"Nature"
C'est Delphine Mothes qui entame ce plateau dédié aux jeunes pousses émergeantes de la danse d'aujourd'hui. Un solo énigmatique ou seule dans un coin de la scène, elle bouge lentement,le visage masqué par sa cagoule et sa chevelure.La musique la porte de DJ Mayday et sa gestuelle tendue,discrète et sensible dévoile un corps engagé porteur d'énergie possible.Son attitude prostrée se transforme rapidement en de jouissantes évolutions ludiques,prometteuses de tonus, de vivantes pérégrinations.Jeune et enthousiaste,la danseuse se fond et se métamorphose laissant place à un être plein de verve. Plaquée au mur,elle semble attendre ou déjà déposer sa chrysalide,ôter sa parure pour mieux prendre l'espace, l'apprivoiser .Un solo qui augure d'une expression sobre autant qu'enragée, prometteuse et sensible.
"Leather Better" in situ de Andrea Givanovitch
Le cuir lui va si bien.
Un homme de dos tout de cuir noir vêtu se produit devant nous.Un son sourd sort de ses vêtements. C'est l'écho d'un micro dissimulé qui frôle la matière ici comme une seconde peau.Des franges de cuir s'animent alors qu'il bouge tel un hérisson de cuir qui frapperait le sol. Des guêtres aux jambes, ceintrées par un porte jarretelle soutenant ses jambières en fond une effigie de danseur issu d'un monde de cuir sadomasochiste.Les cheveux plaqués,le regard charmeur il évolue avec sa carapace noire comme un animal traqué sur la défensive.Figure troublante que cette créature qui encore à l'aide de micro fait crisser et mugir son costume de cuir.Il s'en débarrasse lentement dévoilant un corps aux formes idéales . Encore une mutation au programme de cette soirée expérimentale. Très écrite,la danse est compulsive,magnétique,obsessionnelle.
A la Parenthèse le 12 juillet Avignon le off



0 commentaires:
Enregistrer un commentaire