur l'air éponyme qui dévoile sans pudeur les affres du burkini, avec bouée de sauvetage et palmes académiques! La toute nouvelle recrue Margaux Laglaise y est désopilante, sincère et juste, ciblant l'intime pour en faire une farce respectueuse sur le sujet! Les textes servent à merveille actualité, poésie, tendresse et acidité de notre humaine condition, sans jamais oublier que rêver fait encore partie des utopies d'aujourd'hui ! Revue bien "timbrée" au juste poids, aux mensurations efficaces: mise en scène et chorégraphie pour un théâtre de poche où les acteurs-chanteurs-danseurs et pianistes débordent et mettent le feu aux rampes!
A la sortie on reçoit une vis ou un boulon pour mieux en péter de joie !
A voir jusqu'au 26 MARS 2017 à la Choucrouterie à Strasbourg
"Les Alsaciens aiment la satire et ils aiment rire en alsacien, dans cette langue savoureuse, parfois rugueuse mais surtout drôle avec des expressions « hhénaurmes. » Héritière de l’immense cabarettiste Germain Muller, la Chouc’ poursuit sa mission de salubrité publique visant à rire de tout, et surtout de soi-même, avec tout le monde"
.Et pour cette édition 2016, cuvée "vin fou",Ils sont siphonnés, cinglés, timbrés, déséquilibrés, ces fous de rire qui ne se moquent jamais désobligeamment, mais tapent dans le mile sans détour!
.Et pour cette édition 2016, cuvée "vin fou",Ils sont siphonnés, cinglés, timbrés, déséquilibrés, ces fous de rire qui ne se moquent jamais désobligeamment, mais tapent dans le mile sans détour!
pour info !
"Pour sa 23e revue satirique, la troupe de Roger Siffer passera à la moulinette les politiques locaux, se moquera des Lorrains, des Ardennais et des Champenois dans notre belle ACAL, parlera de la montée des nationalismes et autres populismes, du Racing, taillera un costard à « Chilbert » de Colmar et caricaturera l’actualité marquante de l’année. Elle n’oubliera pas non plus d’égratigner au passage quelques phénomènes de société en sketches ou en chansons. L’important c’est de rire. Dieu merci, soupire Roger, aucune chanson ne fera changer l’opinion politique des spectateurs. « Si les chansons avaient ce pouvoir, les politiques se mettraient à chanter et ils nous emmerdent déjà bien assez comme ça. »
mardi 15 novembre 2016
"Questcequetudeviens? Bonne question ! Une flaque and c° ou un hidalgo Algeco ?
Alors quoi de neuf sur la planète Bory ?
Dans un décor bien planté, un Algeco transparent et un réservoir d'eau, comme dans les champs, un carré dessiné au sol, une femme vêtue de rouge franchit les barrières du convenu.
Robe ou partenaire qui se dévoile et se dédouble en véritable complice de formes étranges donnant naissance à des postures et attitudes quasi monstrueuses!La mue opère et elle se retrouve à l'intérieure de la boite, martelant le plancher, allant et venant, reculant furieusement dans cet espace si exigu, prolonger par un miroir dans lequel elle se reflète. Le guitariste, le chanteur qui ponctue et inspire tous ses gestes se joue de sa présence, lui dicte les sanctions, précède ou accompagne ses évolutions, verticales toujours, sèches et tranchées, de profil, rappelant la gestuelle de Israel Galvan. De judicieux éclairages dessinent des ombres portées, se lovant comme des sculptures de Marcus Raetz, vrillées et en miroir réfléchissant, en trompe l’œil! La vitre de l'Algeco embuée dissimule ses évolutions, étouffe le bruit, les sons des salves de ses martèlement furieux sur le sol.Des empreintes , des taches de son corps maculent la vitre comme les "antrophométries " de Yves Klein" La tension monte, enfle, grandit et l'on retient son souffle. De rouge, elle passe à la robe noire, fourreau seyant, épousant son corps, fort et gracile à la fois, sa chevelure noire, féroce atout de son ibérisme virulent; de l'eau envahit le sol, elle va y exécuter une danse digne d'un lac des cygnes,noirs, glissant, éclaboussant en goutte de lumière, l'espace visuel du plateau.Images saisissantes, rappelant Pina Bausch ou Michèle Anne de Mey, se jouant de l'élément liquide avec délectation dans une joie ludique et enfantine.Au final, c'est la chute, immergée dans le liquide qui telle Ophélie, la conduit dans les flots des eaux agitées de ce lac, eau dormante chahutée par le passage de cet oiseau incongru, digne d'un bestiaire fantastique.
Une fois de plus Aurélien Bory déconcerte, décale, interroge la matière et les espèces d'espace pour nous transporter dans des contrées et paysages insolites, vivant, troublant: comme cette vie agitée des eaux dormantes en surface. Et le flamenco, danse de feu et de sécheresse gestuelle de se coltiner de nouvelles aventures aquatiques du plus bel effet sonore et pictural!
AU TJP Grande scène jusqu'au 16 NOVEMBRE
A propos de.
Le metteur en scène Aurélien Bory fonde la Cie 111 en 2000. Il y développe un théâtre physique, singulier et hybride, à la croisée de nombreuses pratiques. Son intérêt pour les sciences influence son esthétique. Ses œuvres sont animées par la question de l’espace. Il ne conçoit son travail théâtral que dans le renouvellement de la forme, en laissant de la place à l’imaginaire du spectateur. Il a présenté au TJP trois spectacles : Sans objet, Plexus et Plan B.
Stéphanie Fuster est danseuse de flamenco, chorégraphe, interprète et pédagogue. Elle a longtemps vécu à Séville, berceau du flamenco où elle a étudié avec les maîtres de cet art. Elle danse notamment pour Israel Galvan et Juan Carlos Lerida, deux chorégraphes qui marqueront son parcours. De retour en France elle fonde à Toulouse La Fábrica Flamenca, espace dédié à la formation et à la création flamenca. Son travail s’attache à définir le geste flamenco, intense, pulsionnel et rythmique, loin de tout romantisme et clichés.
pour mémoire:Avignon été 2016
"Espaece": espèces d'espaces.
Aurélien Bory trouve ici l'occasion de réaliser ses visions architecturales les plus folles et se livre à un exercice à la mesure de sa démesure
L'Opéra d'Avignon cède son plateau à la grandiloquence du créateur d'espace et met en danger l'ouvrage de Perec "Espèces d'espaces"en le confrontant à la matière, la constructioN, l'architecture.. Risque et périls en la demeure, un immense dispositif mural en trois parties articulées, grandissime, éprouvant pour les corps qui vont devoir en faire l'ascension, l'apprivoiser ou s'en jouer.Tout débute par l'évocation du livre qui délivre des signes, des lettre ouvertes: les manipulateurs de ces petits objets en projetant des écritures de mots, à découvrir au fur et à mesure.C'est beau et touchant, intimiste et secret
Puis c'est la vague déferlante d'une immense bibliothèque, ou bien de rayonnage de ruche à alvéoles, réceptacle des corps, des livres, des mots.Comme un puzzle, un abécédaire ou tout simplement un jeu de construction, le spectacle serait une sorte de juxtaposition, de calque en couche, en strates, de palimpseste vivant. ou un scrabble géant à construire, à élaborer et deviner par la lecture simultanée.
Et surtout ne pas se cogner aux angles, se faufiler, entre les failles, faire l'ascension d'un décor digne de Gargantua où le risque de la chute peut encore opérer comme au cirque.
A l'Opéra grand Avignon Juillet 2016
Aurélien Bory trouve ici l'occasion de réaliser ses visions architecturales les plus folles et se livre à un exercice à la mesure de sa démesure
L'Opéra d'Avignon cède son plateau à la grandiloquence du créateur d'espace et met en danger l'ouvrage de Perec "Espèces d'espaces"en le confrontant à la matière, la constructioN, l'architecture.. Risque et périls en la demeure, un immense dispositif mural en trois parties articulées, grandissime, éprouvant pour les corps qui vont devoir en faire l'ascension, l'apprivoiser ou s'en jouer.Tout débute par l'évocation du livre qui délivre des signes, des lettre ouvertes: les manipulateurs de ces petits objets en projetant des écritures de mots, à découvrir au fur et à mesure.C'est beau et touchant, intimiste et secret
Puis c'est la vague déferlante d'une immense bibliothèque, ou bien de rayonnage de ruche à alvéoles, réceptacle des corps, des livres, des mots.Comme un puzzle, un abécédaire ou tout simplement un jeu de construction, le spectacle serait une sorte de juxtaposition, de calque en couche, en strates, de palimpseste vivant. ou un scrabble géant à construire, à élaborer et deviner par la lecture simultanée.
Et surtout ne pas se cogner aux angles, se faufiler, entre les failles, faire l'ascension d'un décor digne de Gargantua où le risque de la chute peut encore opérer comme au cirque.
A l'Opéra grand Avignon Juillet 2016
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